Je vais ici indiquer juste pour information une théorie que j'ai eu en 1999 suite à l'observation du passage des astres aux points de culminations des reliefs de côtes de la Lyre Nancéenne. On se pose effectivement beaucoup de questions sur ce qui ce passe à ce moment là. Mais d'abord voici quelques définitions :
Culmination
culminant, ante adj. (kull-mi-nan, an-te - rad. culminer). Astron. Se dit du point où se trouve un astre dans le ciel, quand, par l’effet du mouvement apparent du ciel, il arrive au méridien du lieu, et
qu’il semble avoir atteint la plus grande hauteur au-dessus de l’horizon : Mars va toucher bientôt un point CULMINANT.
- Par ext. Point culminant, se dit de tout point qui se trouve le plus élevé par rapport à d’autres : Nous nous trouvions sur le POINT CULMINANT du Saint-Gothard. Fig. Le plus haut degré possible : Si la religion est le POINT CULMINANT d’un peuple en particulier, le christianisme est l’idée la plus élevée du genre humain. (E. Quinet.)
culmination s. f. (kull-mi-na-si-on - rad. culminer). Astron. Passage d’un astre au méridien : Il se forme des orages quatre ou cinq heures après la CULMINATION du soleil. (Humboldt.) Le flux n’arrive à son maximum qu’environ trois heures après la CULMINATION de la lune. (L. Figuier)
- Encycl.
Les premiers astronomes, manquant d’instruments, se bornaient presque exclusivement à l’observation des lervers et des couchers du soleil, de la lune, des planètes et des étoiles. C’est Hipparque qui comprit le premier les nombreux avantages que devaient présenter la préférence donnée à l’observation des points de culmination. Ces avantages tiennent d’abord à ce que la réfraction est d’autant moindre et d’autant plus régulière que l’astre est plus élevé au-dessus de l’horizon ; en outre, à ce que les appareils destinés aux observations méridiennes devant être fixes peuvent être établis avec plus de soin, et fournir par suite des données bien plus exactes ; enfin, à ce que, les mouvements des astres en déclinaison étant presque insensibles lorsqu’ils passent au méridien, puisque l’arc qu’ils décrivent est alors horizontal, l’observation de la déclinaison peut se faire avec une grande exactitude. Quand il s’agit d’un astre qui, comme le soleil, la lune, a un diamètre apparent, la déclinaison de cet astre est celle de son centre. La déclinaison forme avec l’ascension droite ce que l’on appelle les coordonnées équatoriales d’un astre.
On est bien souvent obligé, lorsqu’il s’agit de comètes ou d’astéroïdes, de les saisir dans toutes les positions où ils se présentent ; mais on n’observe guère les autres astres qu’aux instants de leurs culminations.
Les étoiles circompolaires, qui ne se couchent pas, ont deux culminations, qu’on désigne sous les noms de culmination supérieure et de culmination inférieure. C’est la demi-somme des hauteurs au-dessus de l’horizon d’une étoile circumpolaire, à ses deux culminations corrigées de la réfraction, qui donne la hauteur du pôle en chaque poste d’observation.
Ascension droite
Ascension ASTR. Def. 1.
Coordonnée permanente d’un astre sur la sphère céleste. Elle est mesurée sur l’équateur céleste à partir du point vernal g jusqu’au point où le cercle de déclinaison de l’astre coupe l’équateur. L’ascension droite est comptée de 0 à 24 heures dans le sens direct, tandis que l’ascension verse, utilisée en navigation, est comptée de 0° à 360° dans le sens rétrograde. Def. 2. Ascension droite d’un astre, l’arc de l’équateur céleste compris entre le plan horaire (méridien) qui passe par le centre de cet astre et le point vernal, l’une des intersection de l’écliptique avec l’équateur. On la représente en astronomie par AR. Les ascensions droites se comptent de 0° à 360°, en sens inverse du mouvement diurne apparent des étoiles, c’est-à-dire d’occident en orient. L’ascension droite a pour mesure le temps qui s’écoule entre les passages successifs du point vernal et du plan horaire de l’astre au méridien. On convertit ce temps en degrès d’angle, à raison de 15° par heure.
Ma Théorie sur la création et l'unification de la Terre et du Ciel :
Nous avons vu au cours de l’étude des montagnes qui se trouvent autour de Nancy toute une série de découvertes qui basculent toutes les idées, toutes les théories préconçues que l’on avait à propos de la Protohistoire. Les Leuques étaient des pasteurs Nomades qui avaient semble-t-il, aménagé leur territoire en fonction du soleil et des étoiles. Mais cette idée est-elle réaliste ? Comment ont-ils pu réaliser une chose pareil qu'est le zodiaque de Nancy ? Car il fonctionne parfaitement !
En effet, de toutes ces découvertes, nous pouvons désormais, enfin établir une véritable Théorie sur la création. Elle relie intimement la science de la Terre avec celle du Ciel et la religion. On ne peut pas parler de création sans parler de Dieu. On ne peut pas parler de Dieu et d’unité sans parler de Trinité. Je vous rappelle que la Trinité est la partie principale du dogme chrétien. C’est la première chose que l’on enseigne aux catholiques : Dieu est trois mais pourquoi donc ? Est-ce que les chrétiens en connaissent-ils la raison exact hormis l’éternelle définition “ du Père, du Fils et du Saint Esprit ” ? C’est ici, en reliant la science de la Terre avec celle du Ciel par “ le Saint Esprit ” que l’on découvrira la puissance, l’importance et l’effective réalité de la Trinité.
Dans l’analyse du symbolisme de Janus les triades de l’eau et du feu sont :
[(Bélier, Sagittaire, Lion) centre Dragon] pour le FEU
[(Licorne, Baleine, Serpent) centre Loup] pour l’EAU
Mais qu’en est-il de l’air ?
[( ? , ? , ? ) centre ? ] pour l’AIR
Pour découvrir cette dernière triade, on risque fort de s’en tenir à l’astrologie, ce qui bien entendu ne me convient guère. Laissons-là donc ainsi, car l’air c’est le souffle de Dieu et je pense que cette équation n’appartient qu’a Lui.
Une chose est certaine, nous pouvons en supposer l’équation suivante :
[FEU, EAU, AIR] <=> [PERE, FILS, SAINT ESPRIT]
Ces constellations apparraissent ensemble, par triade, à des périodes bien précises de l’année perpendiculaires à des points géographiques culminants qui en sont les projections orthogonales sur la Terre. La Terre tourne et de cette rotation né le vent. Ces hauteurs sont en plus situées à des méridiens fixes. Les constellations vont donc tourner autour de ces points de culmination, toujours les mêmes, qui permettront une observation trés précise de la déclinaison. Mais là où se système est fort, c’est qu’il se passera également toujours à la même saison donc au même Ciel. Et à chaque saison on aura un [vent] (un système climatique de l’air) qui possédera des caractéristiques qui lui seront propre à cette saison ! L’air, l’eau et le Feu vont intervenir succéssivement et cycliquement sur la Terre. Il faut donc s’attendre à ce qu’il y ait des phénomènes climatiques cycliques également, qu’ils soient catastrophiques ou non. Le tout est de savoir quand ! Ce qui amène la notion du temps : la durée pourra être longue et même très longue ce qui évidemment augmentera l’efficacité des éléments ! Dans cette théorie, il convient de rajouter le fonctionnement solaire et lunaire qui s’incruste parfaitement dans cette mécanique de culmination comme je l’ai décrite dans le Tombeau du Soleil : aux points de culmination solaires et lunaires il y aura un axe invisible qui monte et qui descend donc des échanges entre la Terre et le Ciel. C’est par ces points que la création se fera, c’est ce que la religion d’Aton a voulu expliquer par les rayons du soleil avec des mains au bout ! Et si on bouche ces points par des pierres, je pense aux menhirs par exemple, on va peut-être canaliser cet échange... mais ne risque-t-on pas aussi d’empêcher que la création intervienne sur la Terre ?... Ne risque-t-on pas par là-même de provoquer des modifications climatiques ? Il convient donc d’être prudent.
Car en fait, réaliser un pylône qui vibre d’une fréquence qui provoquerait le mise en résonnance avec la fréquence d’échange entre le haut et le bas est pour moi parfaitement réalisable. Un tel système risquerait tout simplement de provoquer un tremblement de Terre à la commande ! Mais utilisé convenablement, ne pourrait-il pas s’opposer à un véritable tremblement de terre en l’annulant ?
Et si on plante un arbre à un tel point géographique, que se passera-t-il ? Comment va-t-il se comporter pendant sa croissance ? Ou que va-t-il provoquer ? On a vu que des sources étaient situées trés précisément de cette manière. Si on les canalise, les échanges entre la terre et le ciel peuvent-ils toujours ce faire ? Quoi qu’il en soit, on touche là à la science de la Terre et on risque fort de retrouver des connaissances totalement perdues qu'avaient probablement les druides.
Alors où se trouve donc se fameux lien qui va unifier les sciences du Ciel et de la Terre ? Voyons plutôt comment se forment les paysage dans l’Encyclopédie Larousse des Sciences de la Nature pp. 32, 33 et 34 La Morphologie de la Terre :
Relief et Erosion :LES FORMES DE RELIEF dépendent de facteurs internes et externes qui se conjuguent. Les premiers, géologiques et géophysique, sont liés à la nature des roches (granite,
calcaire, marnes..., plus ou moins résistantes à l’érosion), à leur disposition (horizontale, plissée, etc.) et aux mouvements des plaques lithosphériques qui participent à la genèse des volumes. Les facteurs externes façonnent les formes de relief dès leur émersion et leur donne un modelé.
Il s’agit des agents de l’érosion : le gel, le vent et l’eau (sous forme liquide ou solide).
Masson 1999 : Autrement dit, les agents de l’érosion constitue une
Triade qui donnera la forme du paysage et cette triade est exactement la même que celle décrite ci-dessus : le Feu, l’air et l’eau, le feu étant assimilé au Gel ! (On parle bien de Terre du feu pour le pôle Nord !) hors, là où les choses se précisent, c’est lorsque l’on repasse de l’élément à la triade des constellations. En effet, pour celle du feu, et de l’eau se sont les ciel d’automne et d’hiver qui sont décrites. Et le gel agit bien pendant ces saisons (au printemps aussi d’ailleurs).
Dire que ce sont ces agents gel, vent et eau qui sont à l'origine du zodiaque est sans doute proche de la réalité mais n'y a-t-il pas eu influence céleste également ?
Le climat trés varié à la surface du globe conditionne la répartition et la vigueur de ces agents érosifs. Mais son action est aussi indirecte selon qu’il permet ou non l’existence d’une couverture végétale et de sols. Si cette couverture existe, elle constitue une protection de la roche vis-à-vis des agents de l’érosion. Si, par sa rigueur, le climat interdit toute couverture végétale suffisamment dense, les agents érosifs peuvent agir directement sur la roche.
Le temps est un élément fondamental, car l’efficacité des agents (dits “ morphologiques ” qui façonnent le paysage est renforcée par la durée. De plus, sur une même région, le climat varie dans le temps et engendre nombre de successions de systèmes morphologiques (ou héritages), dont il faut tenir compte pour comprendre le relief.
L’action combinée de l’ensemble de ces facteurs internes (géologiques et géophysiques) et externes (agents d’érosion) détermine complètement le domaine d’étude de la
géomorphologie.
Masson 1999 : J’avais enfin le “ nom ” de la science correspondant à mon problème concernant les proportions identiques des distances des reliefs de côtes tout autour de Nancy. J’ai donc prit contact avec un professeur enseignant cette discipline et voici sa réponse :
Monsieur, j’ai bien reçu votre courrier et vous voudrez bien m’excuser de vous écrire seulement aujourd’hui. Après avoir consulté votre dossier, je ne puis que constater mon incompétence, dans la mesure où votre thème concerne davantage l’archéologie. Aussi ai-je transmis votre dossier à un de mes collègues, Monsieur Ch. KREMER, qui m’a promis de le lire dans quelques temps, étant, lui aussi, surchargé de travail. En vous remerciant de faire appel à l’université pour juger de votre étude, je vous prie de recevoir, Monsieur Masson, l’assurance de mes sentiments distingués.
Ce qui me paraît des plus clair ! Il n’a aucune réponse au problème ! Ce qui en soit était une véritable réponse pour moi ! Personne n’a jamais remarqué ces proportions identiques !
Masson 1999 : La réponse à ma question se trouvait dans l’Encyclopédie Larousse de la Nature :
L’armature du décor :
Les paysages sont très variés à la surface de la planète ; ils sont issus d’une combinaison entre éléments naturels (géologiques, géophysiques, climatiques et biologiques [végétation]) et l’action de l’homme.
Si l’homme est capable d’agir sur le paysage végétal, il lui est beaucoup plus difficile de modifier le relief : son action se limite aux formes de détail (versants couverts de banquettes de culture). Par contre, il n’a aucune prise sur les lignes majeures du relief. Celle-ci constituent l’aspect constant d’un paysage et par conséquent en forment l’armature. C’est la prédomination de telle ou telle direction de lignes qui est un des premiers aspects caractérisant un paysage. Ces directions peuvent être à dominante verticale (cas des montagnes) ; horizontales (cas des plaines) ou associer les deux (cas des plateaux). Le recoupement de ses lignes peut aussi être caractéristique du paysage : par exemple, angle aigu (montagne récente) ou arrondi (montagne ancienne).
Masson 1999 : Aucune prise sur les lignes majeures du relief ! Alors comment les Leuques s’y sont-ils prit ? Car dans son principe en lui-même, cela marche, on peut lire les saisons tout autour de Nancy ! C’est donc que la réponse se trouve ailleurs ! Une chose est sûr, le relief de côte suit exactement le centre de chaque hexagone unité de la grille de la Jérusalem céleste (cf. le Tombeau du Soleil), c’est-à-dire par chaques méridiens, chaques points de culmination du lieu ! autrement dit, si je me réfère à tout ce que j’ai dit tout-à-l’heure sur les triades et sur la communication réelle qui existe entre le haut et le bas, ces réalisations ne seraient pas l’oeuvre de l’humanité mais peut-être bien du souffle de l’esprit ! Dieu !
A propos du Vent en Lorraine :Essayons de préciser l’équation incomplète de l’air. Un texte fort intéressant à ce sujet se trouve dans le dictionnaire des Mots & des Choses de 1900 de Larousse vol. 3 p 691 :
Indépendamment des vents dont nous avons parlé jusqu’ici, il en est encore qui sont en quelque sorte singulier et locaux parce qu’ils ne se font sentir que dans une région plus ou moins étendue,
qu’ils soufflent toujours dans une même direction et se présentent avec les mêmes caractères. C’est ainsi que dans l’Est de la France souffle en hiver le vent du Nord appelé bise. Il nous arrive de la mer du Nord et traverse la Hollande et la Belgique, pays alors couverts de frimas. Ce vent, quelquefois très violent, se fait sentir jusqu’en Istrie et en Dalmarie, où il est connu sous le nom de bora.
Masson 1999 : Ce nom de bora n’est pas loin du mot borée et on à la même origine avec le mot Hyperboréen. Dans la suite de l’article sur le vent, une image m’a également fait sursauter. En effet les courbes déduites des tableaux qui donnent des moyennes pour la direction des vents à Paris, surtout celle de l’automne ainsi que celle de la rose moyenne annuelle sont stupéfiantes ! Elle ressemblent étrangement à la forme de la butte Sainte Geneviève, donc sont proche d’une strophoïde ! Paris subit beaucoup des vents de S. O. et très peu de l’E. Je n’irai pas plus loin dans cette remarque mais désire cependant préciser que cette courbe normalement solaire puisse également correspondre à celle de la rose moyenne annuelle des vents peu apporter de nouvelles perspectives de recherches et un lien de plus entre les éléments.
Dictons qui indirectement rejoignent la science de lecture des Méridiens :I - La lune commande le Temps :
On se figurait alors que la lune (perçue moins comme un satellite de la terre que comme un personnage femelle à poigne) commandait au temps et en déterminait le changement à chacune de ses phases.
Henri Labourasse, qui s’insurgeait déjà contre cette croyance au tout début du siècle, évoque “ une suite d’observations météorologiques faites jour par jour à Labeuville (Meuse), pendant 41 ans, par le vénérable abbé Pagin, curé de cette paroisse ”. En voici le résultat :
“ Sur environ 2000 phases successives de le lune, le temps a changé 394 fois et s’est quelque peu dérangé 230 fois. Ces changements de temps peuvent donc être l’effet du hasard, et le résultat eût pu être analogue si, au lieu d’opérer sur les phases de la lune, nous l’eussion fait par exemple sur les 8, 15, 22 et 29 de chaque mois ”.
C’est que, dans les dictons, réels porteurs d’un savoir, il faut distinguer entre les vérités observées, empiriquement vérifiées ou vérifiables, et les explications dont on les enrobe, notamment par les pouvoirs de la lune, qui ne tiennent scientifiquement parlant pas debout.
Masson 1999 : Je pense que ce dicton, en fait est en partie vrai. Pourquoi ? Parce qu’il semble être issus d’une science de l’antiquité qui consistait à observer les astres au passage à leurs méridiens. C’est peut-être au cour du temps qu’il y a eu une modification du dicton. En effet, le mot “ chacune ” a remplacé pour moi, la véritable science perdue qui indiquait les jours où la lune commandait effectivement au temps et peut-être même cycliquement (tous les 19 ans... tous les 785 ans... ). Comment rechercher ces valeurs ? Tout simplement, si science il y a, en comparant mon calendrier Leuque avec les dictons calendaires de l’auteur de ce texte. Il suffira de prendre les jours des dictons qui seront présent dans mon calendrier. On en déduira un véritable almanach Celte puis on cherchera parmis ces jours les valeurs des dates qui feront partie du cycle lunaire. Et il s’en suivra ensuite d’un travail d’observation météorologique par rapport aux valeurs lunaires qui apparaîtront. Il est bien évident que sans un simulateur d’astronomie du ciel sur une période supérieure à 100 ans est indispensable. Cela peut être un sujet de thèse dont je dresse ici les valeurs de départ et dont le but sera d’éliminer celles qui ne sont pas lunaires :
Fêtes mobiles :
- Pentecôte
- Rameaux
- Pâques
- Trinité
Fêtes fixes :
1 Janvier
1 Avril
1 Mai
1 Septembre
1 Octobre
1 Novembre
2 Novembre
3 Février
3 Mars
3 Mai
3 Septembre
3 Novembre
4 Avril
4 Juillet
5 Janvier
5 Juin
6 Janvier
6 Octobre
6 Décembre
8 Juin
9 Septembre
9 Octobre
10 Mars
10 Avril
10 Août
11 Mai
11 Juin
11 Octobre
11 Novembre
11 Décembre
14 Février
15 Août Assomption
16 Octobre
17 Novembre
20 Janvier
20 Août
21 Mars
21 Juillet
21 Septembre
21 Décembre
22 Septembre
23 Avril
23 Mai
23 Novembre
24 Février
24 Avril
24 Juin
24 Août
25 Janvier
25 Mars Annonciation
25 Avril
25 Juillet
25 Novembre
25 Décembre
28 Août
28 Octobre
29 Août
29 Septembre
30 Juin
30 Juillet
31 Mai
31 Décembre
Ce qui se traduira par [N(n1, n2,...n)] avec N chiffre du jour et n chiffre du mois correspondant à N:
[1(1, 4, 5, 9, 10, 11)]
[2(11)]
[3(2, 3, 5, 9, 11)]
[4(4, 7)]
[5(1, 6)]
[6(1, 10, 12)]
[8(6)]
[9(9, 10)]
[10(3, 4, 8)]
[11(5, 6, 10, 11, 12)]
[14(2)]
[15(8)]
[16(10)]
[17(11)]
[20(1, 8)]
[21(3, 7, 9, 12)]
[22(9)]
[23(4, 5, 11)]
[24(2, 4, 6, 8)]
[25(1, 3, 4, 7, 11, 12)]
[28(8, 10)]
[29(8)]
[30(6,7)]
[31(12)]
Le domaine d’étude est vaste et il va falloir le restreindre. Pour cela, observons deux suites particulièrement intéressantes :
Ne manque-t-il pas à [24(2, 4, 6, 8,
10, 12)] ? Existe-t-il une suite [12 ou 13 ou N?(
1, 3, 5, 7, 9, 11)] ?
[3(2, 3, 5, 9, 11)] en est vraiment très proche ! Je suis persuadé qu’un certain type de suites étaient extrêmement sacrées pour les Celtes. Il ne reste plus qu’à trouver lesquelles et pourquoi ! Ici, on retrouve la symbolique du pair et de l’impair : le pair représentait pour les anciens le déséquilibre et l’impair l’équilibre ! Je suggère de faire une étude sur ces deux suites, déjà, et de voir si le temps est effectivement déséquilibré lors de certaines configurations lunaires pour la suite pair et inversement pour la suite impair.
Documents de l’Encyclopédia Universialis où se trouve présent le mot “ culmination ”:
- Ascèse et Ascètisme
- Assyro-Babylonienne (Religion)
- Bassin Sédimentaire
- Thermomètres Géologiques
- Métamorphiques (Roches)
- Navigation (Histoire de la)
- Orientation Animale
- Peinture
Cette liste va nous permettre de nouvelles investigations à propos de la culmination. On voit apparaître en effet, enfin reliées (pour ne pas dire “ unifiée ”), les “ Grandes Sciences ” de l’humanité que sont :
* La Religion
* La Science de la Terre
* La Science du Ciel
et une nouvelle que je n’avais absolument pas prévue qu’est celle de l’Art ! On parle également de culmination dans la sculpture. Il n’y donc pas Trois Grandes Sciences fondamentales mais bien Quatre ! La nature est Culminative !
- Pour baptiser cette théorie, j’ai donc inventé un nouveau mot qui à lui seul résumera ce principe dans son intégralité :
la nature est culminative !
Définition : par Masson Marc 1999
Culminative : Action du soleil ou de la lune sur la terre aux points de culminations correspondant à des levants, zéniths et couchants. Le soleil décrit tout au long d’une année, autour de ces positions géographiques, pour l’observateur, une cardioïde qui, en tournant par l’intermédiaire de la rotation de la Terre, transformera le mouvement de rotation en mouvement alternatif qui fera monter et descendre un axe passant par les points de culminations. C’est ce va-et-vient invisible qui fait que la nature soit culminative : cet axe invisible interviendra sur la Terre toujours à des positions maximum du soleil ou de la lune. C’est par ces points de culmination que se fera la création. La nature fonctionnera toujours au maximum de ses possibilités.
Religion :
Je me suis toujours demandé ce qu’était le
Verbe créateur. En effet, car nul part dans la Bible ne se trouve ce mot “ Verbe ” ! Avant était le Verbe, etc... Cela signifiait pour moi que ce mot “ Verbe ” était un rajout tardif dans la tradition parlée chrétienne. Quel est donc ce Verbe si important ? Et bien aujourd’hui, je réponds sans aucune hésitation :
CULMINER !
Ce Verbe est totalement absent dans la Bible.
Culminer v. n. ou intr. (kull-mi-né - du lat.
culmen, culminis, faîte.
On trouve en sanscrit kakudmant, colline, hauteur, de kakud, sommet, qui se dit aussi kakuda et kakubh, d’où kakubha, kakuha, élevé éminent. L’incertitude de la forme primitive rend douteuse l’étymologie de ces termes. Il faut peut-être séparer kakud et kakubh, et les considérer tous deux composés avec ka, combien, genre de formation assez fréquent en sanscrit. La racine kubh, kumbh, en effet, signifie couvrir, et kakubh, combien couvrant ? donnerait un sens qui ne serait pas sans analogie avec culminant. Pour kakud, on ne pourrait recourir qu’à la racine kud, kund, rassembler, et aussi défendre, dont le d cérébral aurait remplacé l’ancienne dentale, comme cela arrive quelquefois. Quoi qu’il en soit, kakudmant répond exactement
le latin cacumen, pour cacudmen, et comme le d se change parfois en l, il est très-probable que culmen, pour cudmen, dérive de la racine). Astron. Passer, se trouver au méridien, au point culminant : Avant peu le soleil CULMINERA.
Le mot “ colline ” est 36 fois dans la Bible.
Le mot “ sommet ” est 74 fois dans la Bible.
Le mot “ hauteur ” est 61 fois dans la Bible.
Le mot “ élevé ” est 76 fois dans la bible.
Mais “ éminent ” n’y est qu’une seule fois et au féminin :
2Co 9:14 ils prient pour vous, parce qu'ils vous aiment à cause de la grâce éminente que Dieu vous a faite.
Le mot latin culmen est effectivement présent une fois dans la bible Latin Vulgate :
Ge 11:4 et dixerunt venite faciamus nobis civitatem et turrem cuius
culmen pertingat ad caelum et celebremus nomen nostrum antequam dividamur in universas terras
* dont le sommet.
# De 1:28 9:1 Da 4:11,22
* faisons-nous un nom.
# 2Sa 8:13 Ps 49:11-13 Pr 10:7 Da 4:30 Joh 5:44
* dispersés.
# 8,9 Ps 92:9 Lu 1:51
Ge 11:4 Ils dirent encore: Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre.
On trouve quatre fois
cacumen :
Ge 28:12 viditque in somnis scalam stantem super terram et
cacumen illius tangens caelum angelos quoque Dei ascendentes et descendentes per eam
Ex 19:20 descenditque Dominus super montem Sinai in ipso montis vertice et vocavit Mosen in
cacumen eius quo cum ascendisset
De 3:27 ascende
cacumen Phasgae et oculos tuos circumfer ad occidentem et aquilonem austrumque et orientem et aspice nec enim transibis Iordanem istum
Eze 31:3 ecce Assur quasi cedrus in Libano pulcher ramis et frondibus nemorosus excelsusque altitudine et inter condensas frondes elevatum est
cacumen eius
Ge 28:12 Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle.
Ex 19:20 Ainsi l'Éternel descendit sur la montagne de Sinaï, sur le sommet de la montagne; l'Éternel appela Moïse sur le sommet de la montagne. Et Moïse monta.
De 3:27 Monte au sommet du Pisga, porte tes regards à l'occident, au nord, au midi et à l'orient, et contemple de tes yeux; car tu ne passeras pas ce Jourdain.
Eze 31:3 Voici, l'Assyrie était un cèdre du Liban; Ses branches étaient belles, Son feuillage était touffu, sa tige élevée, Et sa cime s'élançait au milieu
d'épais rameaux.
Ces versets sont fort significatifs et soulignent admirablement bien tout ce qui a été dit précédemment et notamment le dernier verset. Bien évidemment, le moment de la culmination sera au midi. Si on effectue des recherches sur la présence de ce mot dans la Bible, on le trouve 147 fois ! On est en droit de se demander ce qu’il faut faire à ce moment précis !
Ge 12:9 Abram continua ses marches,
en s'avançant vers le midi.
Ge 13:1 Abram
remonta d'Égypte vers le midi, lui, sa femme, et tout ce qui lui appartenait, et Lot avec lui.
Ge 13:3
Il dirigea ses marches du midi jusqu'à Béthel, jusqu'au lieu où était sa tente au commencement, entre Béthel et Aï,
Ge 13:14 L'Éternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui: Lève les yeux, et, du lieu où tu es,
regarde vers le nord et le midi, vers l'orient et l'occident ;
....
Nu 13:17 Moïse les envoya pour explorer le pays de Canaan. Il leur dit:
Montez ici, par le midi ; et vous monterez sur la montagne.
....
Ac 8:26 Un ange du Seigneur, s'adressant à Philippe (1 Mai !), lui dit:
Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert.
Mais que ce passe-t-il donc de si important à Midi :
Ac 22:6 Comme j'étais en chemin, et que j'approchais de Damas,
tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi.
Ac 28:13 De là, en suivant la côte, nous atteignîmes Reggio; et,
le vent du midi s'étant levé le lendemain, nous fîmes en deux jours le trajet jusqu'à Pouzzoles,
Et qu’y-a-t-il donc au Midi ?
Re 21:13 à l'orient trois portes, au nord trois portes,
au midi trois portes, et à l'occident trois portes.
On a vu que culmen signifie “ colline ”, le Verbe est “ culminer ”, le nom “ culmination ”, autrement dit la [
culmen] de [
tion], la colline de Sion ! Nous découvrons là, peut-être, l’origine du nom de la Colline Inspirée ! Car je vous rappelle que l’on ne sait pratiquement rien à ce sujet ! Sur la même idée, voici peut-être le verset qui à “ inspiré ” le titre de son oeuvre majeure à Maurice Barrès :
2Timothy 3:16
Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,
2Ti 3:17 afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre.
Nous allons voir que ce choix n’était pas anodin :
Notes du TSKF:
* afin que l'homme.
# Ps 119:98-100 1Ti 6:11
* soit accompli.
# 2:21 Ne 2:18 Ac 9:36 2Co 9:8 Eph 2:10 Tit 2:14 3:1 Heb 10:24
Ps 119:98-100 1Ti 6:11 :
Ps 119:98 Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, Car je les ai toujours avec moi.
Ps 119:99 Je suis plus instruit que tous mes maîtres, Car tes préceptes sont l'objet de ma méditation.
Ps 119:100 J'ai plus d'intelligence que les vieillards, Car j'observe tes ordonnances.
1Ti 6:11 Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur.
2:21 Ne 2:18 Ac 9:36 2Co 9:8 Eph 2:10 Tit 2:14 3:1 Heb 10:24 :
2Ti 2:21 Si donc quelqu'un se conserve pur, en s'abstenant de ces choses, il sera un vase d'honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne oeuvre.
Ne 2:18 Et je leur racontai comment la bonne main de mon Dieu avait été sur moi, et quelles paroles le roi m'avait adressées. Ils dirent: Levons-nous, et bâtissons! Et ils se fortifièrent dans cette bonne résolution.
Ac 9:36 Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas: elle faisait beaucoup de bonnes oeuvres et d'aumônes.
2Co 9:8 Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre,
Eph 2:10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions.
Tit 2:14 qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes oeuvres.
Tit 3:1 Rappelle-leur d'être soumis aux magistrats et aux autorités, d'obéir, d'être prêts à toute bonne oeuvre,
Heb 10:24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres
Nicolas Nouet astronome et géographe
Un personnage complétement oublié de notre histoire scientifique Lorraine et qui a su exploité cette science d'observation des méridiens était Nicolas Nouet.
Lucien GEINDRE “
Pompey Sous l’Avant-Garde ”
Le
30 août 1740 naissait à Pompey un garçon de Gabriel Noyer Liebaut. Il fut baptisé par le curé Deserf et reçut le prénoms de Nicolas-Antoine. Il avait pour parrain Nicolas Louvion, forestier des bois et pour marraine Marguerite Ravaux. Son nom mal orthographié par la suite devint Nouet.

Dès l’adolescence Nicolas se découvrit une vocation religieuse et vécut plusieurs années dans l’ordre des Cisterciens. Il porta alors le nom de Dom Nouet jusqu’à la Révolution.
Vers la fin de 1780, il vint habiter l’observatoire de Paris pour s’y livrer aux recherches et aux calculs astronomiques sous la direction de Cassini auteur d’une carte de France.
Nicolas prit part aux publications des Mémoires de l’Académie publiées sous le nom du directeur de l’observatoire et de ses trois élèves.
On lui doit le calcul de la première orbite elliptique de la planète Vénus donnée en 1789 et celui des longitudes et latitudes des villes de France.
En 1784, Dom Nouet fut envoyé à Saint-Domingue en qualité de géographe pour y construire la carte des débarquements et de la côte française de cette île. Rentré en 1785, il reprit ses travaux à l’observatoire.
La Convention nomma Cassini et ses trois élèves comme professeurs égaux se choisissant un président. L’ancien ayant refusé le poste, Nouet fut élu.
En 1795, on l’appela au dépôt des guerres pour lier à la France, par une grande triangulation, le département du Rhin. Puis, en 1796, il partit en Savoie effectuer la même opération.
Deux ans plus tard, Bonaparte commandant l’expédition d’Egypte eut besoin d’un astronome, et travailla à l’établissement d’une nouvelle carte.
Il détermina la longitude et la latitude de 36 points géographiques remarquables de l’Egypte, en observant non les étoiles mais la hauteur du soleil méridienne. Il commit quelques erreurs qu’il eut l’honnêteté de reconnaître et qui furent corrigées. Nicolas travailla en Egypte du 1er juillet 1798 au 28 août 1800.
De retour en France, il fut nommé en 1802 ingénieur au bureau de la guerre et reprit ses triangulations en Savoie comme chef des opérations topographiques de la carte du Mont Blanc. On lui attribua le grade de colonel.
Mais Nicolas prit peu à peu de l’embonpoint. Le 23 avril 1811, étant à Chambéry, il soupa modérément et le lendemain en s’habillant, il fut pris de suffocations et dit “ Je suis perdu ! ”. Il demanda un verre d’eau mais ne put le finir. On le porta sur son lit et il expira peu après, âgé de 71 ans. Ainsi fini le fils d’un pauvre habitant de Pompey que ses dons et son travail avaient conduit à des postes de confiance au service de la science. Un Pompéien qu’il serait regrettable d’oublier.
Masson 1999 : Faisant suite à mes recherches sur les méridiens et la culmination, j’ai trouvé que ce personnage du village voisin dont je suis originaire (qui est Frouard) et né aussi à Pompey, était tout à fait remarquable et méritait de figurer dans mon dossier. En effet, de part ses travaux, son intelligence et ses sollicitations, il est bien évident qu’il n’en est pas venu à ce niveau, comme cela, en débarquant à 40 ans à Paris en claquant des doigts ! En tant qu’habitant de Pompey, il a eu 40 ans pour observer la nature, et surtout le paysage en face de chez lui, Frouard et la butte du Piémont ! Il m’en a fallut trois pour comprendre l’utilité des méridiens ! Qu’a-t-il fait avant, pendant et ensuite ? Nous ne savons rien de son enfance. On l’imagine facilement allant jouer comme je l’ai fait sur les hauteurs et observer ce paysage magnifique qu’est la vallée de Frouard, Pompey, Custine ! On l’imagine parfaitement jouer dans les ruines du château de l’Avant Garde en été et peu à peu, sans qu’il s’en aperçoive au début, agisse en lui l’influence divine et le souffle de la création qui règne en ce lieu. Il a grandit dans ce que j’ai baptisé “ l’Oreille ”, c’est donc un fécondateur ! Il ne faut pas être étonné qu’un tel enfant à l’esprit aussi fécond soit né dans notre région ! Le paysage se porte tellement à ce qu’il en soit ainsi ! Il y en a déjà eu et il y en aura encore et toujours !
On la voie à partir du moment où on y croit ! C'est dans la mythologie ! La lyre d’Hermès est le plus grand des plateaux Lorrains, elle est formée de quatre têtes “ sculptées ” dans les reliefs de côtes qui sont celle d’Hermès, Mithra, Lucifer et Taranis et se trouvent sur le devant de la lyre, formant une sorte de caisse de raisonnace et scrutant la vallée de Nancy, comme des gardiens l’entrée dans le territoire Leuque. Le corps est l’immense forêt de Haye.
La Lyre commence par le signe du zodiaque d'Hermès qui est celui des Gémeaux, dans la mythologie on lit que la lyre a ét fabriquée à partir d'une carapace de tortue. Il tendit sur la carapace de la tortue les cordes fabriquées avec les boyaux des bœufs sacrifiés. Dans une autre version il utilisa des boyaux de moutons. Hermès charme Appolon en jouant de la lyre. Il échangea la toute première Lyre contre le Caducée à Apollon.
Le Dagda, lui aussi possède une harpe magique avec laquelle il faisait changer les saisons car il est le dieu tutélaire des musiciens. Ce qui est normal puisque la Lyre se termine par le signe du Bélier.

Position de la Lyre d’Hermès
On la trouve comprise dans les deux cartes IGN 3415 Ouest Nancy et 3315 Est Neuves-Maisons. Elle est situé entre 54,06 gr soit 48° 39’ 14’’ de Latitude Ouest et 53,89 gr soit 48° 30’ 03’’ de Latitude Est et entre 6° 10’ (7,33 gr) et 6° (7,19 gr) de Longitude Nord-Sud.

La Lyre est refermé par un relief de côte que nous allons lister, la forêt de Haye symbolise la carapace de tortue :
Relief de côtes de la demi-Lyre en partant de Neuves-Maison et en arrivant à Frouard :
carte IGN 3315 est Neuves-Maisons
- Mommelier
- La brocotte
- Val de Fer
- Champ Voittel
- Val Fleurion
- Voie de Clairlieu
- la Côte
- Mazagran
- Saussaie
- Chiloux
- Friche des moines
- Tréfot
- Les Rayeux
* Maron
- Haut Pierrier
- Les chalades
- Les corvées
- Les bourbières
- Chemin de la Petite Goutte
- la croche
- Chemin de la Grande Goutte
- Grotte de la carrière
- Refuge des amis de la nature
- Ball trap
- Mirador
- Grotte du Géant (on comprend maintenant de quel Géant il s'agit : d'Hermès !)
- Grotte du Chaos
- Le Tremblot
- Chanot
- Ferme de Fays
- La Pierre le Jau
- Les Raies
- En Andelin
- Sur le chemin blanc
- les Paumières
- la Grande Côte
* Fontenoy-sur-Moselle
- Chante Reine (la chante reine est une corde !)
- Ravin de la Jadolle
- Poirier charbon
- la croix chanot
- chauffour
- la poste de Velaine
- Institution Sainte Camille
- le Juré
- Longues Venory
- Aux Herboux
- Croix Jean Deny
- Au Sucré
- En Couémont
- la Fontaine Collin
- Côte le Prêtre
- A la poche
- Bois des Haiottes
* Aingeray
- Haut du Château
- Sur la Claire
- Au bas de Malzey
- Bois de la Claire
- Domaine des Eaux Bleues
- la Garenne
- château de la Flie
- le Grand Bois
- Anc. mine
- St Martin chap.
- Le Rond Chêne
- Le Nid
- Le clos de la Forêt
- Vuillatreiche

Le plateau de Haye de haut en bas :
- le châtillon 362
- les Essarts 351
- les Rays 362
- le charmois 355
- Côte du Pimont 272
- la Valtriche 324
- Source de la Vaux de clef 318
- le Grand Bois 238
- GR de Pays 329
- Rendez-vous du Gascon 331
- Bois communal de la Fourasse 304
- Le Bouquet d'Arbres 328
- Chemin du Noirval 258
- Bois du Vaurot 262
- le Vaurot 287
- Bois de la claire 250
- Ferme du Vaurot 274
- le Crousté 261
- la fontaine au bois 268
- les Fourneaux 275
- les chouères 283
- Golf de Nancy Aingeray 288
- Devant le Banal 267
- A la Maix 271
- Au Haut de Soisson 262 (qui nous fait penser au vase de soisson !)
- Haut de Pèrigère 270
- Devant Malzey 256
- Haut de chateau 266
- Mongambé
- le Démochot 251
- Aux Tremblots 262
- Bois de Namplain 262
- Bois de la Tête de l'Ermite 265
- Bois de Sexey 277
- A la Terre au bois 266
- Canton de la route de Liverdun 290
- Bois de Velaine 275
- Crépemare 320
- Les Quatre Marroniers 333
- la Grande Malpierre 322
- Route du Chêne Bardeau 281
- Route Malmontée
- Champ de tir de la petite Malpierre 319
- Route des navets 326
- Les Trois Fauchons 326
- Série de la petite Malpierre 271
- Fonds de Toul 248
- Bois Harmand 329
- Echangeur de Nancy 340
- Les Baraques
- Les cinq tranchées 307
- Maison Forestière 343
- Parc de Haye 328
- Zone commerciale 306
- Bois communal de Velaine 318
- la Grande Côte 206
- Chante Reine
- Haut du Trône 216
- La combe 251
- le Bois Essarté
- le Bois Juré 248
- Bois du Tambour 252
- Au chauffour 250
- Hameau de Granchamp 264
- Bois de Gondreville 276
- Route Camille 276
- Route Renard 281
- Tranchée Parade 300
- Bois de l'Embanie 314
- Route Neuve 324
- Sentier de la Forge 304
- Champ la chèvre 312
- Fond de Monvaux 243
- Sentier de l'étang de Faïence 241
- Carrefour du Saut du Loup 332
- Anne Verjus 331
- Sentier du grand Tremble 348
- Le Saut du Cerf 335
- Bois de Maron 331
- Chemin du Vallonnier 303
- le petit Vallonnier 352
- Route Anne Verjus 329
- Fleur de Lys 357
- Le Gros Charme 329
- La Croix Mitta 362
- Route Charlemagne 348
- Carrefour Charlemagne 384
- Carrefour des six bornes 370
- La Grande Haye 284
- Sentier du Val de Haye 333
- Route de Laxou 348
- Route de Martinvaux 400
- Maison forestière de Marie Chanois 400
- Charbonnier 356
- Sentier de la borne 371
- Sentier du Tonneau 350
- Route Jean Lebrun 341
- Chemin de la Crédence 350
- La Petite Haye 342
- Chemin Pottier 361
- Champ de Tir de la petite Haye 342
- Sentier des Roches 350
- Anc. champ de Tir de Laxou 300
- Route de Clairelieu 344
- Bois Mangin 347
- Carrefour Garonski
- Route Villers 366
- Clairlieu Nord 356
- Croix Grand Colas 376
* Clairlieu
- chemin du Puits 382
- Carrefour de la Haute Borne 368
- Marie Chanois 375
- Les Chalades
- Gouffre des chiens
- Bois madame 370
- Diaclase Marie Chanois 366
- Tranchée de Marie Chanois 379
- Carrefour Maron 384
- Les Essards
- Bois de Chaligny 416
- Carrefour Fisson 394
- Route de Maron
- Maison Forestière Marie Chanois 400
- clairlieu Sud 392
- Réservoir de la Vierge 419
- Bois de Neuves-Maions 400
- Pinte de vin
- bois du Four 365
- Route du charbonnier 393
- Les enclos 379
- Le Haut de la Taye 379
- Carrière Nanquette 400
- Fond de Gréchin vau 382
- La Vierge de Chaligny 378
- chemin de la Haute Borne 392
- Route Henri Barré 372
- Ligne Historique 379
- Charlemagne 407
- Route de Nanquette 395
- Bois de Remenaumont 390
Géographie de la Lyre
DONNEES GEOGRAPHIQUES DU PLATEAU DE HAYE :
Nous sommes sur la bordure Est d'une "cuvette": le bassin Parisien. Il y a 200 millions d'années, la mer occupait cette cuvette. Elle s'est retirée en laissant la place à une succession de terrains de grande épaisseur, les uns calcaires, les autres argileux, marneux. L'ensemble est légèrement incliné vers l'Ouest et est appelé "relief de côtes".

Les Vosges constituent le bord Est de la cuvette. Les terrains calcaires, durs, ont peu de terre. Ils sont recouverts pour l'essentiel par la forêt. Ce sont les plateaux. Les terrains marneux sont les terres cultivées, elles correspondent aux plaines. Si la naissance des Alpes s'était faite en douceur il y aurait eu un immense plateau allant de la Forêt de Haye au plateau de Pont-Saint-Vincent encadré par la plaine d'Essey, Nancy au Nord et le Saintois au Sud. Mais cette naissance fut partiellement douloureuse. Et c'est ainsi que l'immense plateau calcaire a été fendu jusqu'aux marnes suivant un axe Sud-Est, Nord-Ouest. Cette entaille s'est développée au fil des temps et a donné la vallée de la Haute Moselle dans laquelle s'engoufre la Moselle. Protégée des vents, la vallée bénéficie d'un microclimat qui a permis le développement de la viticulture sur son flanc Nord bien ensoleillé grâce à une bonne exposition Sud. C'est sur ce flanc Nord que Neuves-Maisons s'étend à la sortie d'un Thalweg dans lequel coule le Mazot alimenté par le plateau calcaire de la Forêt de Haye, gorgé d'eau de pluies et d'humidité dû à son altitude.
DONNEES GEOLOGIQUES DU PLATEAU DE HAYE :
L'apport de sables ferreux par un grand fleuve ardennais a comblé une partie de la cuvette entre 2 couches calcaires dans les temps géologiques. Cette couche de fer est devenue le gisement de fer lorrain constitué par un minerai titrant environ 30% de fer appelé minette de Lorraine. L'entaille du plateau de Haye avec la vallée de la Haute Moselle a permis à la fois de reconnaître et d'exploiter très tôt ce gisement. C'est ainsi qu'avec les romains est apparue une sidérurgie. Mais cette sidérurgie ne s'est pas réellement développée bien que la "Vieille Forge" produisait 1200 T. de fonte blanche par an au XVIII ième siècle. En effet, cette fonte était cassante à cause du phosphore contenu dans le fer.
En 1870, on ne savait pas encore éliminer de façon correcte le phosphore de l'acier. En 1870, les Prussiens victorieux ne se sont donc pas intéressés au minerai de fer Lorrain trop phosphoreux et ont préféré prendre l'or du trésor national et annexer la partie charbonnière de la Lorraine. Mais peu de temps après, avec le procédé Thomas, le minerai de fer Lorrain donnait un très bon acier, en grande quantité. C'est ainsi que le gisement lorrain devint le premier gisement de fer au monde, au début du XXième siècle.
La région de Nancy avait quelques sites privilégiés pour développer sa sidérurgie et l'un de ses sites où la réunion - minerai de fer, forêt, rivière - était parfaite.
Forêt de la Lyre
LA FORET DE HAYE :
Il existe, autour de Nancy, et à moins de 15 km du centre-ville, une couronne de hauteurs boisées, presque continue:
- A l'ouest, le vaste plateau de Haye, à 160 - 200 m au-dessus du niveau de la Meurthe, avec ses hétraies ;
- Au nord, jusqu'au Mont d'Amance, le Grand Couronné de Nancy ;
- A l'est, sur des collines argileuses, séparant les bassins de l'Amezule et de la Roanne de celui de la Seille, avec les chénaies d'Amance et de Champenoux ;
- Au sud, au niveau du verrou de Richardménil, le massif de Flavigny, où dominent les chênes.
- Vue du plateau De Haye depuis Bouxières-aux-Dames:

HEYS ou HAYE:
Forêt royale, une des plus considérable du département, située entre Toul et Nancy, entre le cours de la Moselle et celui de la Meurthe, et aboutissant à peu de distance du confluent des deux rivières. Il en est parlé dans des titres fort anciens: le duc Simon Ier permit aux habitants de Dommartin de prendre du bois dans la forêt de Heis, en satisfaction d'un meurtre commis par les habitants de Gondreville, et pour lequel ces derniers avaient été interdits.
C'est dans les bois de Heys que le duc Ferri III fut enlevé et, de là, conduit prisonnier à Maxéville ; c'est là aussi qu'en 1293, il battit les bourgeois de Toul. Cette forêt, qui devait être autrefois très-considérable, fut donnée par le duc Mathieu, en 1225, à Odon, évêque de Toul. Voici la charte de donation:
"Nous, Mathieu, duc de Lorraine et marquis, savoir faisons à tous ceux qui ces présentes, que voulant mettre fin au différend que nous avions avec notre très révérend père Odo, par la grâce de Dieu, évêque de Toul, ainsi qu'avec son diocèse et l'église de Toul, touchant la forêt de Heys qui est devant Liverdun, de l'autre côté de la Moselle, laquelle forêt est abornée et limitée comme il suit: A savoir, depuis la borne près le vieux port de Pompey, jusqu'à celle qui est au pied du Lesta dudit Pompey, et de là jusqu'à celle de la Tromelle, et depuis celle-ci jusqu'à la borne qui est contre le chemin des Pèlerins de champigneule et près Liverdun, et de là jusqu'à celle qui est contre le chemin de St.-Barthélemy, et de celle-ci jusqu'à celle du champ Magis, puis jusqu'à celle qui est entre le val Ste.-Marie et le val de Serres, et depuis cette borne, en suivant la vallée basse jusqu'à la Moselle, et de là jusqu'à Liverdun ; De l'avis et consentement de notre frère Renauld, nous avons légitimement concédé et concédons en tous droits d'usage, perpétuellement et à titre d'aumône, pour le salut de notre âme et celui de nos prédécesseurs et successeurs, audit évêque et à ses successeurs ainsi qu'à l'église de Toul, ladite forêt de Heys, ensemble tous les droits que nous avons tant sur cette forêt et le cours de la Moselle, que sur les terres, prés, eaux, cours d'eau, hommages, rentes et dépendances du tout, ainsi qu'il se contient entre les susdites bornes ; Sauf tous droits de propriété de nos vassaux, en tant qu'ils en auraient eu entre lesdites bornes au temps que cette présente paix a été faite ; De laquelle donation nous avons publiquement et solennellement investi et fait investir par notre susdit frère Renauld, sur l'atelier du saint protomartyr Etienne, tant le susdit évêque et son diocèse, que l'église de Toul. En fois de quoi nous avons délivré les présentes au susdit évêque de Toul, et les avons corroborées par l'opposition de notre sceau. Fait l'an de l'Incarnation 1225, le sixième jours avant les ides d'août (8 août)." En 1467, pendant que Jean de Fénétrange, maréchal de Lorraine, était occupé au siège de Liverdun, que tenaient les Bourguignons, le bailli de Versigne, de la comté de Ferrette, vint à passer par les bois de Heys ; les Lorrains l'attaquèrent, et lui enlevèrent sa bannière "ouvrée richement" qui vint décorer Saint-Georges.
Explication du mot Hey :
Le mot Hey est constitué de Hé et de Y.
Je pense que Hey vient du caractère Hébreux Hé qui à le même hiéroglyphe égyptien et qui représente le souffle divin, le chiffre 5 et les 5 noms de pharaons. L'étude du relief de côte d'Hermès la parfaitement démontré.

Et le Y correspond au yod qui est l'image de l'énergie créatrice de l'univers. Il est le roseau, image du roi de Haute et Basse Egypte.

LE PLATEAU DE HAYE:
Un des impacts des hommes sur la forêt, qui remonte à l'époque protohistorique, nous est transmis par le célèbre Camp d'Affrique, l'oppidum des Leuques, qu'il importe de conserver dans son intégralité: à la fois le poste de guet et le camp du plateau, mais aussi les vieilles galeries d'extraction du minerai de fer du versant Ludres-Messein et les lieux de traitement du minerai qui donnent à ce site sa signification complète. Après cela, on parle surtout des grandes chasses en forêt des ducs de Lorraine et de la très utiles production de bois de feu du massif, pour le chauffage des habitants et pour les industries - la trilogie lorraine: sel, fer, verre. Au moment de la bataille de Nancy, en 1477, on évoque les dangers des loups et des brigands, qui hantaient la forêt et descendaient jusqu'aux portes de la ville. Pendant très longtemps, ce grand massif n'eut, en plus des grandes chasses à courre dont il nous reste les réseaux de routes en étoiles, que le rôle modeste de producteur de bois à brûler. Une première évolution se manifesta après le mariage en 1698 du duc Léopold (1679 - 1729) avec Elisabeth-Charlotte d'Orléans, nièce de Louis XIV, qui introduisit en Lorraine une certaine influence française. En 1701, Léopold signa un édit qui ordonnait: "la mise en réserve, dans chaque arpent à la mesure de Lorraine (20,86 ares) de douze baliveaux, de l'âge du taillis, des plus beaux brins naissants de chêne, hêtre, charme ou autres de la meilleure espèce, et par-dessus les arbres de vieille écorce, anciens et modernes des coupes précédentes, et arbres fruitiers." Cette décision fait logiquement suite à l'Ordonnance française de 1669, établie pour remettre en ordre les forêts dévastées par les abus d'exploitations (certaines forêts prestigieuses actuelles étaient devenues des landes, comme celle de Tronçais dans l'Allier). On peut rêver à l'âge qu'auraient ces baliveaux de Léopold à l'heure actuelle. S'ils avaient, en 1701, l'âge du taillis, c'est-à-dire une trentaine d'années, ils auraient maintenant plus de 300 ans. Ne cherchons pas. Ils ont tous disparus, même les chênes. En 1757, Stanislas et Chaumont de la Galaizière prirent un nouvel arrêté qui confirmait et précisait celui de Léopold en donnant la composition de la réserve par catégories: deux vieilles écorces, quatre anciens, quatre modernes, par arpent, outre et par dessus les baliveaux de l'âge du taillis. 1757 ! Cela ferait, actuellement, des arbres d'environ 250 ans ! C'est trop pour des hêtres, mais possible pour des chênes. Il y en a quelques très beaux encore, dans le massif de Haye. L'action de Léopold et de Stanislas visait à enrichir la réserve des taillis sous futaie, qui constituerait toute la forêt. On pensait à l'avenir: augmenter la production de gros bois d'oeuvre et réduire celle de bois de feu. On venait d'ailleurs de commencer à extraire la houille dans le bassin d'Anzin, dans le nord de la France, mais c'était un travail difficile et il n'y avait pas encore de moyen de transport approprié pour ce produit pondéreux. En 1824 - 1825 fut créée à Nancy l'Ecole royale forestière dont le premier directeur fut Bernard Lorentz. C'était un battant qui, sous l'Empire, avait visité les forêts allemandes, si différentes des nôtres, pour toutes sortes de raisons. C'était un partisan convaincu de la futaie(Voir futaie régulière et futaie irrégulière) Il entreprit vigoureusement la lutte pour que soit décidée la conversion en futaie des taillis-sous-futaie. En se promenant en forêt de Haye, Lorentz avait d'ailleurs sous les yeux les baliveaux de Léopold et de Stanislas qui, âgés de 150-100 ans, étaient en pleine vigueur et très fructifères. Avec eux on pouvait, avec certitude, réaliser la conversion, c'est-à-dire un ensemencement naturel des taillis-sous-futaie. Mais les utilisateurs de bois combustible ne considéraient ni comme imminent, ni comme fatal, le remplacement du bois par la houille, et Lorentz ne put obtenir gain de cause. On continua cependant à enrichir, au maximum, la réserve des taillis-sous-futaie. Cependant, en 1859, un décret impérial décida la conversion en futaie de la forêt domaniale de Haye. Autour du massif, les droits d'usage au bois des habitants, en particulier l'usage au bois de feu (affouage), étaient limités sur le terrain (cantonnement) et organisé dans le temps. C'est l'origine de bon nombre de forêts communales. On confia, en 1862, à l'Ecole impériale forestière: aux professeurs Nanquette, Bagneris, Henri Barre et à leurs élèves, la rédaction du document (appelé aménagement) qui définissait et organisait cette conversion. La nature, parfois bienveillante et généreuse, fit cadeau aux forestiers de 1859 d'une somptueuse fructification des hêtres (faînée). C'étaient les enfants des baliveaux de Stanislas (et peut-être de Léopold). On peut les voir actuellement dans une grande partie du massif: de Remenaumont à la croix Gérard-Margot et au Noirval. 1859 ! Ces peuplements magnifiques ont maintenant plus de 130 ans et une partie d'entre eux est en cours de régénération.
L'AVENIR DE LA FORET DE HAYE :
L'urbanisation, "cette mer sans rivage", s'est développée, comme partout, dans la région de Nancy qui doit faire face à des besoins en zones d'habitation, en hôpitaux, en équipements publics et sportifs, etc... avec tout ce que cela implique en matière de voies de communication.
Vers l'est, la marée urbaine a débordé Tomblaine, Saulxures, Pulnoy et même Seichamps. Au pied du versant sud du Grand Couronné s'alignent les maisons nouvelles. Le Mont d'Amance change de visage. Les villages du bassin de la Roanne changent d'aspect. Mais il y a des points sensibles, et à défendre: par exemple les bois qui entourent la très belle chartreuse de Bosserville.
Vers le sud-est, même extension de l'urbanisation au-delà de Varangéville, de Dombasle-sur-Meurthe, de Rosières-aux-Salines, et même évolution des villages du Vermois. Respectera-t-elle des petits massifs forestiers comme ceux de Rosières-aux-Salines, vestiges d'un ensemble plus vaste qui, par Varangéville, s'étendait jusqu'au nord de Jarville ? C'est par là que s'infiltrèrent les troupes de René II, en 1477.
Vers l'ouest, l'urbanisation escalade le plateau de Haye: au Champ-le-Boeuf, à Clairlieu, à Brabois, à Ludres.
Combinées, la route nationale 4 et l'autoroute A33 ouvrent une large brèche dans le massif et le coupent en deux parties reliées seulement par le lien puéril du pont de la Crédence. La coupure par la route départementale 974, de Nancy à Neuves-Maisons, n'est pas négligeable non plus. Des sites sont à protéger absolument: le vallon de Champigneulles, les friches d'Houdemont et de Ludres, le Camp d'Affriques.
Une effort d'urbanisme est cependant réalisé. Tout cela reste à soutenir, à contrôler et à améliorer, mais la ligne de conduite est tracée.
Lundi 1er Septembre 1997, ouverture d’un échangeur du côté de la future “ section courante ” vers Velaine-en-Haye a été ouvert voilà plus d’une semaine. Le second le sera Lundi à 9h.
L’opération vise une meilleure fluidité d’un trafic estimé aux alentours de 6000 véhicules par jour. La route, longeant la quatre voie sera sans doute ouverte fin octobre, elle pourra, enfin, accueillir les deux roues. Avec un accès sur la ZAC Saint-Jacques avant de rattraper Nancy. Supervisée par la DDE, ces travaux à l’ouest de l’agglomération, entre Nancy et Toul, plus précisément entre le croisement autoroutier A31-A33-RN4 doivent permettre à terme d’assurer la sécurité des usagers, grâce à une voie de substitution le long de l’autoroute A31, sur une longueur de 5,3 km.
Les villes de la caisse de la Lyre :
MARON (MARONUM)
Village considérable de l’ancien duché de Lorraine, sur la rive droite de la Moselle, chemin de grande communication n° 10 deFlavigny à Maron, à 15 kilom. S.-O . de Nancy (Nord), chef-lieu du canton et de l’arrond. Pop. : 711 hab., 71 élect. cens., 12 cons. mun., 198 feux. Nombres d’enfants : 134 en hiver, 95 en été. Sœur de la Doctrine Chrétienne. Surf. Territ. : 1875 hect. ; 4 en terres lab., 29 en prés, 88 en vignes, 323 en bois. Moulin à grains. Lettres par Pont-St.-Vincent.
Anc. pop. : 1710, 70 hab., 39 gar. ; 1802, 760 hab. ; 1822, 720 hab., feux. – Anc. div. : 1594 et 1710, fief, prév. et bail. de Nancy ; 1751, bail. , maît. et gén. de Nancy, cout. de Lorraine ; 1790, canton de Pont-St.-Vincent, dist. de Nancy. – Spir. : Doy. du Port, dio. de Toul ; 1778, év. de Nancy.
Le village de Maron, qui dépendait du comté de Chaligny, remonte à une époque assez éloignée : en 1379, les habitants de ce lieu se mirent sous la sauve-garde du duc de Lorraine, à charge de lui payer annuellement 2 sols par ménage. En 1448, Pierre de Beaufremont déchargea Philippe de Lenoncourt de ce qu’il avait perçu et exigé des terres de Ruppes, Maron et Messein, qui lui avaient été données par René Ier, et confisquées par ce duc pour avoir fabriqué de la fausse monnaie dans son château de Ruppes. Maron fut érigé en cure en 1677 ; il était, auparavant, annexe de Chaligny.
VILLEY-LE-SEC (VIDELIACUS ARIDUS, VILLERS, ou VILIEZ-LE-SEC)
Village de l’ancien duché de Lorraine, à droite de la Moselle, à 20 kilom. O. de Nancy, 7 E. de Toul (Sud), chef-lieu du canton et de l’arrond. Pop. : 425 hab., 43 élect. cens., 10 cons. mun., 114 feux. Nombre d’enfants : 80 en hiver, 20 en été. Surf. Territ. : 350 hect. En terres lab., 40 en prés, 80 en vignes, 40 en bois. L’hectare semé en blé et seigle peut rapporter 6 hectol., en orge 8, en avoine 10 ; planté en vignes 30. Moutons, vaches et porcs. Lettres par Toul.
Anc. pop. : 1710, 45 hab., 24 gar. ; 1802, 354 hab. ; 1822, 364 hab., 86 feux. – Anc. div. : 1594 et 1710, prév. de Gondreville, bail. de Nancy ; 1751, bail., maît. et gén. de Nancy, cout. de Lorraine ; 1790, canton de Fontenoy, dist. de Toul. – Spir. : Ann. de Dommartin, doy. et dio. de Toul.
Villey-le-Sec, qui faisait anciennement partie du domaine de Toul, fut donné au chapitre de la cathédrale de cette ville, par l’évêque Ludelme, en 898. C’est probablement de ce même village qu’il est fait mention, sous le nom Vichilicus, dans une charte de l’évêque Frotaire, de 836. Il y avait autrefois un château. Il existait un droit de haut conduit sur les chars et charettes chargés de marchandises et passant par Villey-le-Sec ; le char payait 8 deniers, la charrette 4, le cheval ou jument 2, la bête à pied fendu 1.
FONTENOY (FONTINIACUM, FONTENETUM, FONTENOY-SUR-MOSELLE, FONTENOY-EN-HAYE, FONTENOY-LES-TOUL)
Petit village de l’ancien duché de Lorraine ; sur la rive droite de la Moselle, à 18 kilom. O. de Nancy, 10 N.-E. de Toul (Nord), chef-lieu du canton et de l’arrond. Annexe de Gondreville. Pop. : 248 hab., 25 élect. cens., 10 cons. mun., 57 feux. Nombre d’enfants : 55 en hiver, 25 en été. Surf. Territ. : 544 hect. ; 346 en terres lab., 33 en prés, 17 en vignes, 100 en bois. Un moulin à grains et un à écorces. Lettres par Toul. Le canal de la Marne au Rhin passe sur le territoire de cette commune.
Anc. pop. : 1710, 23 hab., 4 gar. ; 1802, 187 hab., 52 feux ; 1822, 204 hab., 56 feux. – Anc. div. : 1594, prév. de Gondreville, bail. de Nancy ; 1751, bail., maît. et gén. de Nancy, cout. de Lorraine ; 1790, chef-lieu de canton, dist. de Toul. – Spir. : Doy. et dio. de Toul.
Ce village est très ancien : Bertholde, évêque de Toul, qui a siégé depuis 995 jusque vers 1020, acquit la terre de Fontenoy de la comtesse Eve, dame fondatrice du prieuré de Lay. Bertholde donna Fontenoy au chapitre de sa cathédrale. Le bienheureux Jean de Gorze, natif de Vandières, qui mourut au Xe siècle, fut administrateur de la cure de Fontenoy.
Cette terre fut érigée en comté, le 10 avril1625, par Charles IV et la duchesse Nicole, en faveur du baron d’Igney ; Champigneules y fut uni, le 9 mars 1719, et en fut depuis détaché. Fontenoy appartint ensuite à M. de Viarmes, puis à François-Christophe le Prud’homme, conseiller d’état, lieutenant des gardes, chambellan et premier maître d’Hôtel de Léopold, qui le substitua, de mâle en mâle, à l’aîné de sa maison.
On voit, dans ce village, les ruines d’un château assez vaste, fortifié de murailles et de tours, dont une seule est encore debout. Selon la tradition, les habitants étaient tenus d’aller battres l’eau, pendant la nuit, pour empêcher le coassement des grenouilles. Le château a été démoli il y a à peu près vingt ans.
L’église, composée de deux parties qui remontent à des époques différentes, renferme quelques vitraux coloriés qui sont dans un bel état de conservation. Plusieurs pierres et débris de tombes couvrent la chapelle castrale, sépultures des comtes de Fontenoy. Il y a, sur une partie du territoire de cette commune, des restes de constructions que des plantations recouvrent, et qui proviennent, dit-on, d’un ancien couvent.
AINGERAY (ANGERIACUS, EINGEREY, AINGEREY)
Village de l’ancien duché de Lorraine, sur la rive droite de la Moselle, à 16 kilom. N.-O.-O. de Nancy, 12 N.-.N.-E. de Toul (Nord), chef-lieu de l’arrond. et du canton. Pop. : 440 hab., 44 élect. cens., 10 cons. mun., 124 feux. Nombre d’enfants : 70 en hiver, 20 en été. Surf. Territ. : 665 hect. En terres lab., 73 en prés, 27 en vignes, 240 en bois. Un hectare semé en blé peut rapporter 12 hectolitres 50 litres, en orge 12, en seigle 10, en avoine 15. On y élève principalement des chevaux. Lettres par Toul.
Anc. pop. : 1710, 51 hab., 5 gar. ; 1802, 367 hab., 106 feux ; 1822, 399 hab., 106 feux. – Anc. – div. : 1594, prév. de Gondreville, bail. de Nancy ; 1751, bail., gén. et maît. de cette ville, cout. et cour souv. de Lorraine ; 1790, canton de Fontenoy, dist. de Toul. – Spir. : Ann. de Sexey-aux-Bois, dio. de Toul.
La terre d’Aingeray, dont dépendait Molzey (Molisiacus), fut donnée par Pépin à Bornon, 26è évêque de Toul (794), engagée ensuite aux comtes de Chaumontois, puis retirée par saint Gérard, qui la donna aux religieux de Saint-Mansuy.
Selon Bugnon, ce village fut formé de la réunion de plusieurs hameaux : Rue du Peron, Hautchonin, Risbourg, la Chalade, etc. Chaque laboureur était soumis à une redevance annuelle de 2 muids d’avoine ; les autres habitants à celle d’un muid.
Le château et le village de Molzey ont disparu ; ce dernier, à une époque peu reculée, car il figure dans le dénombrement de 1710, où il est appelé Malzey, ainsi que dans la carte de Cassini. Une autre carte manuscrite, dressée vers 1740, et que possède M. l’abbé Marchal, en donne encore le plan, et le nomme Marley.
On trouve, entre Aingeray et Sexey, les ruines d’un camp fortifié de murailles et de tours, qui embrassait une étendue assez considérable ; les médailles qu’on y a découvertes autrefois font présumer, dit le P. Benoît Picard, que c’était un ouvrage Gaulois ou des Romains. L’église est ancienne, mais toute défigurée par de modernes restaurations.
LIVERDUN
Bourg de l’ancien évêché de Toul, sur une côte escarpée que baigne la Moselle, à 16 kilom. N.-N.-O. de Nancy, 20 N.-E. de Toul, chef-lieu de l’arrond., 13 S.-E. de Domèvre-en-Heys, chef-lieu du canton. Pop. : 1065 hab., 105 élect. cens., 12 cons. mun., 256 feux. Nombres d’enfants : 195 en hiver, 62 en été. Sœur de la Doctrine-Chrétienne. Bureau de charité. Surf. Territ. : 2556 hect. ; 545 en terres lab., 72 en prés, 131 en vignes, 890 en bois. Moulin à grains. Pierres de taille de bonne qualité. Ecart : une maison de maître récemment construite sur le bord de la Moselle. Lettres par Nancy.
Anc. pop. : 1802, 925 hab., 280 feux ; 182, 908 hab., 250 feux. Anc. div. : 1756, chef-lieu d’une prévôté, juridiction, subdélégation et gén. de toul ; 1790, canton d’Avrainville, dist. de Toul. – Spir. : Doy. de Dieulouard, dio. de Toul.
Liverdun, situé sur une montagne à pic dont la Moselle baigne les pieds, et qu’entoure presque entièrement un épais rideau de forêts ; Liverdun, avec ses murs noircis par le temps, ses fragments de tours qui semblent prêts à rouler dans la vallée, offre un des sites les plus pittoresque du département, autant par sa situation riante et agreste, que par la physionomie tout à fait moyen-âge qu’il a conservée. Cette bourgade était autrefois une position importante : aussi les Romains, après eux les Franks, puis les évêques de Toul la fortifièrent-ils avec soin : ces derniers en firent le chef-lieu d’une de leur prévôtés et châtellenies. Cette prévôté fut réunie au bailliage de Toul en 1643. Le bourg, ou plutôt la ville, car c’est ainsi que Liverdun fut qualifié par déclaration de Louis XIII, en 1636, était bâti plus bas que le château ; celui-ci, du lieu qu’il occupait d’abord, et qui n’est pas encore déterminé, fut transféré sur le plus escarpé du rocher, à l’endroit où l’on en voit maintenant les ruines.
Quoique l’on ne sache pas la date précise de l’origine de Liverdun, il est certain que ce bourg remonte à une époque très éloignée. Il existait, sans aucun doute, du temps des Romains qui l’avaient fortifié pour défendre le passage de la Moselle. La découverte de monnaies romaines et d’un petit buste de Minerve ne laissent nulle incertitude à cet égard. On voyait autrefois, dit M. Beaulieu, au-dessous de Liverdun, un pont en pierre qui joignait les deux rives de la Moselle, et que l’on croit généralement avoir été construit au moyen-âge, sur les fondations d’un pont romain. A peu de distance de cet édifice, et dans un ravin de la forêt qui borde la rive droite de la rivière, on a trouvé des vestiges de forges ou fonderies.
Dès l’an 362, le nom de Liverdun devint populaire, et se rattacha à l’établissement du christianisme dans nos contrées. Saint Eucaire, martyrisé près de Pompey par les ordres de l’empereur Julien, porta lui-même, dit la légende, son chef à Liverdun, où il fut inhumé, et dont il devint plus tard le patron.
On voit encore aujourd’hui, dans l’église de ce bourg, mais entièrement caché par l’escalier qui conduit aux orgues, le tombeau de saint Eucaire : le saint, coiffé de la mître et revêtu des habits épiscopaux, ce qui semble confirmer l’opinion de ceux qui l’ont fait évêque de Gran, est couché sur une pierre au-dessus de laquelle on lit l’inscription suivante en lettres gothiques assez bien conservée :
L’Ami de Dieu, et vrai martyr Eucaire,
Jadis de Gran évêque débonnaire,
Noble du sang de Baccil réal,
L’an de salut trois cent soixante-deux égal,
Par Julien, jadis empereur des Romains,
Dit l’Apostat, pour ses faits inhumains,
Fit mettre à mort par Vandres et par payens,
Vingt-deux cents chevaliers chrétiens,
Près de Pompein, au lieu qu’on dit Aux-tombes ;
Des dessusdits le benoit S. Eucaire
Etait guidon, miroir exemplaire.
Par grâce de Dieu son chief il apporta
A Liverdun, comme sa vie le témoigne.
Duquel le corps las quelq… aultre…
Jesus nous doint en paradis la place.
On lit au-dessus du tombeau, mais en caractères plus modernes, cette ligne : Omne quod excellens opus et sublime futurum é (est).
Dagobert, devenu roi d’Austrasie par la cession que lui en avait faite Clotaire II, augmenta considérablement les biens de l’église de Toul : il accorda à l’évêque Teudefrid les château de Vicherey et de Void, la forteresse de Liverdun, la maison de Royalmeix, le bourg de Blénod, et un grand nombre de villages et de terres qui formèrent depuis le domaine de l’évêché et celui du chapitre de la Cathédrale.
Le roi Arnould renouvela à l’évêque Arnald le privilège de Dagobert, par lequel il était défendu à qui que ce fût de construire ni forteresse, ni château, dans l’étendue des quatre lieues qui formaient le ban royal de Toul, à l’exception de la forteresse de Liverdun, qui était le boulevard de cette cité, et un lieu de paix, qui avait résisté au siège et à la fureur des Vandales, et où étaient honoré le saint martyr Eucaire.
Ce titre établit l’ancienneté de Liverdun ; il est aussi une preuve de l’importance dont jouissait déjà cette ville lors de l’invasion des Barbares dans le pays des Leukes.
Il paraît que cette forteresse, ruinée en partie durant les guerres qui désolèrent la Lorraine sous le règne des prédécesseurs de Mathieu Ier, avait été presque abandonnée par les évêques de Toul et servait de refuge aux bandits de la province et aux proscrits de l’évêché de Verdun. Pierre de Brixey, qui avait succédé, en 1167, à Henri de Lorraine sur le trône épiscopal de Toul, sentant de quelle importance était pour lui la forteresse de Liverdun, résolu de la rétablir. Mais ne trouvant pas la situation du château tout-à-fait convenable, il le rétablit plus loin, fit creuser un puits dans la ville et y fonda (1188), en l’honneur de Saint Eucaire, une collégiale qu’il composa d’un prévôt, d’un doyen et de quatre prébendes, et à laquelle il accorda de nombreux privilèges. Cette fondation fut confirmée par le pape Luce III, à la demande des chanoines. Dans les titres d’établissement de la collégiale de Liverdun, ce bourg y est appelé antiquissinum castrum.
Pierre de Brixey, qui avait obtenu, en 1168, de l’Empereur Frédéric Barberousse, le droit de frapper monnaie à Liverdun, donna, en 1178, aux habitants de ce lieu, qu’il appelle un délectable séjour, une charte d’affranchissement. Ce document, précieux en ce qu’il est antérieur à la loi de Beaumont, a été trouvé dans les Archives de Mme de Nonancourt de Volkrange et récemment publié par la Revue d’Austrasie. Ce fut probablement dans le sac de Liverdun, en 1467, qu’un sire de Volkrange s’empara de ce titre, qui était enfermé, avec plusieurs autres, dans un coffret en chêne. La charte, en latin, est traduite en français dans la Revue à laquelle nous l’empruntons ; on y remarque les passages suivants :
« Pierre, par la grâce de Dieu, humble évêque des Leuks, à tous tant présents que à venir, vivant dévotement en Jésus-Christ, savoir fesons que ce privilège en témoignage de vérité et pour confondre à tout jamais l’astuce des faussaires, afin que, dans la suite des temps, la liberté et les droits octroyés par nous Pierre, évêque de Toul, à la ville de Liverdun, ne s’éteigne point dans les ténèbres de l’oubli, et que nonobstant les menées tortueuses des méchants, ils demeurent à l’avenir fermement établis. Comme l’antique et noble château de Liverdun, depuis de longues années détruit et ruiné de fond en comble, se trouvait réduit à une pauvre villette, et que nous aspirions à sa reconstruction, favorisés par la conjoncture des temps, nous avons enfin, à la gloire de Dieu et du saint protomartyr Etienne, et pour le plus grand accroissement de la splendeur et de la sûreté de tout le diocèse, réédifié et rebâti le susdit château de nos propres deniers et avec un art merveilleux, et c’est ainsi que s’est réalisé notre long désir. Afin donc que ce délectable séjour s’accrût et s’augmentât de jour en jour par l’abondance de toutes choses et le nombre de ses habitants, nous avons donné et concédé à ceux-ci, tant présents que à venir, cette constitution que nous avons corroborée par le présent écrit et par le serment de nos hommes, tant clercs que chevaliers. En conséquence, nous voulons et ordonnons, de l’avis des prud’hommes, que cette liberté et ces droits soient ainsi réglés : Chaque maison payera annuellement douze deniers toulois – Les manans du château feront leurs jours bannaux dûs et exigibles, en champs, prés et vannes. – Nul chevalier, serviteur ou vilain, ne pourra enlever de force un objet donné en gage à quelqu’un ; mais le détenteur du gage devra le garder quarante jours, et ce terme passé, il pourra en disposer à sa volonté. – Celui qui aura frappé quelqu’un, payera cinq sols. – Celui qui aura versé le sang, donnera quinze sols. Celui qui aura mutilé quelqu’un d’un membre, donnera cinquante sols, et celui qui aura commis un meurtre, payera cent sols. – Celui qui aura été vaincu en duel, donnera cent sols et une obole, et si c’est un duel pour cause de félonie, le corps du vaincu et tous ses biens seront au pouvoir et à la merci de l’évêque. – Si les murs du château ont besoin de réparations, elles seront faites par la commune, qui gardera bien et fidèlement le château. Les évêques de Toul seront maîtres du pont qui est sous le château, et ne le donneront en fief à nul chevalier ou autre que ce soit. Nous voulons aussi, pour le salut de notre âme et celui de tous les évêques de Toul et de quiconque aura volontairement contribué à la reconstruction du pont et du château, que les pèlerins passant sur le pont soient exempts du péage. – Il sera permis à chacun de soutenir et d’aider son ami et son voisin dans son bon droit. »
Les habitants de Liverdun obtinrent encore, à différentes époques, de nouvelles franchises des évêques de Toul : Mathieu de Lorraine, en 1202, et Thomas de Bourlémont, en 1337, augmentèrent les privilèges que leur avait accordés Pierre de Brixey. Ces deux chartes ont également été publiées dans la Revue d’Austrasie.
Roger de Marcey, 50è évêque de Toul, qui mourut à Liverdun en 1252, reçut sa sépulture dans l’église de cette ville. Gilles de Sorcy établit un marché à Liverdun en novembre 1224, et ce prélat fit faire une châsse précieuse où il enferma les reliques de saint Eucaire. La translation de ces restes vénérés eut lieu en présence de ce qu’il y avait de plus distingué dans le diocèse : le duc de Lorraine, Ferri III, et Marguerite de Navarre, son épouse, y assistèrent en grande pompe, avec toute la noblesse du pays. Cette cérémonie se fit le 27 du mois d’avril 1261. Mais, en 1587, l’armée protestante étant entrée dans Liverdun, des soldats s’emparèrent du superbe reliquaire qui couvrait les os du bienheureux martyr, arrachèrent les plaques d’argent qui le couvraient, et le brûlèrent ensuite avec ce qui y était renfermé.
Durant l’espèce d’interrègne qui sépara les deux épiscopats de Gilles de Sorcy et de Conrad Probus, les partisans de Gauthier de Beaufremont, qui était son compétiteur, concurremment avec Jean de Lorraine, armèrent leurs vassaux et s’emparèrent des forteresses de Liverdun, de Brixey et de Maizières ; mais le duc de Lorraine marcha bientôt contre eux et leur reprit les forteresses de l’évêché. Conrad Probus, étant en guerre avec les bourgeois de Toul, fut obligé de se retirer dans sa forteresse de Liverdun. Sous l’évêque Thomas de Bourlémont (1330-1353), Isabelle d’Autriche, régente de Lorraine, s’était emparée du château de Liverdun et l’avait ruiner pour se venger des ravages que les troupes de l’évêque de Toul avaient faits en Lorraine. Quelque temps après, Thomas de Bourlémont fit, avec Henri IV, comte de Bar, un traité par lequel il lui cédait cette forteresse, à charge d’en réparer les fortifications. Le comte y fit aussitôt entrer des troupes, qui y travaillèrent avec tant de diligence, qu’au bout de six semaines la place se trouva en état de défense, et dès lors la garnison barisienne se mit à faire des courses sur les terres de Lorraine. Le duc Raoul, devenu majeur, entra en guerre avec le même Henri, comte de Bar. Il fit parler à l’évêque, le menaça, l’intimida et l’obligea à renoncer au traité qu’il avait fait avec le comte et à en passer un autre avec lui. L’évêque fit sortir par stratagème les troupes barisiennes qui étaient dans Liverdun et y fit entrer celles de Raoul ; mais ces dernières n’y demeurèrent pas longtemps. L’évêque traita une seconde fois avec le comte de Bar et introduisit les soldats de ce prince dans Liverdun, après en avoir tiré les Lorrains par artifice. Ces variations continuelles du prélat déplurent même à Henri, qui s’accommoda avec le duc de Lorraine et demanda à l’évêque la restitution des frais de la guerre qu’il avait suscitée entre lui et Raoul, et Thomas de Bourlémont fut obligé de payer six mille livres au comte.
Ce même évêque accorda au monnoyeur Chaudrin le droit de frapper toutes sortes de monnaies blanches à son coin, à Liverdun, et même au coin des seigneurs et des évêques étrangers, lui défendant seulement de contrefaire celles du roi de France et du duc de Lorraine. Thomas de Bourlémont fit construire la tour de Liverdun. Henri de Ville-sur-Illon, évêque de Toul (1409-1436), fit réparer la forteresse de liverdun, que le temps avait en partie détruite, et la mit en tel état qu’on la tenait pour imprenable. Ce prélat mourut dans cette ville, le 12 mars 1436, et fut inhumé dans l’église, près du grand autel, entre la chapelle saint Pierre et le tombeau de sainte Aphronime. Louis d’Haraucourt, aussi évêque de Toul (1437), fortifia, à grands frais, le château de liverdun, dont il restaura la maison épiscopale, à laquelle il ajouta de nouveaux ouvrages.
Guillaume de Filastre (1451), ayant voulu réduire les bourgeois de Toul, que n’avait pu dompter son prédécesseur, fut obligé de chercher un asile dans le château de Liverdun, où il transféra son officialité, obligeant, par les censures, les officiers de ce tribunal d’y faire leur demeure. Il bâtit à Liverdun un lieu propre à garder les chartes de la manse épiscopale.
Les Etats assemblés à Nancy ayant refusé de reconnaître l’élection d’Antoine de Neufchâtel, jeune prince âgé de douze ans, et qui montrait une vocation très équivoque pour l’épiscopat, il s’en suivit des hostilités. Thiébaut de Naufchâtel, père du jeune prélat, entra dans Liverdun, dont son fils lui avait ouvert les portes, et y mit une garnison bourguignonne qui fit des courses dans les environs et prit le château de Condé. Le conseil de Lorraine envoya contre lui le maréchal de Fénétrange. Celui-ci amassa du monde, prépara de l’artillerie, fit fortifier la ville et le château de Frouard, puis vint faire le siège de Liverdun. Le château était bien fortifié, muni de toutes sortes de provisions et pourvu de tout ce qui était nécessaire pour une longue et vigoureuse résistance. Il était défendu par Rolin de Castres, châtelain de Châtel. Mais, malgré la défense des assiégeants, la ville fut emportée après six semaines, le 16 septembre 1467. La garnison, forte de 400 hommes, demeura prisonnière de guerre et fut envoyée à Nancy ; les habitants furent chassés de leur ville, leurs murailles détruites et le château rasé. Liverdun, devenu ville champêtre, comme dit la chronique, fut abandonnée au pillage, et les soldats y mirent le feu, qui gagna bientôt les archives de l’évêché ; le maréchal arriva trop tard pour arrêter l’incendie et ne put sauver qu’un tiers des papiers, qu’il fit porter dans l’église de St-.-Georges, à Nancy. Philippe de Vigneules rapporte qu’en 1482, il se donna, au Champ-à-Seille, près Metz, un terrible combat entre un soudoyeur de cette ville et un Liverdunois : malgré leur courage et leur adresse, les champions se retirèrent sans que l’un d’eux eût pu être désarmé.
Le château de Liverdun ne fut pas rétabli depuis sa ruine par le maréchal de Fénétrange. Le rois Louis XIII avait ordonné qu’on fortifia ce lieu, mais on n’a ni achevé ni entretenus ses fortifications.
Pendant les guerres qui désolèrent l’Europe sous les règnes de François Ier et de Charles-Quint, Hector d’Ailly, évêque de Toul (1525-1552), mit la forteresse de Liverdun entre les mains du duc Antoine, afin d’empêcher que les troupes de France ne s’en amparassent, et Philbert d’Haraucourt en fut nommé gouverneur. En 1635, Louis XIII étant venu à Liverdun pour y passer la Moselle, car il n’y avait pas alors de pont à Frouard, il y signa, avec les plénipotentiaires de Charles IV, le 26 juin un traité que le duc rompit presque aussitôt. Lorsque, après le trait des Pyrénées, ce prince eût été remis en possession de ses états, la chevalerie lorraine réclama les privilèges dont elle avait été dépouillée. Afin de délibérer plus librement, les chevaliers s’assemblèrent à Liverdun, ville indépendante de la Lorraine, et créèrent des syndics et des promoteurs pour agir au nom de tous. Enfin, en 1703, le dernier coup fut porté à la puissance de Liverdun. Son chapitre était toujours demeuré très faible, et les évêques de Toul, en vertu des ordonnances du concile de Trente, avaient jugé à propos de le supprimer et d’en unir les revenus à leur séminaire de Toul. Le parlement de Metz, par différents arrêts, confirma la suppression de cette église collégiale. Les chanoines se pourvurent au conseil du roi, qui, par arrêt du 15 octobre 1738, cassa les arrêts du parlement de Metz ; mais M. de Bissy, évêque de Toul, eut le crédit de faire confirmer la suppression du dit chapitre et de le réunir à son séminaire. Cette suppression donna lieu à des réclamations nombreuses de la part des chanoines, et à des plaintes violentes contre l’évêque, qu’ils accusèrent de différents méfaits, et lui imputèrent, notamment, d’entretenir des concubines. M. Noël possède, dans sa riche collection, les mémoires volumineux rédigés à cet effet, et présentés au roi. On y lit, entre autres choses, un passage où il est dit que Pierre de Brixey n’a pas été le fondateur, mais seulement le bienfaiteur du chapitre, qui existait antérieurement à son épiscopat. On ne connait pas les réponses qui furent faites par l’évêque.
Tel est le dernier événement qui se rattache à l’histoire de Liverdun. Mais cette ville, quoiqu’ayant perdu son importance, n’en est pas moins restée une des plus curieuses et des plus fréquentées de notre département, surtout depuis l’exécution des travaux du canal de la Marne au Rhin.
Parmi beaucoup de maisons dont le style architectural est du XVe siècle, on remarque celle qui a conservé le nom de Maison du gouvernement ; elle est située près de la porte d’en haut, à droite, en entrant dans Liverdun. A gauche de cette même porte, est une tour en ruines ; c’était là, dit-on, que s’élevait le château fort ; il y avait un puits qui n’a été comblé que depuis quelques années. Les deux portes sont encore debout : elles portaient, comme écusson, un filet et un fusil, pour indiquer que la ville jouissait du double droit de chasse et de pêche, ces emblèmes existaient également sur le sceau de la ville. L’église, dont la construction remonte au XIIIe siècle, a été entièrement défigurée : on y voit, cependant, quelques objets curieux : le tombeau de saint Eucaire, dont nous avons déjà parlé ; les stalles du chœur, et, dans la sacristie, un morceau de sculpture extrêmement remarquable, et généralement inconnu, qui semble remonter à l’époque de la Renaissance. Il est à désirer que ce monument artisitque soit tiré de la poussière où il gît ignoré pour avoir décorer un pan des murs de l’église.
La maison de cure, dont le portail, bas et massif, est surchargé d’enjolivure, renferme quelques médaillons en plâtre, du règne de Louis XV. On y voyait autrefois plusieurs fauteuils qu’on disait avoir appartenu au roi de Pologne. Le cimetière était anciennement dans le jardin qui avoisine l’église : nous y avons trouvé une pierre tumulaire chargée d’une inscription en lettres gothiques, en partie mutilée et où on lit assez distinctement le mot prevost et le millésime 1400.
M. Bataille, dans sa Notice sur Toul, raconte qu’une personne, faisant déblayer des ruines à Liverdun, pour la construction de sa maison de campagne, trouva un passage enfoui sous des débris dont le luxe et le style attestaient la richesse et la puissance des anciens propriétaires de cette demeure féodale, et découvrit , dans un caveau dont la grille était oxidée par le temps, trois squelettes assis, la tête supportée par un collier en fer et les reins serrés par des chaînes attachées à la muraille. Sur un des blocs de pierre servant d’escabeau à ces malheureux, on voyait gravés ces mots : Intravi in cast. liber. dun. quat. cal. janu. 1171. On prétend que ces squelettes étaient ceux d’un des fils du duc Mathieu et de ses écuyers, qui disparurent durant les guerres de ce prince contre la ville de Toul.
En montant à Liverdun, on rencontre, à droite, une chapelle dédiée à Notre-Dame-du-Bel-Amour ; elle avait été érigée en titre par M. du Saussay, évêque de Toul. Plus haut, au-dessus de Liverdun, sur le chemin de Saizerais, est une grande croix de pierre, portant un bas-relief informe, qui représente, d’un côté, un homme à cheval semblant porter sa tête sur sa poitrine, et de l’autre, Jésus-Christ entre les deux larrons ; à cette croix est, autant qu’il nous a été possible de le distinguer, le millésime 1289 ; on l’apelle croix de St.-Eucaire.
Au pied du bourg, près du nouveau pont établi sur le chemin de Pompey à Liverdun, est encore une autre croix en pierre, chargée de plusieurs millésimes ; elle n’offre rien d’intéressant. Dans le cimetière, situé un peu plus loin, sur la même route, est une loge en maçonnerie servant d’ossuaire : on y voit deux informes statues en pierre, qui paraissent anciennes, et un buste en bois représentant un personnage coiffé de la mître et revêtu des habits épiscopaux.
En remontant la Moselle, on fait remarquer plusieurs endroits auxquels se rattachent d’anciennes légendes : le Trou-des-Fées, excavation naturelle ; la colline du Saut-du-Cerf ; et le vallon dit Vaux-de-M’selle (Moselle) ; on prétend qu’il existait, dans ce lieu, un village nommé Sohet ; il y a encore un puits creusé au-dessus du vallon. De Liverdun dépendait autrefois un ermitage sous l’invocation de St.-Nicolas, appartenant au commandeur Templier de Libdeau. Enfin, on a découvert récemment, dans la forêt de Natrou, ban de Liverdun, une vaste enceinte de murailles entourées de fossés, et embrassant une étendue de 100 mètres. Dans l’intérieur et presque vis-à-vis une ouverture pratiquée dans ce mur, sont des ruines qui proviennent, sans doute, d’anciennes habitations, et qui ont encore 2 et 3 mètres de hauteur au-dessus du sol.
Ainsi que nous l’avons dit, les évêques de Toul firent frapper monnaie à Liverdun ; on en connaît de trois types : deux de ces pièces, retrouvées à Charmes en 1838, et éditées par le savant M. Rollin, sont attribuées à Pierre de Brixey ; l’une a au recto une porte à herse de forteresse, avec la légende Petrus, et au verso un poisson placé entre les deux syllabes, lib-dun (Liberdunum) ; l’autre pièce, qui aura sans doute suivi ou accompagné la reconstruction du château, et qui a eu peut-être pour usage principal le paiement de la journée des ouvriers, représente, au droit, l’évêque Pierre, tête découverte, tonsurée et papillotée, ornée des parures pontificales, et particulièrement du super-bémural affecté au siège de Toul. Les mains, ceintes d’une draperie, élèvent ensemble deux longues clés. Petrus forme la légende. Au revers, paraît un château fort élevé, avec la légende novi-castri. (Mémoire sur quelques monnaies lorraines inédites des XIe et XIIe siècles.) Un autre type, que l’on rencontre dans les cabinets des curieux, porte bien distinctement au revers le mot Liverdun, mais le droit, peu lisible, ne permet pas d’indiquer à quel évêque il appartient.
Un autre intérêt que celui des souvenirs historiques se rattache encore au bourg de Liverdun.
Nulle part les travaux du canal de la Marne au Rhin n’ont pris un développement plus considérable que sur le territoire de cette commune, déjà si remarquable par la disposition pittoresque de ses côtes et par les charmes du paysage qui se déroule aux yeux du spectateur du haut de ses vieilles murailles. Il semble que nos ingénieurs se soient plus à embellir encore ce faubourg de Nancy et à donner un nouvel attrait aux curieux qui ne cessent de visiter ses beaux sites et les bois qui les environnent.
D’après le projet de M. Brisson, le canal devait traverser la Moselle dans le voisinage d’Aingerey ; mais des considérations qui se rattachent à la défense du territoire, ont fait changer le tracé et maintenir le canal sur la rive gauche de la Moselle, en l’attachant aux flancs découpés des roches du calcaire oolithique, qui resserrent cette partie de la vallée sur une longueur de 5 kilomètres en amont de Liverdun. Il a fallu passer sous cette ancienne place par une galerie souterraine percée à plus de cinquante mètres au-dessous du village et arriver à cette galerie, de deux côtés, par des tranchées d’une profondeur effrayante, dont les talus présentent jusqu’à 40 mètres d’escarpement.
Indépendamment de ce souterrain et de l’admirable pont-canal qui traverse la Moselle au-dessous de Liverdun, d’autres ouvrages d’art se font aussi remarquer : ce sont plusieurs aqueducs sous le canal, une écluse avec un pont en pierre, et une maison élégante pour un éclusier de première classe, deux ponts en charpente, un pont ellipsoïdal en pierre entre le souterrain et le pont-canal, deux gares, en amont et en aval de liverdun.
Souterrain. – Le souterrain a été percé au travers des bancs calcaires ferrugineux appartenant à l’étage inférieur de la formation oolithique (terrain jurassique), au-dessous duquel se trouve immédiatement le banc de minerai de fer oolithique exploité sur plusieurs points du département, puis la formation du lias. Ces bancs calcaires, d’une excessive dureté, ont subi sur place, par l’effet d’une des perturbations de l’écorce du globe, une dislocation qui les a fissurés en tout sens, et cette division en blocs isolés a rendu l’excavation du souterrain aussi difficile que dangereuse. Sans doute, on n’avait pas là, comme dans les souterrains de Foug et d’Arscheviller, une grande masse d’eaux pour augmenter les difficultés de l’excavation ; mais le peu de consistance du sol supérieur de blindage très coûteux et surtout la plus grande célérité dans les travaux de percement et dans le revêtement de la voûte en maçonnerie. C’est ce qu’avait compris M. Collignon, ingénieur en chef, autour du projet ; il voulut que, sur ce pont, rien ne ralentit les travaux. Grâce à la prodigieuse activité qui fut développée, en dix-huit mois la voûte se trouva entièrement terminée, sans accidents graves, sur une longueur de 390 mètres, et, lorsque les événements politiques de 1840 amenèrent, en 1841, cette diminution de crédits qui a entravé tous les travaux du canal, on put sans inconvénient suspendre l’achèvement du souterrain de Liverdun ; les difficultés étaient surmontées, et ce qui restait à faire pouvait plus tard s’exécuter sans danger.
Les hommes d’arts seuls peuvent comprendre toutes les dépenses qu’occasionne une si grande célérité ; mais les amis de l’humanité doivent féliciter le savant ingénieur qui dirigeait ces travaux, d’avoir, par ce moyen, rendu moins dangereux le eprcement, et d’avoir évité ainsi ces accidents qui compromettent la vie des travailleurs et rendent si difficile l’achèvement du travail.
Le souterrain de Liverdun à 500 mètres de longueur entre les deux têtes ; son épaisseur moyenne en maçonnerie est de 0m90. La voûte est en plein cintre dont l’ouverture est de 8m. La section du souterrain présente les dimensions suivantes : à la hauteur de la banquette, 8 m ; entre les banquettes, 6m20 ; au plan d’eau, 6m06 ; au plafond, 5m66, la banquette servant pour le chemin de halage à 1m40 de largeur, y compris les garde-corps en fer ; l’autre banquette, ayant 0,40 de largeur, est destinée à isoler la voûte et ses pieds droits des murs de cuvette soumis à l’action, et, en outre, à faciliter les réparations partielles qui pourront devenir nécessaires. Les deux têtes de ce souterrain sont construites en pierre de taille d’Euville ; à celle d’aval, deux escaliers en pierre lui donneront un caractère monumental. Les revêtements de la voûte sont en moëllons tirés du souterrain même ou des tranchées, piqués, ciselés avec soin et hourdés en mortier composé d’excellente chaux hydraulique de Ste.-Valdrée. Les pieds droits de la voûte sont taillés dans le roc, sans revêtement, sauf dans les parties où il s’est rencontré des fissures considérables ou du mauvais sol. Les parois de la cuvette sont revêtus d’un parement de maçonnerie, pareil à celui de la voûte. Le radier, dans les parties remplies de fissures, sera en béton ; les banquettes sont en pierre de roche, tirée aussi du souterrain, grossièrement taillée.
A l’issue du souterrain, le canal entre dans une tranchée courbe et très profonde, creusée dans une vallée rétrécie par deux côtes assez élevées, sur les flancs desquelles se trouvent, d’un côté, un chemin communal, et, de l’autre, un chemin d’exploitation. Là, encore, la disposition du terrain et la mauvaise nature du sol ont rendus indispensables des revêtements d’une forte épaisseur. Le glissement du terrain, sur une assez grande étendue, survenu après l’exécution d’une partie de la tranchée, ne permet pas de s’en tenir, comme en l’avait essayé, à des talus rapides protégés par de simples perrés.
Pont-Canal. – Par cette tranchée, qui a 400 mètres de longueur, le canal est ramené sur la Moselle, et la traverse au moyen d’un pont en pierre, de 136 mètres d’ouverture, qui le soutient à 10 mètres au-dessus des plus basses eaux de la Moselle. Avant de décrire ce monument, qu’il nous soit permis de regretter, avec tous ceux qui ont pu admirer l’ancien projet de M. l’ingénieur en chef Collignon, que des considérations stratégiques, ou peut-être une prudence exagérée, l’aient fait écarter par le conseil des ponts et chaussées, et forcé son auteur à lui enlever ce caractère de hardiesse et d’élégance qui en aurait fait le monument le plus remarquable de notre province.
Tel qu’il est, le pont-canal de Liverdun suffirait seul à la gloire d’un ingénieur. Il était difficile de déguiser plus heureusement la grande hauteur des murs nécessaires à l’encaissement du canal, et qui forment, au-dessus des arches, des tympans d’une proportion trop forte. Cette disproportion est détruite au moyen d’un cordon en pierre qui sépare les arches du pont des murs de la cuvette. Entre ce cordon et celui qui couronne le pont-canal, des pilastres divisent la façade de cette partie du pont et en rompent la monotonie. Peut-être faut-il regretter que la nécessité de se raccorder avec les piles du pont n’ait pas permis de donner à ces pilastres un peu plus de légèreté et un peu plus de mouvement, sans dénaturer le caractère de sévérité et de grandeur que devait conserver le monument.
La longueur totale du pont est de 175 mètres (les culées compris), sa largeur est de 10 mètres 60 centimètres. Il se compose de douze arches, toutes en plein cintre, dont dix de 13 mètres de diamètre et deux petites arches latérales de 3 mètres, par lesquelles se fera la circulation sur les deux rives de la Moselle, au-dessous du canal. Les banquettes servant de chemin de halage ont 2m05 de largeur ; elles portent des dés de pierre, dans lesquels sera scellé un élégant garde-corps en fer. Les dimensions de la cuvette du pont sont : à la hauteur des banquettes, 6m50, au plafond, 6m08. La profondeur est de 2m10. Les piles ont été fondées sur un massif de béton coulé à sec ; elles sont revêtues en pierres de taille d’Euville ; le fond de la cuvette et ses parois intérieurs sont en béton, composé de gravier et de mortier très hydraulique fait avec de la chaux de Ste.-Valdrée, du sable siliceux et de la pouzzolane artificielle. La surface de ce béton est recouverte d’une chappe en mastic minéral composé d’asphalte provenant des mines du Val-de-Travers, qui a été garantie par une seconde couche de béton et revêtue d’une maçonnerie en moëllons piqués.
La précision avec laquelle sont exécutés toutes les parties de ce monument prouve que l’entrepreneur, M. Mombrun, en a compris l’importance, et que les ouvriers les plus habiles en tout genre y ont été employés.
M. Zeiller, ingénieur des ponts et chaussées, chargé des travaux de la 2.° subdivision du canal de la Marne au Rhin, a eu ici, comme au souterrain, une foule d’immenses obstacles à vaincre. Pendant qu’on jetait les fondements du pont, les pluies continuelles de 1841 ont amené treize crues extraordinaires, qui ont détruit presque chaque fois les ouvrages préparatoires et suspendu les travaux ; ce n’est qu’à force d’énergie, de persévérance et d’études profondes, que ce savant et modeste ingénieur a vaincu ces difficultés. Il a fallu créer un matériel considérable et, avec une vigilance continuelle, épier en quelque sorte les instants où les eaux baissaient pour recommencer les travaux et les pousser activement. Tous ces obstacles surmontés, rien ne paraissait encore, il semblait que tout restait à faire ; et, lorsque de tous les points des environs, la population est venue assister à la pose de la première pierre du pont, préoccupés de l’importance d’un canal dont le prompt achèvement nous était promis, charmés des détails de cette fête si pittoresque, où, malgré l’inclémence du temps, s’est manifesté le goût et le génie artistique de nos ingénieurs, nous avons à peine vu le résultat de tant d’efforts, et nous n’avons pu apprécier tout ce qu’il a fallu de savoir et d’habilité pour l’obtenir. Il en est ainsi de toutes les œuvres de génie ; le travail ne s’y laisse pas deviner, et ceux qui admireront ce monument achevé, sa masse imposante et ses détails d’une beauté sévère, ne pourront se faire une idée des trésors de science et d’étude qui y sont cachés, tant les combinaisons leur en paraîtront simples, tant est convenable l’ensemble du pont, et son exécution parfaite.
La première pierre du pont-canal de Liverdun a été posée, le 22 septembre 1841, par M. Teste, ministre des travaux publics, en présence des autorités civiles, ecclésiastiques et militaires du département. Le procès-verbal de la cérémonie et la médaille commémorative ont été placés dans la culée, du côté de Liverdun.
La médaille est en bronze, d’une belle exécution ; elle présente d’un côté la tête du Roi et de l’autre cette inscription
CANAL
DE LA MARNE AU RHIN
LOI DU 3 JUILLET 1838
PONT – CANAL DE LIVERDUN
LA PREMIERE PIERRE
DE CE MONUMENT A ETE POSEE
LE 22 SEPTEMBRE 1841
LOUIS-PHILIPPE I
ROIS DES FRANÇAIS
J.-B. TESTE MINISTRE DES TRAV. PUBL.
A.-V. LEGRAND SOUS-SECRET. D’ETAT
LUCIEN ARNAULT
PREFET DE LA MEURTHE
COLLIGNON ING. EN CHEF.
Masson : J’ai eu la chance de voir ce fameux pont-canal le texte est loin de rendre l’impressionnant effet du passage d’un bateau sur un canal à 10 mètres au dessus du sol et de la Moselle ! Malheureusement ils l’ont fait dynamiter dans les années 80 ! Je l’ai vu de mes yeux ! Mais s’il ne nous reste plus rien du pont-canal à part ce texte et peut-être des photos que des gens auront faite il reste quand même encore quelque chose. Mon oncle Daniel Sold, malheureusement décédé m’a montré avec une grande fierté et il avait raison, les plans de la porte de la grille en fer forgée du pont-Canal en sa possesion, une véritable splendeur ! proche de la beauté des grilles de la place Stanislas ! Je ne sais pas ce que sa famille en a fait sa femme à Frouard, gravement malade de la schlérose en plaque, l’a sans doute encore.
Tous ces travaux, que nous avons essayé de décrire, ce souterrain, ces énormes tranchées, ces ponts, ces aqueducs, cette écluse, cette élégante maison, ce pont-canal, enfin toutes ces constructions, qui, autrefois, auraient exigé un siècle d’efforts, quatre ans à peine ont suffi à leur achèvement.
Matériaux qui ont servi à la construction. – Ainsi que nous l’avons indiqué, les matériaux employés à ces travaux sont : pour le pont-canal et les assises principales des ponceaux, pour les deux têtes du souterrain et de l’écluse, la belle pierre des carrières d’Euville (Meuse) ; pour le surplus, des moëllons piqués extraits du souterrain et des tranchées, ou choisi dans les meilleurs bancs des carrières de Liverdun. Le sable provient des anciens attérissements de la Moselle ; les cailloux, pour le béton, du lit de la rivière ; la chaux hydraulique, qui est d’une excellente qualité, a été fournie par les chaufours établis, pour les travaux du canal, à Ste.-Valdrée, sur le territoire de Laneuveville-devant-Nancy. La pouzzolane artificielle, pour la cuvette du pont-canal, son radier et celui de l’écluse, a été fabriquée à Liverdun avec les argiles mêlés de sables que la Moselle a déposés sur ses bords. Cette matière a été cuite dans un four à feu continu avec de la braise des chaufours de Ste.-Valdrée.
Forme du sol. – Le territoire de Liverdun est occupé par l’étage inférieur du calcaire oolithique (terrain jurasique), appelé ordinairement oolithe ferrugineuse. Il y constitue des coteaux assez élevés formant des plateaux bien étendus, dont les pentes sont généralement rapides et escarpées, c’est ce qui rend le pays très pittoresque ; les vallées y sont resserrées.
Agriculture. – Le sol est, en grande partie, peu favorable à l’agriculture. Les côtes rocailleuses reçoivent la culture de la vigne, qui est souvent dégradée par des grandes averses ; dans les parties inférieures de ces côtes, la luzerne, le sainfoin et d’autres plantes fourragères réussissent bien. Le colza et les pommes de terre prospèrent dans les vallées. Les plateaux, malgré leur aridité, sont recouverts de très beaux bois, dont l’essence dominante est le chêne et le hêtre ; dans ces bois, le botaniste peut faire une belle moisson de plantes rares.
Les sources abondantes, dans quelques endroits de la vallée, sont très rares dans d’autres.
Richesse minérale. – Les bancs supérieurs du calcaire peuvent donner de la chaux grasse, bonne pour les constructions ordinaires, des moëllons de remplissage, et même quelques tailles pour les portes et fenêtres ; les bancs calcaires, appelés roche rouge, donnent d’assez bons moëllons de parements et de la pierre qui ne demande pas une taille finie ; cette roche est assez résistante à la gelée, cependant moins que celle de mêmes bancs des environs de Nancy. Les bancs inférieurs du calcaire marneux donnent une chaux maigre, peu hydraulique ; le banc de minerai de fer oolithique, que l’on a rencontré dans la tranchée et dans le souterrain, et dont on voit les affleurements sur la rive gauche de la Moselle, est assez riche et peut être exploité avec avantage. Les marnes endurcies de la partie supérieure, de la formation lias, peut donner un assez bon ciment après une cuisson convenable. Les anciens attérissements de la Moselle renferment de très beau sable siliceux, convenable pour les constructions et qui est exploité seulement depuis le commencement des travaux du canal ; le lit de la Moselle fournit de bons cailloux et du sable ; cette rivière a déposé, sur ses bords, une glaise brunâtre mêlée de sable siliceux très fin, de carbonate de chaux et d’un peu de matière organique. Cette glaise, après une calcination convenable, donne une très bonne pouzzolane artificielle. (Note communiquée par notre zélé collaborateur, M. Zienkowicz.)
Reprenons le dessin du relief de côte et observons le plus précisément. Nous allons voir que de nombreux détails tentent à prouver que cette hauteur soit bien dédiée à Taranis le dieu du tonnerre le Dagda !
- L'oeil est situé à un lieu dit du nom de Ratelier, au pied nous avons la ville d'Houdemont. Il regarde Tomblaine le tombeau du soleil.
- Au front nous avons le Railleu mais surtout Saint Blaine. Or avec l'étude de la butte du Moulin à Vent du Val de la Natagne qui s'apellait autrefois Blaine nous pouvons déduire immédiatement la fonction solaire de cet endroit ! Il s'agit du couchant au solstice d'été mais aussi du zénith aux équinoxes !
- En face de l'oeil et du front se trouve le Bois des Fourneaux.
- Le nez a une forme totalement différente de celui d'hermès et de Lucifer.
- Il est constitué par le relief de côte de Bois le Duc, Champ Hartemont, le Bois du Prieuré ou Montet et de la ville de Vandoeuvre à ses pieds.
La particularité à notez à propos du nez est qu'il est ouvert de part en part au niveau de ce qui semble être ses narines. Nous trouvons le Montet.
- La bouche est trés petite à Brabois. Au pied se trouve le Jardin Botanique.
- Le meton est intéressant car son dessin donne un aspect de vieillard au Dagda. C'est le Parc de Brabois.
- Au fond de la gorge on a la Fac de Médecine.
- La tête est constituée de plusieurs bois : Bois chène le loup, Bois du Four, Bois de la Grande Fraise, Bois convers et bois des Vaches.
- La tête est ouverte en deux de part en part depuis les narines du Dagda jusqu'à la sortie de son cerveau à Chavigny. Notons la Fontaine de Charlemagne.
- Au dessus de la tête se trouve l'arme du Dagda : une double hache appelée Bipène. C'est aussi le marteau et l'enclume. Elle est constituée du Bois de Châtel. Notons les lieudits du relief de côte qui la constitue : Noyer Saint Jacques du côté de Chavigny, Bois des Roches, l'Ermitage Saint Joseph, Fontenelle, Champ Brûlés, les Druines. Et surtout le lieudit "Les Signons" juste avant Neuves-Maisons toponymie trés proche de celle de "Au Sagnon" du Val de la Natagne car c'était l'endroit où se trouvait un petit fanum qui était le centre d'observation du calendrier Leuque. Il est fort probable qu'en cette endroit on retrouve également un petit fanum. En effet il n'y a qu'un "i" de différence avec le "a" et c'est un pluriel ce qui laisse sous-entendre plusieurs autels. Le camp Leuque d'Affrique se trouve dans l'enclume et pas n'importe où, là où elle enfonce le clou !
- Le coup est constitué par le Bois de la Champelle et Bois de la Sivrite. Notons les cinq fontaines.
- Et enfin sans doute le plus important : le clou enfoncé par le marteau : le bois de Grève juste avant Messein.

Si j'ai trés peu de photos d'observations solaires nous pouvons tout de même en déduire certaine fonctionalités en mesurant le relief de côtes. En effet nous remarquons que nous retrouvons tout autour du visage nos 5 cm du rayon de la cardioîde du parcourt du soleil tout au long d'une année. Ainsi le Parc de brabois sur la cart ign d'échelle 4 cm pour 1 km fait 5 cm, la distance entre la chapelle St Fiacre et le bout du nez 5 cm, la bosse du nez jusqu'au Ratelier 5 cm, de Mont au Ban au Railleu 5 cm, de Blaine à les Pales 5 cm, de un peu avant les Druines à la Haute borne 5 cm, de la Haute Borne aux Limaçons 10 cm et enfin de aux Limaçons en suivant le relief de côte vers Chavigny 5 cm !

Remarquons la proportion solaire de l'enclume : 5 cm, 10 cm, 5 cm !
Les 10 centimètres sont le diamètre de la cardioïde du parcours du soleil tout au long d'une année en cet endroit.
Nous allons ainsi pouvoir lire les périodes de l'année telles que solstices d'été, solstices d'hiver et équinoxes de printemps et d'automne tout autour du Dagda. Tout dépendra où on se trouvera au pied du relief de côte correspondant.
Il y aussi tous les noms de lieus dits à caractère solaire que nous pouvons indiquer et nous en profiterons pour indiquer les fontaines importantes :
Plaine :
- Coll. la brûlée
- Bois des Fourneaux
- Le rouge Pré
- St Blaine
- Champ Brûlés
- Le Breuil
- La noire fontaine
- Bonne fontaine
Plateau de Haye :
- Bois du Four
- les cinq fontaines
Tête :
- Bois du Four
- Chauffour
- la fontaine Charlemagne
Le premier indice qui nous suggère la présence de l'enclume et donc du Dagda ce sont les armes de Neuves Maisons car en effet on en a la description mais aucune explication du pourquoi de la précence du dessin d'une enclume et d'un marteau !

Un autre indice indiquant la présence du Dagda c'est la toponymie Bois chêne le loup.
En effet dans les Mystères du Forgeron nous aprenons que le nom de “ druide ” aurait été formé à partir d’un nom indo-européen composé de “ dru ”, le “ chêne ”, et de la racine “ veid ”, “ savoir ” et nous avons un lieudit les druines de la même origine.
Au symbole de la Hache nous trouvons : – A l’époque chrétienne, la hache devint le symbole ou l’attribut de Saint joseph or on trouve un ermitage Saint joseph à Messein !
De plus dans la mythologie de Sucellus dieu des tonneliers on lit que son nom signifie " dieu au maillet " ou " bon frappeur ". Il est presque toujours habillé à la gauloise avec une tunique à capuchon, des braies et des bottes. Il porte parfois une peau d'animal en particulier de loup ou de hyène. Mais son attribut essentiel est le maillet equivalent à la massue de Dagda. Le Dagda était recouvert d'une peau de Loup et nous pouvons ici immédiatement faire le lien avec les Leuques en expliquant pourquoi : les Leuques s'appelaient les Loups !
On peu ainsi essayer de traduire la toponymie Bois Chêne le loup par "on obtient le savoir en revettant la peau du loup !"
Un autre indice précisant la présence du Dagda se trouve également avec le Bois de la Grande Fraise. Je pense qu'il ne s'agit pas des grosses fraises que nous connaissons mais de fraises des bois. Jusqu’à ce que les fraises oc-cupent nos jardins, il s’est écoulé des millénaires. Nos ancêtres, eux, n’ont connu que la fraise des bois (fragaria vesca). Mais avant d’aller plus loin, une précision: ce n’est en aucun cas l’ancêtre de notre fraise actuelle, seulement une lointaine cousine. Qu’importe, au fond, car la passionnante histoire de la fraise commence par la fraise des bois, souvent glorifiée pour ses vertus médicinales. Les premières découvertes remontent à l’âge de la pierre.
Dans l’Antiquité, déjà, les poètes romains Virgile (19 av. notre ère), Ovide (an 18 de notre ère) et Pline (an 79 de notre ère) vantaient les qualités des petites fraises des bois aromatiques. Ils l’appelaient «frega» ou «fregum». Une autre histoire légendaire, en revanche, nous raconte qu’en l’an 916 un homme du nom de Julius de Berry offrit à son roi une coupe emplie de fraises des bois. Celui-ci en fut si ravi qu’il l’adouba, lui donna le nom de «fraise» et lui permit de faire figurer six fleurs de fraise sur les armoiries familiales.
Les Romains, en faisaient des masques de beauté. C'est au Moyen Age qu'on commencera à introduire la fraise des bois dans les jardins et les potagers, et à améliorer sa récolte avec fumage et paillage du sol. A la Renaissance, la fraise était un fruit apprécié que l'on consommait (déjà !) avec de la crème - pour les femmes, ou du vin pour les hommes -. La Quintinie, jardinier de Louis XIV, lui fit les honneurs de son extraordinaire potager.
Cependant, les grosses fraises que nous connaissons aujourd'hui ne furent introduites en France qu'en 1713, par un officier de marine du nom de Frézier.
La fraise est un fruit répandu. En Europe et en Asie, les fruits de l'espèce Fragaria vesca, les fraises des bois, sont de petite taille. Connues depuis l'Antiquité, les romains les utilisaient dans leurs produits cosmétiques en raison de leur odeur agréable : la « fragrance ». Mais les fraises poussent également le long des côtes américaines donnant sur l'Océan Pacifique, d'Alaska au Chili.
La fraise est tout sauf un fruit ! Comme la figue, c'est un faux fruit. La fraise est le receptacle devenu charnu à maturité de la fleur du fraisier de la famille des Rosacées qui abrite dans ses creux à la surface de nombreux petits akènes, les petits grains secs et durs qui croquent sous la dent. Contenant eux-mêmes des graines, ces akènes sont les vrais fruits. D'après une très ancienne tradition indo-européenne, le diable, les esprits du mal, les fées, les gnomes se servent des fraises pour attirer les jeunes qui s'aventurent dans les forêts et s'en prendre à eux. Selon les écrits d'Albert le Grand pour se promener tranquillement dans un endroit " à serpents ", il faut se munir de feuilles de fraisier, " car aussitôt qu'un serpent sent ces feuilles, il prend la fuite. Cela est si vrai que si l'on fait comme un cercle avec ces feuilles, et qu'ensuite on mette au milieu un serpent vif, il y demeurera sans se remuer, de même que s'il était mort : que si l'on fait du feu proche de ce cercle, et que l'on fasse une ouverture du même côté où sera ce feu allumé, ce serpent aimera mieux se jeter dans le feu que de rester au milieu de ces feuilles." Nous retrouvons ici avec le serpent un des attributs du cavalier à l'anguipède à queue de serpent.
Dans l'antiquité selon la légende, jadis toutes les framboises étaient blanches. Mais, un jour que Jupiter, encore petit enfant, faisait retentir les échos de la montagne de cris furieux à rendre sourds les Corybantes eux-mêmes, la nymphe Ida, fille de Mélissos, roi de Crète, voulut, pour l'apaiser, lui cueillir une framboise; elle s'égratigna le sein aux épines de l'arbuste. Le sang de la nymphe teignit à jamais les fruits d'un rouge éclatant. Or les propriétés nutritionnelles de la framboise sont proches de celles de la fraise. Nous pouvons ainsi en conclure que la framboise, proche de la fraise était un aliment de Jupiter, Taranis, le Dagda étant petit. Le Bois de la Grande Fraise pour moi indiquerait cette légende sur Jupiter enfant.
Enfin, le dernier indice et le plus important que l'on ne trouvera pas sur nos nouvelles cartes IGN mais sur l'ancien plan de Vandeouvre et attestant de la présence du dieu du tonnerre en ce lieu : il s'agit de la fontaine du Tonnerre ! Une fontaine similaire à celle que nous avons étudié dans le blog de la fibule de Remecourt au chapitre de la Source du Tonnere !
http://fibule-ramecourt.blogspot.comPlan de Vandoeuvre :

Elle se trouvait à la pointe du nez du Dagda :

Nous connaissons la fonctionalité lunaire de la source du tonnere de Lug, le loup, le plateau de Malzéville elle sera donc la même pour celle-ci fontaine du tonnerre de Taranis lunaire mais au couchant !
J'ai essayé de la retrouver dans le Vandeouvre d'aujourd'hui ça n'a pas été facile mais je pense y être parvenu. Elle est toujours là mais sous-terre canalisée dans les jardins qui se trouvent derrière la mjc Lorraine.

20 Mars 2000 photo prise devant le cimetière de Vandoeuvre. Je part à la recherche de la fontaine du Tonnere. Les dégats encore visibles de la catastrophe écologique du 26 décembre 1998 (le 21 décembre était une pleine Lune !) sont à pleurer.

20 Mars 2000 Equinoxe de printemps vers 15h. Découverte de la Fontaine du Tonnerre de Vandoeuvre (canalisée sous terre). On l'entend couler sous cette plaque. Les gens y déversent leurs égouts. Le soleil est perpendiculaire à la source.

20 Mars 2000. Le jardinier m’indique la position exacte de la source du Tonnerre : l’endroit où sort le ruisseau de Brichambeau. On est géographiquement au pied du plateau correspondant au Bélier. Hors le jour de l’équinoxe de printemps, le soleil se trouve dans le signe zodiacal du Bélier. Ce qui en fait la projection sur le sol de cette constellation.
Faisons deux simulations astronomiques au 21 mars 2004 et 2007 pour le confirmer :


On remarque que par la fontaine du Tonnerre sur la carte IGN passe un méridien celui de 6° 10' Est du Méridien international. L'idée ensuite est de relier la fontaine et la source du Tonnerre ensemble par une droite et d'en relever l'angle. nous obtenons ainsi le croquis suivant et l'angle que je pense lié à ce qu'on a appelé le Graal :
Angle de 20° par rapport au 6° 10' Est du Méridien International
- Source du Tonnerre : passage au méridien des astres
- Chemin du Pain de Sucre
- Jonchère
- Forêt du Dom. de Keu
- Bois de Flavemont
- Le Plateau
- Dommartemont (MARS) APOLLON
- Sous la Côte
- Chemin des Carrières
- Chemin de la Gueule du Loup
- I. du Château Bleu
- Rue des Fuchsias
- Rue des Pétunia
- Parc de Libremont
- Rue De La Salle
- Rue de Jolimont
- Saint Max
- Rue Raymond Poincaré
- Rue Edouard Branly
- Allée Mozart
- Rue de Mainvaux
- Allée des Sapins
- Rue Alexandre Ier
- Rivière La Meurthe
- On coupe l'île (Moulins)
- Chemin de la Poudrerie
- Rue de Château Salins
- On coupe un carrefour H. Bazin
- Quai Sainte Catherine
- Porte Sainte Catherine
- EDF (énérgie)
- Place de la Division de Fer
- Porte Saint Georges
- Rue Drouin
- Rue du Manège
- Rue Lacordaire
- Rue Sainte Anne
- Rue Saint Nicolas
- Eglise Saint Nicolas
- Rue Saint Dizier
- Rue des Quatre Eglises
- Rue de l'Abbé Didelt.
- Couvent des Soeurs Saint Charles
- Boulevard de l'Insurrection du Ghetto de Varsovie
- Rue de Phalsbourg
- Allée de la Garenne
- Avenue de la Garenne
- Rue du Gal. Balfourier
- Bould. Jean Jaurès
- Rue du Docteur Bernheim
- Clinique Jeanne d'Arc
- Avenue du Gal. Leclerc
- Rue du Maréchal Exelmans
- Rue Chrisitan Moench
- Eglise Notre-Dame-de-Lourdes
- Rue du Général Chevert
- Rue du Général Duroc
- Rue du Maréchal Oudinot
- Rue du Docteur Calmette
- Rue Loevenbruck
- Avenue du Charmois
- Groupe Scolaire
- Allée Spa
- Centre Médico Social
- Allée de Bruxelles
- Rue de Belgique
- Rue de Louvain
- Allée de l'Alzette
- Rue du Luxembourg
- Boulevard de l'Europe
- Rue du Portugal : on a habité cette rue de Août 94 à Mai 96. La ligne
de l'angle de 20°/6° 10' coupe exactement l'endroit où se situe le
bâtiment Les Chardonnerets où nous résidions au 13. Nous y avons vécu
un véritable enfer. La famille Neige nous a martyrisé avec des marteaux,
pompes d'aquarium, volière dans une pièce... ce qui donne l'équation :
neige = marteau - poisson - oiseau
- Vandoeuvre-les-Nancy
- Poterie
- Rue de Provence
- Rue de Lorraine
- Rue de Villers : GRANNUS à proximité du croisement en S avec la
rue du Gal. Leclerc
Axe de 6° 10' Est du Méridien International
- Bois de Champ de retrait
- 361 m Oeil de Kernunos (Dieu Cerf)
- Jéricho
- Les Néveaux (Narines de Kernunos)
- Delta de Champigneulles
- Champigneulles
- Château du bas
- La Fourasse 301 m (Eperon barré)
- Chemin des côtes Chevalier
- A31
- Rue de la Justice
- Complexe sportif Marie Marvingt
- Rue de Solvay
- Rue de Verdun ou rue de Ste Barbe
- Maxéville
- Cités Solvay
- Rue Courbet (au 16 habite la famille De La Salle)
- Avenue du Commandant Charcot
- Rue Ferry
- Allée David
- Rue du Clos des Moines
- Nancy
- Ecole Normale
- Rue Gambetta
- Le Grand Sauvoy
- Rue Lyautey
- Ecole Normale
- Sr. de Maxéville
- Rue Jean Baptiste Thierry Solet
- Rue de la Croix d'Auyot
- Sr. Cr. d'Auyot
- Rue Alix Leclerc
- Sr. de Talbo
- Liège
- Rue d'Auxonne
- Place Aimé Morot
- Rue du Moulin de Boudonville
- Rue de Verdun
- Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (Armand prof. de Géomorphologie)
- Avenue de la Libération
- Place Camille Cavalier
- Rue de Paris
- Rue de Rome
- Rue de Turique
- Rue Notre Dame des Anges
- Cimetière de Préville
- Avenue de Boufflers
- PTT (communication)
- Impasse Saint Lambert
- Rue François de Neufchâteau
- Rue de Laxou
- Rue des Goncourt
- Ponts et Chaussées
- Palissot
- Madame de Vannoz
- Rue du Vieil Aître
- Lothaire II
- Place Painlevé
- Musée de l'Ecole de Nancy
- Hôpital militaire Sédillot
- Rue Félix Faure
- Rue du Placieux
- Rue Eugène Hugo
- Rue du Colonel Courtney de Cissey
- Rue du Général Custine
- Rue Vauban
- Rue du Général Hulot
- Place du Docteur Lionnel Pélerin
- Rue d'Epinal
- Rue Domrémy
- Rue du Docteur Laurent
- Rue Roubaix
- Rue de la Prévoyance
- Rue du Général Gouraud
- Avenue du Général Mangin
- Rond Point du Vélodrome
- Avenue Jean Jaurès
- Rue Léon Blum
- Avenue du Général Leclerc
- Rue de Provence
- Avenue du Général Leclerc
- Vandoeuvre-les-Nancy
- Rue de Villers : emplacement du Grain (GRANNUS) dans le nez du
Bélier (Amon). Le Bélier est à tête de Bipène et correspond à Taranis
dieu du Tonnerre, ce qui explique le pourquoi du nom de la source du
Tonnerre qui se situe à 20° Est du Méridien de 6° 10' listé ci-dessus.
Superposons notre grille au pas solaire sur le relief du Dagda découverte en étudiant le Grand Courroné :

Comment faire pour la centrer ? Et bien c'est trés simple : il suffit de reporter la cote solaire du bois du chanois du Grand Couronné tout autour de la carte IGN au crayon de papier et d'indiquer deux points deux centres d'hexagones :

Nous obtenons la carte suivante :

Observez avec qu'elle précison la grille suit parfaitement le relief de côte par le centre des hexagones !
L'enclume mesure quatre hexagones. On a un hexagone centré sur le Bois de Grève tout comme le Bois des Fourneaux et le Rondeau de Chaligny. La fontaine du Tonnerre est située à un centre d'hexagone comme l'oeil. Le Parc de Brabois fait deux hexagones.
Si l'on prolonge notre angle de 20° de la fontaine du tonnerre à la source du tonnerre en pénétrant dans la tête du Dagda c'est à dire le cerveau on suit exactement le parcourt lunaire (en jaune sur l'image) :

Or il faut savoir que dans le texte des symboles sur la Hache nous avons la même explication dans la mtyhologie Grecques :
Athéna (la Lune) sort du cerveau de Zeus (Taranis, Sucellos, le Dagda), ouvert d’un coup de hache.
Le nom Athéna est l'inversion du nom de la déesse sumérien Anatha, Reine du Ciel ; elle est aussi la Déesse de la Lune (celle qui brille pendant le nuit).
Parmi ses noms primitifs : Coronis (corneille) ; Ino, Admétè et Alalcomeneïs.
Elle était Neith, déesse de la Guerre et de l'amour des Libyens.
- Le marteau frappe sur quelque chose qu’il faut déterminer : peut-être sur le soleil pour symboliser la fin d’une saison ?... Une chose est certaine, au couchant de l’équinoxe de printemps, le soleil va dans le Val de Messein, Neuves-Maisons, à hauteur de la butte du bois des Grèves. Cette butte indique donc l’équinoxe de printemps mais aussi celui d’automne, ceci pour un observateur sur la nationale 4 bis. De ceci nous pouvons en déduire la position du solstice d’été pour ce même observateur qui doit être le menton ou la bouche de Taranis donc Villey-les-Nancy. Ce qui peut encore se traduire par le sabot (Taranis) écrase le printemps pour faire jaillir l’été. Taranis semblera donc cracher le feu en été.
- Le chaudron, c'est chez les Celtes, l'équivalent de la Corne , du vase ou de la Jarre en d'autres lieux: c'est le chaudron d'abondance dispensant une nourriture inépuisable, symbole d'une connaissance sans limites. C'est l'ancêtre et prototype du Saint-Graal. Hors le corne du Bélier c'est le marteau !
Le chaudron du Dagda c'est le bois de châtel ! On ne sera pas surpris d'y trouver le camp d'Affrique Leuques !
- le Dagda à un point solaire au front comme Hermès, Lucifer, Mithra et Cernunos.
- La forme de Mithra est plus précise qu’une simple tête de boeuf. En effet, le bois de la Fourasse de Laxou forme le flanc du taureau et le Dagda (bois de Châtel etc...) forme le sabot du taureau (son pied), autrement dit Mithra le boeuf à une jambe ! De plus, Mithra n’est pas un animal figé mais en action : il court en direction du levant. Le symbolisme du pied fait apparaître le mot forgeron et de forgeron on passe au tonnerre ce qui explique le lien qu’il existe entre Mithra et le forgeron. Mais il y a encore plus fantastique que cela ! On a vu que le forgeron était boiteux hors Mithra n'a qu'un pied formé par Lucifer et le Dagda !
Dans la mythologie égyptienne il existe une jambe de boeuf :
LA JAMBE DE BŒUFComment les Egyptiens voyaient-ils la Grande Ourse ?
En raison de sa forme,
les Egyptiens appelaient la constellation des sept étoiles de la Grande Ourse "la Jambe de Bœuf", mais aussi Mesekhti, "I'Outil qui Frappe", "le Bâton"... Dès le début de l'histoire égyptienne, cette constellation a été considérée comme maléfique. Pourtant, elle appartenait au groupe des "étoiles indestructibles", c'est-à-dire
celles qui ne se couchent jamais, ne disparaissent jamais totalement derrière l'horizon, et que les Egyptiens vénéraient particulièrement.
C'est sous la forme d'une cuisse de bœuf qu'on la trouve représentée sur la voûte céleste dessinée sur le plafond du temple de Denderah ; mais dans le temple du roi Sekhouy, elle a été dessinée sous la forme d'un bœuf entier. Etant considérée comme maléfique, elle finit par être assimilée au plus mauvais des Dieux que s'étaient donné les Egyptiens, Seth, l'ennemi d'Osiris (
il semble que le terme "Seth" ait été, paradoxalement utilisé en général pour désigner l'ensemble des constellations circumpolaires...). La Grande Ourse fut ainsi parfois appelée le "Chien de Seth".
Pour se protéger contre les maléfices de Seth, les Egyptiens entourèrent la Jambe de Boeuf de constellations destinées à la surveiller pour l'empêcher de nuire.
Ils placèrent notamment près d'elle la déesse Epêt, qui prend la forme étrange d'un hippopotame femelle (peut-être enceinte) qui possède une poitrine de femme et des pieds de lion. Elle porte de plus sur le dos un crocodile dont elle partage souvent la queue ! Epêt correspond à un morceau de la constellation que nous appelons
maintenant le Dragon.
Parfois, Epêt est nantie d'une tête humaine ou de lion... malgré son allure pour le moins étrange, c'est une déesse bienveillante, qui commande aux talismans, protège des maladies et spécialement lors des accouchements. C'est pourquoi elle apparaît chaque matin au lever du soleil...
D'autres préposés à la garde de la maléfique Jambe de Boeuf sont la déesse Nubienne Selqet, ainsi que les quatre fils d'Horus. Puis on voit aussi un dieu appelé Anen, reconnaissable au bâton qu'il porte sur ses épaules. Il ressemble beaucoup à Horus, et parfois on le considère simplement comme la forme que Horus adoptait pour combattre "le Monstre du Nord".
Pour les Aztèques, la forme de la constellation représente le buste et l'unique jambe du dieu Tezcaltipoca, qui avait perdu l'autre au combat. Il a été mis parmi les étoiles par son frère Quetzalcoatl, un dieu bénéfique, car Tezcaltipoca voulait détruire l'oeuvre de son frère. De plus, il fut condamné à danser alternativement sur son unique jambe ou sur les mains (quand la Grande Ourse est vers le bas).
L'astérisme formé par ses sept étoiles principales a aussi été appelé la Louche (Indiens d'Amérique du Nord),
l'Unijambiste (Amérique Centrale), la Grande Casserole ou le Chariot (Chine, Europe) ou la Charrue (Anglo-saxons)... entre autres dénominations.
Le boiteux, l'unijambiste, le forgeron, c'est la Grande Ourse ! Et la Grande Ourse associée au Taureau correspond au ciel d'hiver !
On a vu à l'étude du relief de côte de Lucifer que je n'étais pas certain qu'il soit associé à une constellation, c'est tout à fait exacte quand on le prend seul, associé avec le Dagda il forme la Grande Ourse !
Je lance un appel à tous les astronomes de bonnes volonté, prouvez par vos observations ce que je viens d'avancer sera pour vous qui connaissez votre ciel étoilé sur le bout de doigts un jeu d'enfants !
Genèse 15:9 Et l’Eternel lui dit : Prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe.
Genèse 22:13 Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes ; et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Exode 29:15 Tu prendras l’un des béliers, et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier.
Exode 29:16 Tu égorgeras le bélier ; tu en prendras le sang, et tu le répandras sur l’autel tout autour.
Exode 29:17 Tu couperas le bélier par morceaux, et tu laveras les entrailles et les jambes, que tu mettras sur les morceaux et sur sa tête.
Exode 29:18 Tu brûleras tout le bélier sur l’autel ; c’est un holocauste à l’Eternel, c’est un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Eternel.
Exode 29:19 Tu prendras l’autre bélier, et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier.
Exode 29:20 Tu égorgeras le bélier ; tu prendras de son sang, tu en mettras sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron et sur le lobe de l’oreille droite de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le gros orteil de leur pied droit, et tu répandras le sang sur l’autel tout autour.
Exode 29:22 Tu prendras la graisse du bélier, la queue, la graisse qui couvre les entrailles, le grand lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui les entoure, et l’épaule droite, car c’est un bélier de consécration ;
Exode 29:26 Tu prendras la poitrine du bélier qui aura servi à la consécration d’Aaron, et tu l’agiteras de côté et d’autre devant l’Eternel : ce sera ta portion.
Exode 29:27 Tu sanctifieras la poitrine et l’épaule du bélier qui aura servi à la consécration d’Aaron et de ses fils, la poitrine en l’agitant de côté et d’autre, l’épaule en la présentant par élévation.
Exode 29:31 Tu prendras le bélier de consécration, et tu en feras cuire la chair dans un lieu saint.
Exode 29:32 Aaron et ses fils mangeront, à l’entrée de la tente d’assignation, la chair du bélier et le pain qui sera dans la corbeille.
Lévitique 5:15 Lorsque quelqu’un commettra une infidélité et péchera involontairement à l’égard des choses consacrées à l’Eternel, il offrira en sacrifice de culpabilité à l’Eternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d’après ton estimation en sicles d’argent, selon le sicle du sanctuaire.
Lévitique 5:16 Il donnera, en y ajoutant un cinquième, la valeur de la chose dont il a frustré le sanctuaire, et il la remettra au sacrificateur. Et le sacrificateur fera pour lui l’expiation avec le bélier offert en sacrifice de culpabilité, et il lui sera pardonné.
Lévitique 5:18 Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité un bélier sans défaut, pris du troupeau d’après ton estimation. Et le sacrificateur fera pour lui l’expiation de la faute qu’il a commise sans le savoir, et il lui sera pardonné.
Lévitique 6:6 (5–25) Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l’Eternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d’après ton estimation.
Lévitique 8:18 Il fit approcher le bélier de l’holocauste, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier.
Lévitique 8:20 Il coupa le bélier par morceaux, et il brûla la tête, les morceaux et la graisse.
Lévitique 8:21 Il lava avec de l’eau les entrailles et les jambes, et il brûla tout le bélier sur l’autel : ce fut l’holocauste, ce fut un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Eternel, comme l’Eternel l’avait ordonné à Moïse.
Lévitique 8:22 Il fit approcher l’autre bélier, le bélier de consécration, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier.
Lévitique 8:23 Moïse égorgea le bélier, prit de son sang, et en mit sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le gros orteil de son pied droit.
Lévitique 8:29 Moïse prit la poitrine du bélier de consécration, et il l’agita de côté et d’autre devant l’Eternel : ce fut la portion de Moïse, comme l’Eternel l’avait ordonné à Moïse.
Lévitique 9:2 Il dit à Aaron : Prends un jeune veau pour le sacrifice d’expiation, et un bélier pour l’holocauste, l’un et l’autre sans défaut, et sacrifie–les devant l’Eternel.
Lévitique 9:4 un bœuf et un bélier, pour le sacrifice d’actions de grâces, afin de les sacrifier devant l’Eternel ; et une offrande pétrie à l’huile. Car aujourd’hui l’Eternel vous apparaîtra.
Lévitique 9:18 Il égorgea le bœuf et le bélier, en sacrifice d’actions de grâces pour le peuple. Les fils d’Aaron lui présentèrent le sang, et il le répandit sur l’autel tout autour.
Lévitique 9:19 Ils lui présentèrent la graisse du bœuf et du bélier, la queue, la graisse qui couvre les entrailles, les rognons, et le grand lobe du foie ;
Lévitique 16:3 Voici de quelle manière Aaron entrera dans le sanctuaire. Il prendra un jeune taureau pour le sacrifice d’expiation et un bélier pour l’holocauste.
Lévitique 16:5 Il recevra de l’assemblée des enfants d’Israël deux boucs pour le sacrifice d’expiation et un bélier pour l’holocauste.
Lévitique 19:21 L’homme amènera pour sa faute à l’Eternel, à l’entrée de la tente d’assignation, un bélier en sacrifice de culpabilité.
Lévitique 19:22 Le sacrificateur fera pour lui l’expiation devant l’Eternel, pour le péché qu’il a commis, avec le bélier offert en sacrifice de culpabilité, et le péché qu’il a commis lui sera pardonné.
Nombres 5:8 S’il n’y a personne qui ait droit à la restitution de l’objet mal acquis, cet objet revient à l’Eternel, au sacrificateur, outre le bélier expiatoire avec lequel on fera l’expiation pour le coupable.
Nombres 6:14 Il présentera son offrande à l’Eternel: un agneau d’un an et sans défaut pour l’holocauste, une brebis d’un an et sans défaut pour le sacrifice d’expiation, et un bélier sans défaut pour le sacrifice d’actions de grâces ;
Nombres 6:17 il offrira le bélier en sacrifice d’actions de grâces à l’Eternel, outre la corbeille de pains sans levain, avec l’offrande et la libation.
Nombres 6:19 Le sacrificateur prendra l’épaule cuite du bélier, un gâteau sans levain de la corbeille, et une galette sans levain ; et il les posera sur les mains du naziréen, après qu’il aura rasé sa tête consacrée.
Nombres 7:15 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:21 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:27 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:33 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:39 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:45 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:51 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:57 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:63 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:69 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:75 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 7:81 un jeune taureau, un bélier, un agneau d’un an, pour l’holocauste ;
Nombres 15:6 Pour un bélier, tu présenteras en offrande deux dixièmes de fleur de farine pétrie dans un tiers de hin d’huile,
Nombres 15:11 On fera ainsi pour chaque bœuf, pour chaque bélier, pour chaque petit des brebis ou des chèvres.
Nombres 23:2 Balak fit ce que Balaam avait dit ; et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
Nombres 23:4 Dieu vint au–devant de Balaam, et Balaam lui dit : J’ai dressé sept autels, et j’ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel.
Nombres 23:14 Il le mena au champ de Tsophim, sur le sommet du Pisga ; il bâtit sept autels, et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
Nombres 23:30 Balak fit ce que Balaam avait dit, et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
Nombres 28:11 Au commencement de vos mois, vous offrirez en holocauste à l’Eternel deux jeunes taureaux, un bélier, et sept agneaux d’un an sans défaut ;
Nombres 28:12 et, comme offrande pour chaque taureau, trois dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile ; comme offrande pour le bélier, deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile ;
Nombres 28:14 Les libations seront d’un demi–hin de vin pour un taureau, d’un tiers de hin pour un bélier, et d’un quart de hin pour un agneau. C’est l’holocauste du commencement du mois, pour chaque mois, pour tous les mois de l’année.
Nombres 28:19 Vous offrirez en holocauste à l’Eternel un sacrifice consumé par le feu : deux jeunes taureaux, un bélier, et sept agneaux d’un an sans défaut.
Nombres 28:20 Vous y joindrez l’offrande de fleur de farine pétrie à l’huile, trois dixièmes pour un taureau, deux dixièmes pour un bélier,
Nombres 28:27 Vous offrirez en holocauste, d’une agréable odeur à l’Eternel, deux jeunes taureaux, un bélier, et sept agneaux d’un an.
Nombres 28:28 Vous y joindrez l’offrande de fleur de farine pétrie à l’huile, trois dixièmes pour chaque taureau, deux dixièmes pour le bélier,
Nombres 29:2 Vous offrirez en holocauste, d’une agréable odeur à l’Eternel, un jeune taureau, un bélier, et sept agneaux d’un an sans défaut.
Nombres 29:3 Vous y joindrez l’offrande de fleur de farine pétrie à l’huile, trois dixièmes pour le taureau, deux dixièmes pour le bélier,
Nombres 29:8 Vous offrirez en holocauste, d’une agréable odeur à l’Eternel, un jeune taureau, un bélier, et sept agneaux d’un an sans défaut.
Nombres 29:9 Vous y joindrez l’offrande de fleur de farine pétrie à l’huile, trois dixièmes pour le taureau, (29–10) deux dixièmes pour le bélier,
Nombres 29:36 Vous offrirez en holocauste un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l’Eternel : un taureau, un bélier, et sept agneaux d’un an sans défaut,
Nombres 29:37 avec l’offrande et les libations pour le taureau, le bélier et les agneaux, selon leur nombre, d’après les règles établies.
Esdras 10:19 qui s’engagèrent, en donnant la main, à renvoyer leurs femmes et à offrir un bélier en sacrifice de culpabilité ;
Ezékiel 26:9 Il dirigera les coups de son bélier contre tes murs, et il renversera tes tours avec ses machines.
Ezékiel 43:23 Quand tu auras achevé la purification, tu offriras un jeune taureau sans défaut, et un bélier du troupeau sans défaut.
Ezékiel 43:25 Pendant sept jours, tu sacrifieras chaque jour un bouc comme victime expiatoire ; on sacrifiera aussi un jeune taureau et un bélier du troupeau, l’un et l’autre sans défaut.
Ezékiel 45:24 Il y joindra l’offrande d’un épha pour chaque taureau et d’un épha pour chaque bélier, avec un hin d’huile par épha.
Ezékiel 46:4 L’holocauste que le prince offrira à l’Eternel, le jour du sabbat, sera de six agneaux sans défaut et d’un bélier sans défaut ;
Ezékiel 46:5 et son offrande, d’un épha pour le bélier, et de ce qu’il voudra pour les agneaux, avec un hin d’huile par épha.
Ezékiel 46:6 Le jour de la nouvelle lune, il offrira un jeune taureau sans défaut, six agneaux et un bélier qui seront sans défaut ;
Ezékiel 46:7 et son offrande sera d’un épha pour le taureau, d’un épha pour le bélier, et de ce qu’il voudra pour les agneaux, avec un hin d’huile par épha.
Ezékiel 46:11 Aux fêtes et aux solennités, l’offrande sera d’un épha pour le taureau, d’un épha pour le bélier, et de ce qu’il voudra pour les agneaux, avec un hin d’huile par épha.
Daniel 8:3 Je levai les yeux, je regardai, et voici, un bélier se tenait devant le fleuve, et il avait des cornes ; ces cornes étaient hautes, mais l’une était plus haute que l’autre, et elle s’éleva la dernière.
Daniel 8:4 Je vis le bélier qui frappait de ses cornes à l’occident, au septentrion et au midi ; aucun animal ne pouvait lui résister, et il n’y avait personne pour délivrer ses victimes ; il faisait ce qu’il voulait, et il devint puissant.
Daniel 8:6 Il arriva jusqu’au bélier qui avait des cornes, et que j’avais vu se tenant devant le fleuve, et il courut sur lui dans toute sa fureur.
Daniel 8:7 Je le vis qui s’approchait du bélier et s’irritait contre lui ; il frappa le bélier et lui brisa les deux cornes, sans que le bélier eût la force de lui résister ; il le jeta par terre et le foula, et il n’y eut personne pour délivrer le bélier.
Daniel 8:20 Le bélier que tu as vu, et qui avait des cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses.
Des textes de l'étude mythologique du Dagda et du dessin du relief de côte j'ai tiré une liste de symboles.
Bélier, Bipène, Boiteux, Calebasse, Chaudron, Enclume, Forgeron, Foudre, Fourneau, Hache, Marteau, Oie, Roue, Tonnerre
Nous allons dans un premier temps lister les symboles où se trouvent le mot bélier et relèverons la phrase ou le paragraphe correspondant. Ensuite dans le texte des symboles listés ci-dessus nous surlignerons les phrases ou paragraphes importants.
Symboles où le mot bélier est présent :
Cerf : Chez les anciens Hébreux, le mot cerf, ‘ayyâl, dérive du terme ‘ayîl signifiant bélier ; le cerf est souvent considéré comme une sorte de grand bélier ou plutôt de bouc sauvage, d’où les diverses traductions de la Vulgate.
Corne : La corne a le sens d'éminence, d'élévation. Son symbolisme est celui de la puissance. C'est d'ailleurs, d'une façon générale, celui des animaux qui la portent. Ce symbolisme est lié à Apollon-Karneios, à Dionysos ; il fut utilisé par Alexandre le Grand qui prit l'emblème d'Amon, le bélier, que le Livre des Morts égyptien nomme Seigneur des deux cornes. On le retrouve aussi dans le mythe chinois du terrible Tch'e yeou à la tête cornue, et que Houang-ti ne put vaincre qu'en soufflant dans une corne. Houang-ti utilisa le drapeau de son rival, portant son effigie cornue et détenant sa vertu, pour imposer son propre pouvoir. Les guerriers de divers pays (et notamment les Gaulois) ont porté des casques à cornes. La puissance des cornes n'est d'ailleurs pas seulement d'ordre temporel.
Les cornes de Bélier, note Guénon, sont de caractère solaire.
Soleil et lune, eau et feu apparaissent conjointement dans les croyances des Dogon bien qu'elles soient le plus souvent imprégnées d'un symbolisme lunaire, avec le mythe d'un bélier céleste, portant entre ses cornes une Calebasse (Courge) , qui n'est autre que la matrice solaire. Ses cornes, qui sont des testicules, servent à maintenir cette calebasse, qu'il féconde au moyen d'un pénis dressé sur son front, tandis qu'il urine les pluies et les brouillards qui descendent féconder la terre. Ce bélier se déplace sur la voûte céleste avant les orages, pendant la saison des pluies. C'est le bélier d'or, mais sa toison est faite de cuivre rouge, symbole de l'eau fécondante. Dans une variante du mythe, elle est faite de feuilles vertes - où l'on retrouve l'analogie symbolique des couleurs vert et rouge.
Les cornes, dans l'analyse contemporaine, sont considérées aussi comme une image de divergence pouvant, à l'égal de la fourche, symboliser l'ambivalence et, à ce titre, des forces régressives: le diable est représenté avec des cornes et des sabots fourchus. Mais, en revanche, elles peuvent aussi être un symbole d'ouverture et d'initiation, par exemple dans le mythe du bélier à toison d'or.
Le dieu Amon (en égyptien Amun ) a été, dans des temps encore plus reculés, représenté dans l'oasis de Siwa avec des cornes de bélier: c'est de là que certains fossiles, qui affectent la même forme, les ammonites (cornes d'Amon), tirent leur nom. Après une visite au temple de Siwa, Alexandre le Grand se présenta, muni de cette parure de cornes comme on peut le voir sur de nombreuses effigies, comme le "fils de Zeus-Amon".
Kernunnos : Sur le chaudron de Gundestrup, on voit Cernunnos assis en tailleur, qui tient d’une main le serpent à tête de bélier (symbole de la prospérité terrienne et de la force agressive),
Mercure : Mercure, dieu antique du Commerce et de l'Industrie, symbolise la prospérité et les métiers du négoce. Il tient à la main le caducée, en qualité de messager des dieux, et passe également pour le symbole même du profit, en tant que dieu des voleurs. Ses sandales et sa coiffe ailées indiquent sa rapidité. Sous le nom de Psychopompe ("conducteur des âmes"), il symbolise le voyage des âmes vers l'Au-delà ; sous celui Criophore ("portant un bélier"), il représente la quintessence du "bon berger".
Vache : Symbole du nuage des eaux célestes, la vache qui se défait au ciel se reforme sur la terre, grâce à la nourriture que la pluie rend abondante. Elle joue donc un rôle analogue à celui du bouc et du bélier célestes.
Alliance : Jean Daniélou, analysant le sens de l’Alliance, précise comment l’alliance est symbolisée par une victime partagée. Sur l’ordre de Yahvé, Abraham prend une génisse, une chèvre, un bélier, une tourterelle, un pigeon et les coupe en deux.
Serpent : Divinité des nuages et des pluies fertilisantes, le serpent s’annexe parfois les pouvoirs du bélier.- c’est le serpent criocéphale, fréquent dans l’iconographie celtique et surtout gauloise ;
Glouton : . Le t’ao-t’ie était un monstre anthropophage, tenant du hibou et du bélier, mais représenté peut-être aussi parfois sous la forme d’un double dragon stylisé.
Rouge : Ce rouge, on le voit, est matriciel. Il n’est licitement visible qu’au cours de la mort initiatique où il prend une valeur sacramentelle : les initiés aux mystères de Cybèle étaient descendus dans une fosse, où ils recevaient sur le corps le sang d’un taureau ou d’un bélier, placé sur une grille au-dessus de la fosse et rituellement sacrifié au-dessus d’eux, tandis qu’un serpent allait boire à même la plaie de la victime.
Balance : On peut souligner ici que le signe zodiacal de la balance est abordé à l’équinoxe d’automne ; à l’équinoxe de printemps commence celui du Bélier ; à ces dates, le jour et la nuit s’équilibrent.
Tête : Amon-Ra, le dieu égyptien, est représenté souvent le corps peint en vert, avec quatre têtes de bélier ; ce qui signifierait selon Champollion l’esprit des quatre éléments, l’âme du cosmos. Suivant Horapollon : deux têtes accouplées l’une d’homme, l’autre de femme, étaient en Egypte un symbole de protection contre les mauvais génies.
Constellation : Il préconisait de baptiser le Zodiaque par les noms des 12 apôtres (le Bélier s’appelant saint Pierre, le Taureau saint André, etc.)
Mystères romains : Nous remarquerons aussi qu’un dieu qui présidait à tous les commencements : Janus et qui a donné son nom à januarius, “ janvier ”, le premier mois de l’année qui voit la renaissance du Soleil, était honoré le 9 janvier, jour où le Rex Sacrorum, chef de la hiérarchie sacerdotale, au nom du roi, offrait à ce dieu un bélier. Or les attributions magiques de Janus montrent sa haute antiquité. On trouve sa louange en tête des fragments qui restent du vieux chant des étranges prêtres-danseurs de Rome, les saliens : “ Tu es sancus Janus ”.
Mystères des civilisations antiques : Ce monde virtuel où “ le dieu dort ”, ce monde des “ eaux abyssales ”, ce monde des poissons dont les prêtres portent les attributs sur le dos, car il est “ derrière le temps ”, au-delà ou en-deçà de l’humanité actuelle, est rendu réel par l’organisateur divin, le feu incarné depuis le commencement du monde, le “ divin bélier ”, l’étincelle solaire, l’énergie créatrice. Les symboles de cette incarnation de la flamme de l’eau primordiale correspondaient à des rites égyptiens qui, à notre avis, attestent l’influence de la cosmogonie sumérienne archaïque et permettent ainsi de résoudre l’énigme posée aux archéologues par la présence du monument mystérieux par excellence : le célèbre sphinx de Giseh.
Un héritage de Sumer : L’arbre sacré de Phtah
De même, dans la religion égyptienne, un autre héritage archaïque était sans doute l’adoration des arbres sacrés. A Memphis, on ne cessa jamais depuis les plus anciennes dynasties de rendre un culte à un arbre funéraire, au sud du temple de Phtah. Les divinités devaient y pourvoir en eau et en aliments les morts ensevelis sous leur protection. Ces croyances rappellent tout à fait les mythes sumériens de l’arbre “ planté sur les rives saintes de l’Euphrate ”, culte associé à celui du dieu En-ki et que l’on retrouve dans les tombes royales antédiluviennes de la ville d’Ur, avec l’image du bélier dont les pattes de devant sont attachées à un arbuste et qui évoque, très curieusement, le bélier “ pris dans le fourré ” de l’histoire biblique d’Abraham.
Tous ces faits archéologiques suffisent, pensons-nous, à justifier notre thèse d’une influence mésopotamienne archaïque sur la religion égyptienne et, par l’intermédiaire de celle-ci, sur les mystères des civilisations antiques, notamment sur les cérémonies initiatiques des sanctuaires de la Crète et de la Grèce. La transmission de ces conceptions cosmogoniques fondamentales s’est effectuée aussi bien à l’est, vers l’Inde, que dans le bassin méditerranéen. On en retrouve les traces jusqu’à une époque relativement récente. Nous n’en citerons qu’un curieux exemple, celui d’un ouvrage d’un grand érudit de la Renaissance : Scaliger. Celui-ci dans ses “ Remarques sur Manilius ” étudie trois sphères zodiacales qu’il nomme indienne, persienne et barbarique. Or, dans la sphère indienne, à la place occupée par le Capricorne, on trouve un bélier et un poisson, c’est-à-dire le symbole archaïque du dieu mésopotamien En-ki (Ea) qui dominait ainsi le signe zodiacal de la Nativité chrétienne et du dieu romain Janus, maître des portes de l’année, dont le double visage présidait aux cérémonies de l’initiation. Enfin, les témoignages unanimes des philosophes et des historiens de l’antiquité grecque et romaine, suffiraient, à eux seuls, à montrer que la première source des mystères doit être située en Mésopotamie et en Egypte.
C’est ainsi que Jamblique atteste que les mystères égyptiens et assyriens l’emportent sur les mystères grecs, grâce à leurs langues qui ont été données aux hiérophantes par les dieux eux-mêmes. Ce passage nous semble particulièrement important, car il nous permet de comprendre pourquoi Pythagore, Platon et les rois grecs, après avoir été initiés dans leur pays d’origine, devaient aller recevoir des connaissances nouvelles en des sanctuaires étrangers qui conféraient probablement certains droits politiques dans les cités où se tenaient les cérémonies des mystères.
Toutefois, il convient d’ajouter que les mystères antiques ont eu, en général, une autre source que l’influence mésopotamienne ou égyptienne. Cette seconde cause de leur formation a été l’ensemble des rites magiques archaïques locaux qui existaient, sans doute, en Grèce comme en Italie depuis la préhistoire, et qui ne devaient pas être très différents de ceux que nous pouvons observer maintenant dans les cérémonies d’initiation des sociétés secrètes primitives. Il semble, par exemple, que les mystères pélagiques archaïques ou ceux du culte dionysiaque présentent de nombreux points de ressemblance avec les rites africains que nous avons précédemment décrits. Là encore, selon le témoignage de Diodore de Sicile, nous retrouvons l’influence des forgerons initiateurs :
“ Quelques-uns rapportent que les Dactyles idéens habitèrent l’Ida de Phrygie et qu’ils passèrent avec Minos en Europe ; comme ils accomplissaient des prodiges, ils s’adonnèrent aux indications, aux initiations (télété) et aux mystères, et, étant demeurés à Samothrace, ils frappèrent de stupeur les habitants... Orphée devint leur disciple et, le premier, apporta chez les Hellènes les initiations et les mystères. ”
- bélier ” sumérien, lequel, dans sa manifestation ultérieure, devient l’animal fécondateur par excellence : le taureau, “ le père des semences ” qui, à Ur comme en Egypte, avec le culte d’Apis, est relié au thème mythique de la royauté divine.
Bélier
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Ardent, mâle, instinctif et puissant, le bélier symbolise la force génésique qui éveille l’homme et le monde et assure la reconduction du cycle vital, au printemps de la vie comme à celui des saisons. C’est pourquoi il allie la fougue et la générosité à une obstination qui peut conduire à l’aveuglement. Tel l’entendent bien les astrologues pour lesquels le signe du Bélier - qui franchit le soleil tous les ans le 21 mars, jour de l’équinoxe de printemps - est une représentation cosmique de la puissance animale, ou animante, du feu, à la fois créateur et destructeur, aveugle et rebelle, chaotique et prolixe, généreux et sublime, qui, d’un point central, se diffuse dans toutes les directions. Cette force ignée s’assimile au jaillissement de la vitalité première, à l’élan primitif de la vie, avec ce qu’un tel processus initial a d’impulsion pure et de brute, de décharge irruptive, fulgurante, indomptable, de transport démeusuré, de souffle embrasé. On est en présence, dit la tradition hermétique, d’un verbe dont les sonorités sont en rouge et or, en affinités astrales avec Mars et le Soleil. Un verbe essentiellement agressif qui correspond à une nature tumultueuse, bouillonnante, convulsive. L’astrologie assimile un caractère humain à chaque signe zodiacal, mais en précisant qu’il ne suffit pas d’être né dans le mois zodiacal, ni qu’il est nécessaire d’y être né pour ressembler au type de ce signe. Or, le type Bélier appartient au Colérique (émotif-actif-primaire) de la caractérologie moderne avec sa vitalité incandescente, son ardeur à vivre à bride abattue, dans le tumulte et l’intensité, les émotions fortes, les sensations violentes, les dangers, les prouesses, les chocs d’une existence suractivée.
Ces caractéristiques sont attestées de par le monde à travers de nombreux mythes, coutumes et images symbolisantes. Ainsi Amon, divinité égyptienne de l’air et de la fécondité, plus tard reconduit sous le nom de Jupiter-Amon, est-il représenté avec une tête de bélier, tout comme Hermès-Kriophore, ou porteur de bélier, qui était célébré dans un temple de Béotie pour avoir détourné une épizootie en portant un bélier sur ses épaules autour de la ville pour en écarter le fléau. Des rites pastoraux identiques faisaient adorer par les Doriens Apollon-Karneiros, dieu du bélier, également célébré à Sparte pour écarter les fauves, protéger les troupeaux, éduquer les bergers. Sans doute ces rites et croyances méditerranéennes sont-elles à l’origine du Christ bon pasteur et des nombreuses représentation chrétiennes de bergers portant un agneau ou un bélier sur leurs épaules. Le Bélier deviendrait alors une variante de l’Agneau de Dieu, qui s’offre à la mort pour le salut des pêcheurs, et le symbole non seulement du Christ mais des fidèles qui, après lui et en lui, acceptent la mort expiatrice, ceci dans une sublimation de la symbolique du feu, du sang et de la fécondité régénératrice.
On pourrait multiplier à l’infini les exemples. Ainsi Knoum, le Dieu potier qui, selon les croyances de l’Egypte ancienne, a modelé la création, est le Dieu bélier par excellence, le bélier procréateur. Des béliers momifiés ont été retrouvés en abondance. En eux résidaient les forces qui assuraient la reproduction des vivants ; leurs cornes entraient dans la composition de plusieurs couronnes magiques, propres aux dieux et aux rois, elles étaient le symbole même de la crainte qui rayonne du surnaturel.
Même symbolique au temps des Ptolémées chez qui, rapporte Jean Yoyote, un prêtre de Mendès, ayant dressé son image dans le temple du Bélier, seigneur de la ville et maître de fécondité, peut compter sur les pèlerins pour prier en sa faveur :
- O vous qui naviguez d’amont en aval pour venir voir les grands béliers sacrés, priez le Dieu en faveur de cette mienne statue.
De la Gaule à l’Afrique noire, de l’Inde à la Chine, même célébration de cette chaîne symbolique associant feu créateur, fertilité, et même, par le truchement de la vie principielle, immortalité.
Ainsi, dans les Veda, le bélier est-il en rapport avec Agni, régent du feu, et notamment du feu sacrificiel. Dans le Yoga tantrique le manipûra-chakra, qui correspond à l’élément feu a pour allégorie le Bélier. C’est enfin, selon la Bâskala-mantra Upanishad, sous la métamorphose d’un bélier que le sage Indra enseigne la doctrine de l’unicité du Principe Suprême:
Je me suis changé en bélier pour ton bonheur.
Tu est parvenu au chemin de la Loi, pour ton bien-être.
Accède donc à ma véritable nature unique.
Je suis la bannière, je suis l’immortalité,
Je suis le lieu du monde, ce qui fût, est et sera.
Le bélier est également la monture de la divinité hindoue Kuvera gardienne du nord et des trésors, ce qui n’est pas sans évoquer la Toison d’Or. Mais si les quêtes de la Toison d’Or sont surtout celles d’un trésor spirituel, c’est-à-dire de la sagesse, elles sont peut-être aussi des ordalies royales (Rammoux). Or dans la Chine ancienne, le bélier participait aux ordalies judiciaires, dans lesquelles il jouait le même rôle que la licorne. A la même époque et dans la même aire culturelle le bélier est aussi parfois la monture d’un immortel (Ko Yeou), voire, comme en Inde, la métamorphose de l’Immortel lui-même. Retenons, quant à l’Afrique noire, parmi d’autres témoignages, celui de Marcel Griaule, qui a vu représenté sur le mur d’un sanctuaire, le Bélier Céleste, divinité agraire, dominant un épi de maïs dressé et la queue terminée par une tête de serpent : symbolisme d’une vigoureuse fécondité.
Pour revenir à l’Europe signalons qu’on a trouvé en Gaule de nombreux chenets d’argile cuite et de pierre à tête de bélier, ce qui n’est pas sans relier le symbolisme igné de l’animal et la fécondité familiale. Après la Toison, c’est la Corne du Bélier qui se charge d’une valeur symbolique source d’innombrables coutumes, traditions et images dérivées du même symbolisme original, dont la plus vivace est sans doute la corne d’abondance. L’analyse et la psychologie moderne en savent l’importance, qu’évoque et résume ainsi A. Virel : le bélier générateur du troupeau, est aussi la machine qui permet d’abattre les portes et les murs des villes assiégées, donc d’ouvrir la carapace des collectivités. La forme en spirale de ses cornes ajoute encore une idée d’évolution et renforce la valeur d’ouverture et d’initiation évoquée par le V de toutes les cornes d’animal. Le bélier représente bien l’initiation : il est doué de verbe et de raison. Il symbolise la force psychique sacrée, la sublimation : il vole et sa toison est d’or. Sa force de pénétration est toutefois ambivalente : elle fertilise, blesse ou tue.
Le Bélier (signe zodiacal : 21 mars - 20 avril).
Le Bélier zodiacal correspond à la montée du soleil, au passage du froid à la chaleur, de l’ombre à la lumière ; ce qui n’est pas sans rapport avec les questes de la Toison d’or déjà signalées.
Il est le premier signe du zodiaque, se situant pendant les 30° à partir de l’équinoxe de printemps. La nature s’éveille ici après l’engourdissement de l’hiver, et ce signe symbolise avant tout la poussée du printemps, donc l’impulsion, la virilité (c’est le principal signe de Mars), l’énergie, l’indépendance et le courage. Signe positif ou masculin par excellence. Sa forte influence est défavorable aux femmes, quand il se trouve à l’orient au moment d’une naissance féminine.
Le signe du Bélier - que franchit le soleil tous les ans du 21 mars au 20 avril - est un symbole intimement lié à la nature du feu originel. Il est une représentation cosmique de la puissance animale du feu qui surgit, éclatant, explosif, au premier printemps de la manifestation. Il s’agit d’un feu à la fois créateur et destructeur, aveugle et rebelle, chaotique et prolixe, généreux et sublime, qui, d’un point central, se diffuse dans toutes les directions. Cette force ignée s’assimile au jaillissement de la vitalité première, à l’élan primitif de la vie, avec ce qu’un tel processus initial a d’impulsion pure et de brute, de décharge irruptive, fulgurante, indomptable, de transport démesuré, de souffle embrasé. On est en présence d’un verbe dont les sonorités sont en rouge et or, en affinités astrales avec Mars et le Soleil. Un verbe essentiellement agressif et hypermâle, qui correspond à une nature haletante, précipitée, tumultueuse, bouillonnante, convulsive. L’astrologie assimile un caractère humain à chaque signe zodiacal, mais en précisant qu’il ne suffit pas d’être né dans le mois zodiacal, ni qu’il est nécessaire d’y être né pour ressembler au type de ce signe. Or, le type de Bélier appartient au Colérique (émotif-actif-primaire) de la caractérologie moderne avec sa vitalité incandescente, son ardeur à vivre à bride abattue, dans le tumulte et l’intensité de son instinct, ses émotions fortes, ses sensations violentes, l’activisme de l’existence avec ses dangers, ses prouesses, ses chocs...
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Dans la symbolique astrologique , le bélier, ou mouton mâle, marque le commencement du zodiaque (voir Etoile). Dans l’ordre mésopotamien des signes célestes, celui-ci portait le nom de “ Travailleur salarié ”. La légende grecque décrit quant à elle le bélier comme un animal qui portait jadis la toison d’or et qui amena les enfants royaux Phrixos et Helle au pays de Colchide en leur faisant traverser la mer. En récompense, on le plaça parmi les étoiles, mais sa toison d’or resta dans le pays de Colchide, et c’est pourquoi sa constellation ne luit que faiblement dans le ciel. - Les astrologues rangent le Bélier, ainsi que le Sagittaire et le Lion, parmi les signes du feu ; Mars y a sa maison diurne : sa couleur correspondante est donc le rouge et son métal l’acier. L’améthyste est sa pierre précieuse. Les natifs nés sous ce signe, c’est-à-dire entre le 21 mars et le 20 avril, se caractérisent traditionnellement par des dispositions combatives, par un esprit de contradiction, par une inclination à se dépenser et à aimer ainsi que par un désir ardent de progrès. - Chez les Yorubas, un peuple d’Afrique occidentale (Masson 1998 :ce qui explique peut être le nom camp d’Affrique Leuque faisant référence à cette tribu), le bélier est le symbole et l’attribut du dieu du tonnerre Schango, du porteur de hache ; quant au tonnerre, il est interprété comme le bêlement assourdissant de l’animal. Le dieu de l’orage germanique Thor (Donar, en Germanie du sud) est également mis en relation avec le bélier, de même que le dieu égyptien Knoum et plus tard Jupiter Amon avec ses cornes de bélier ; l’Hermès des Grecs est parfois représenté comme porteur de bélier (Kriophoros) et par là comme un dieu berger. - Dans la symbolique psychanalytique, le bélier est, selon E. Aeppli - par analogie avec le taureau - un symbole des forces créatrices de la nature, mais davantage lié que le taureau aux problèmes de l’esprit. - Dans la Bible, le bélier prend la place d’Isaac lors du sacrifice que le patriarche Abraham s’apprêtait à commettre sur la personne de son fils. Rabbi Hanina ben Dosa raconte que “ pas un reste de l’animal n’a été sacrifié inutilement. La cendre (le brasier ?) était l’élément fondamental du feu qui flamboyait sur l’autel à l’intérieur du temple. Le bélier avait dix tendons. C’est pourquoi la harpe sur laquelle jouait David avait dix cordes. Avec sa toison on fit une ceinture à Elie. Quant aux deux cornes du bélier : le seigneur souffla dans la gauche sur le mont Sinaï, ainsi le son de la trompe devint de plus en plus fort (la trompe désigne l’instrument à vent schofar, fabriqué à partir des cornes du bélier). Mais la droite était plus grande que la gauche et c’est à travers elle qu’un jour, comme il a été écrit, le Seigneur soufflera pour rassembler tous ceux que l’exil aura dispersé. ” (voir Bouc)
BIPENE (HACHE DOUBLE)
La bipène (en grec labrys, d’après un mot issu de la langue antérieure au grec ancien) est constituée d’un manche autour duquel sont symétriquement attachées deux lames. Les charpentiers l’utilisaient comme outil, les ennemis des Grecs comme arme de guerre. Elle jouait notamment un grand rôle dans divers cultes. Il s’agissait probablement à l’origine d’une hache en pierre polie attribuée, selon R. von Ranke-Graves, à la déesse Rhéa ; elle fut ensuite usurpée par les dieux de l’Olympe et elle devint ainsi l’attribut de Zeus (le carreau de la foudre). Elle occupait auparavant une place importante dans le culte de la Crète minoenne : les spéculations sur la forme des deux lames, semblables à demi-lunes, laissent à penser qu’il s’agirait d’un symbole lunaire cherchant également à montrer le caractère à double tranchant de tout pouvoir. Le dessin de la double hache était gravé dans les pierres de taille des palais de la Crète ancienne, peut-être pour rappeler que ces bâtiments étaient protégés par les dieux. L’arme elle-même est sans doute originaire d’Asie mineure et on la retrouve souvent dans les mains des légendaires Amazones. Les recherches consacrées aujourd’hui à la femme et à la féminité ancienne ont établi un lien entre la bipène d’une part et les phases lunaires et le matriarcat d’autre part. La double hache fut ensuite utilisée lors des sacrifices d’animaux et, du temps des Romains, elle était considérée comme l’attribut du dieu-soldat Jupiter Dolichenus. Le dieu des morts étrusque Charun porte un insigne comparable qui est cependant plus proche du marteau. Certaines massues d’Afrique occidentale portée au cours de cérémonies et notamment lors des danses consacrées au dieu du tonnerre Shango (lien en correspondance avec le camp d'Affrique Leuque), rapellent également par leur forme les haches doubles des anciens cultes de la Méditerranée orientale. C’est aussi le cas d’un objet cultuel représentant le dieu de la foudre et du tonnerre, Xangô, lors du rituel afro-brésilien du Candomblé – la bipène en bois Oxé -, tandis que les cultes des Yorubas se perpétuent sous une forme un peu différente sur le continent américain.
Boiteux
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Lorsqu’ils ne sont pas unijambistes, les maîtres du feu et de la forge sont boiteux, pratiquement dans toutes les mythologies. Cette infirmité les fait participer de l’Impair avec toute l’ambiguïté - sacré gauche et sacré droit, divin et diabolique - que sous-entend ce mot. La perte leur intégrité physique est le plus souvent considérée comme le prix dont ils payent leur connaissance extra-humaine et le pouvoir qu’elle confère. - Héros ou/et voleurs, ils ont éveillé comme Prométhée la jalousie du Dieu suprême, qui les a marqués dans leur chair d’une sanction analogue au paiement d’une rançon. Tel est le cas, dans de nombreuses mythologies, de héros civilisateurs. Et pourtant numero Deus impari gaudet... (Dieu se réjouit de l’impair). Bien humain paraît, somme toute, ce Dieu qui jalouse celui qui le réjouit. Lesage a fait une malicieuse utilisation de ce symbole avec son Diable boiteux qui ne manque ni de vérité ni de subtilité.
Boiter est un signe de faiblesse, d’inachevé, de déséquilibre. Dans les mythes, légendes et contes, le héros boiteux suggère un cycle qui peut s’exprimer par la fin d’un voyage et en annoncer un nouveau. Le boiteux évoque le soleil déclinant, ou encore le soleil de la fin et du commencement de l’année (solstice d’hiver).
Quant Apulée décrit la Descente aux Enfers, il précise : Quant une bonne partie de la voûte infernale sera faite, tu rencontreras un âne boiteux chargé de fagots et un ânier qui boite comme lui. Qu’il s’agisse d’un dieu, d’un roi, d’un prince, d’un danseur ou d’un ânier, le symbole reste identique ; on le retrouve encore dans les danses à pas boités. Le boiteux exerce souvent le métier de Forgeron ; or, le forgeron exécute des glaives, des sceptres, des boucliers, symbolisant les membres du soleil, ses rayons. Oeuvre toujours inégale à celle d’un Dieu, d’un démiurge et du soleil.
Si le pied est un symbole de l’âme, un défaut dans le pied ou dans la marche révêle une faiblesse de l’âme. C’est d’ailleurs ce qui ressort de tous les exemples mythologiques et légendaires où se retrouvent des boiteux. Si Achille, sans être boiteux, est vulnérable au talon, c’est en raison de sa propension à la violence et à la colère, qui sont faiblesses de l’âme. Boiter, du point de vue symbolique, signifie un défaut spirituel. Ce défaut n’est pas nécessairement d’ordre moral ; il peut désigner une blessure d’ordre spirituel. C’est ainsi que la vision de Dieu comporte un danger mortel et peut laisser comme une blessure, symbolisée par la claudication, dans l’âme de ceux qui n’ont bénéficié qu’un court instant cette vision. C’est ce qui est arrivé à Jacob, à la suite de son combat héroïque avec Dieu. Il explique lui-même qu’il devint boiteux, parce qu’il avait vu Dieu: Genèse 32, 25-32
25 Voyant qu'il ne le maîtrisait pas (pouvait vaincre), cet homme le frappa à l'emboîture de la hanche; et l'emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu'il luttait avec lui.
26 Il dit: Laisse-moi aller, car l'aurore se lève. Et Jacob répondit: Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni.
27 Il lui dit: Quel est ton nom? Et il répondit: Jacob.
28 Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.
29 Jacob l'interrogea, en disant: Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Et il le bénit là.
30 Jacob appela ce lieu du nom de Peniel; car, dit-il, j'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée.
31 Le soleil se levait, lorsqu'il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche.
32 C'est pourquoi jusqu'à ce jour, les enfants d'Israël ne mangent point le tendon qui est à l'emboîture de la hanche; car Dieu frappa Jacob à l'emboîture de la hanche, au tendon.
Héphaïstos (Vulcain) est un dieu boiteux et difforme. Comme Jacob après sa lutte avec Yahvé, Héphaïstos est devenu boiteux après un combat avec Zeus pour défendre sa mère. Dans l’Olympe, il est le forgeron, le dieu du feu. Son infirmité n’est-elle pas le signe qu’il a vu, lui aussi, quelque secret divin, quelque aspect caché de la divinité suprême, ce dont il demeure éternellement blessé ? Ce qu’il a vu, n’est-ce pas le secret du feu, le secret des métaux, qui peuvent être solides ou liquides, purs ou alliés et se transformer en armes, aussi bien qu’en socs? Il a dû payer cette connaissance, ravie au ciel, de la perte de son intégrité physique. Dans beaucoup d’autres mythologies, nous retrouvons des dieux forgerons, Varuna, Tyr, Odin, Alfödr, les dieux qui connaissent les secrets du feu et du métal en fusion, les dieux magiciens ; ils sont boiteux, borgnes, manchots, estropiés. La perte de leur intégrité physique est comme le prix de leur science et de leur pouvoir, comme un rappel aussi du châtiment qui menace toute démesure. Prenez garde de ne pas mesurer de ce pouvoir magique : le Dieu suprême est jaloux, il laissera sur vous la marque de sa puissance, le signe que vous lui restez soumis.
La claudication symbolise la marque au fer rouge de ceux qui ont approché la puissance et la gloire de la divinité suprême, mais l’incapacité de rivaliser avec le Tout Puissant.
Calebasse
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Symbole féminin et solaire chez les Dogon, dont le système symbolique est à prédominance solaire. C'est un substitut du vase de terre cuite, matrice du soleil, autour duquel s'enroule la spirale de cuivre rouge à huit tours qui est le symbole de la lumière, du verbe, de l'eau, du sperme, des principes fécondants. Le bélier mythique, premier fils du soleil, porte entre ses cornes une calebasse, peinte de l'huile rouge du sa, qui n'est autre que la matrice solaire. Ce bélier, représentation du principe eau-terre, féconde la calebasse matricielle par un sexe érigé sur son front. Le Nommo, dieu d'eau, grand démiurge de la cosmogonie des Dogon, se présente parfois sur la terre sous la forme d'une calebasse. La famille des plantes associées au calebassier est liée aux notions d'espace, d'étendue et de commerce ; la calebasse est l'image du corps entier de l'homme, et du monde dans son ensemble.
Chaudron
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Le chaudron est un vaisseau de métal dans lequel on fait chauffer, bouillir ou cuire. Ce qu'on y fait, c'est avant tout le Bouillon et les confitures, mais aussi les cuisines magiques et démoniaques: d'où les chaudières du diable et les chaudrons de sorcières de nos légendes. Le chaudron, c'est aussi, chez les Celtes, l'équivalent de la Corne , du vase ou de la Jarre en d'autres lieux: c'est le chaudron d'abondance dispensant une nourriture inépuisable, symbole d'une connaissance sans limites.
La littérature celtique décrit trois types de chaudrons:
1) Le chaudron du Dagda, le dieu-druide, le Dieu Efficace-Seigneur de la science possédait comme arme une lance. C'est un chaudron d'abondance que personne ne quitte sans être rassasié. Il contient non seulement la nourriture de tous les hommes de la terre, mais toutes les connaissances de tout ordre. Kerridwen, la déesse des poètes, des forgerons et des médecins, possédait aussi son chaudron, qui était un centre d'inspiration et de pouvoirs magiques.
2) Le chaudron de résurrection dans lequel, selon le récit gallois du Mabinogi de Brawen, on jette les morts afin qu'ils ressuscitent le lendemain.
3) Le chaudron sacrificiel. Le roi déchu s'y noie dans le vin ou la bière, en même temps qu'on incendie son palais, lors de la dernière fête de Samain (voir nuit) de son règne.
On a affaire à trois variantes du même talisman divin, ancêtre et prototype du Saint-Graal. En Gaule, les témoignages tardifs des Scholies Bernoises (IXe siècle), recopiant presque certainement des sources antérieures perdues, mentionnent un semicupium dans lequel on noyait rituellement un homme, en hommage à Teutatès.
Précisons que le chaudron d'abondance de Dagda, le Dieu Efficace-Seigneur de la science, contient non seulement la nourriture matérielle de tous les hommes de la terre, mais toutes les connaissances de tout ordre. On peut ajouter également Kerridwen, la déesse des poètes, des forgerons et des médecins, possédait aussi son chaudron, qui était un centre d'inspiration et de pouvoir magiques.
La majorité des chaudrons mythiques et magiques des traditions celtiques (leur rôle est analogue dans les autres mythologies indo-européennes) ont été trouvés au fond de l'Océan ou des lacs. Le chaudron miraculeux de la tradition irlandaise, Murios, tire son nom de muir, la mer. La force magique réside dans l'eau ; les chaudrons, les marmites, les calices sont des récipients de cette force magique, souvent symbolisée par une liqueur divine, ambroisie ou eau vive ; ils confèrent l'immortalité ou la jeunesse éternelle, transforment celui qui les possède (ou qui s'y plonge) en héros ou en dieu.
Le chaudron, c'est le vase ting des Chinois, vase rituel où faire bouillir les offrandes, mais aussi les coupables - à titre de condamnation - et même les accusés - à titre d'ordalie. Le caractère ting et l'hexagramme du Yi-king qu'il désigne figurent expréssément la chaudière. Elle est, dit le Yi-king, symbole de bonheur et de prospérité: nous retrouvons la notion de chaudron d'abondance. Suivent des interprétations, en forme de proverbes, qui traitent de la discrimination du bien et du mal (par renversement de la chaudière), de l'échec ou de la réussite de la cuisson, laquelle apparaît comme une image du Grand Oeuvre alchimique: Quand la chaudière a un pied cassé, le bouillon du Seigneur se renverse. Or ce bouillon est la quintessence même de sa Vertu. Le premier chaudron tripode fut fondu par Jouang-ti, qui en obtint le pouvoir de divination, de fixation des cycles, et finalement l'immortalité. Les tripodes apparaissent en même temps que les sages ; ils disparaissent, si la vertu s'altère. Yu-le-Grand, organisateur de l'empire, fondit neuf chaudrons avec le métal apporté des neuf régions: ils symbolisaient l'union de ces neuf régions en leur centre (cinq étaient yang et quatre yin), donc la totalité du monde ; ils se déplaçaient seuls et bouillaient spontanément ; ils recevaient par le haut l'influence du Ciel. Lors de la décadence des Tcheou, les tripodes s'enfoncèrent dans l'eau, les vertus, les connaissances s'étant perdues. Le premier empereur, Ts'inche houangti, tenta d'en retirer un de la rivière Sseu: il en fut empêché par un dragon. Sa vertu n'était pas de celles qui permettent d'obtenir les chaudrons.
L'alchimie interne (nei-tan) fait du corps humain le chaudron tripode, où s'élabore l'élixir de l'immortalité. Plus précisément, le chaudron correspond au trigramme k'ouen, la Terre, le principe passif, le réceptacle: à la fois le champs de cinabre inférieur (hia tant'ien) et la base du symbolisme alchimique.
Le chaudron magique, dont le symbolisme s'apparente à celui du Mortier , joue un grand rôle dans les mythes et les épopées des peuples ouralo-altaïques, et de toute l'Asie chamanique. Kazan (Chaudron) est le nom de nombreux héros, les uns historiques, les autres légendaires, des peuples turcs ; ce fut aussi, à plusieurs reprises, un nom de ville: Kazan, capitale de la Horde d'or, Kazan des Tatares de la Volga, etc. Le géant Samïr-Kazan, ou Salir-Kazan, des Turcs Baraba et Tara, semble être le maître des eaux profondes et lutte, dans certaines versions, avec le héros Ak-Köbök, Ecume-Blanche. Dans l'épopée khirghize de Er Töshük, le héros est obligé par le Géant Bleu, (Masson : amon était représenté en bleu) maître du monde souterrain, de partir à la recherche du Chaudron magique à quarante anses, chaudron vivant, doué d'une âme, si assoiffé de sang qu'il dévore tous ceux qui osent l'approcher. D'après les traditions des savants, si l'on se réfère à l'avis des sages, une des anses de ce chaudron est un Dragon suceur de sang - une autre renferme les sept fléaux de Dieu qui embrasent le monde entier ; une autre anse se redresse et, à la furie qu'elle manifeste, ceux qui sont venus l'affronter ont pensé voir la mort en personne. C'est en définitive Tchal-Kouyrouk, le cheval magicien du héros qui sauvera son maître de cette épreuve, en plongeant pour attaquer et vaincre le Chaudron magique au fond du lac du Pays-sans-retour.
Le chaudron se retrouve dans maintes légendes helléniques: la cuisson dans un chaudron est une opération magique destinée à conférer à celui qui subit cette épreuve des vertus diverses, à commencer par l'immortalité. Dans tout cela, nous sommes en présence d'un mythe à caractère nettement initiatique, explicatif et interprétatif des périls qui menacent les enfants ou les adolescents, donc solidaire de pratiques très archaïques. D'autres légendes grecques, toutefois, présentent le passage dans le chaudron comme une sorte d'ordalie qui décidera de la nature divine du sujet: Quant à Thétis... désireuse de savoir si les rejetons qu'elle a eus de Pélée sont mortels, comme lui, elle les plonge dans une bassine ou un chaudron plein d'eau où ils périssent par noyade, ou, selon d'autres, dans un chaudron d'eau bouillante, dont, naturellement, ils ne se ressentaient pas mieux. Quant à Médée, enfin, elle faisait cuire le vieux Pélios dans un chaudron sous le fallacieux prétexte de lui rendre la jeunesse. Le chaudron symbolise le lieu et le moyen de la revigoration, de la régénérescence, voire de la résurrection, bref, des profondes transmutations biologiques. Mais l'ambivalence du symbole fait aussi du chaudron un prélude, par la mort et la cuisson, à la naissance d'un être nouveau.
Texte 2
L'un des plus anciens ustensiles culinaires connus, le chaudron a longtemps tenu une place prépondérante dans les divers rites qui accordaient de l'importance à la préparation des repas sacrés: repas au cours desquels s'accomplit le destin (c'est dans un chaudron, par exemple, qu'Atrée, le roi de Mycènes, fait cuire la chair de ses neveux pour en faire manger à leur père, son jumeau Thyeste), ou, plus généralement, repas qui sont une introduction à des cérémonies équivalentes à celles de la communion chrétienne. C'est ainsi qu'on connaît des chaudrons hindous ou chinois, le chaudron celte où bouillait le liquide de la prophétie (c'est après avoir bu trois gouttes du chaudron de la déesse-mère Cerridwenn que le jeune Gwyon-Bach est illuminé et devient le grand barde gallois Taliesin), ou les chaudrons de l'Edda où l'on préparait tous les jours la nourriture des nobles guerriers défunts. Les chaudrons qui servaient aux sacrifices et dans lesquels on recueillait le sang des victimes, passaient pour des chaudrons de régénération et étaient un symbole de renaissance (chaudron de Gundestrup au Danemark). Comme l'écrit Gilbert Durand: "Un symbolisme complexe sera donc l'apanage d'un ustensile universellement utilisé, si universellement valorisé. C'est ce que montre l'étude du Graal: à la fois plat chargé de nourritures d'un repas rituel, Vase de régénérescence redonnant vie au Roi pêcheur, enfin yoni, calice féminoïde où s'enfonce le glaive mâle et d'où ruisselle le sang." D'après les plus récentes recherches sur l'histoire des religions, il semble bien, en effet, que le thème du Graal ait un rapport avec celui du chaudron des Celtes, alors que le chaudron des sorcières, où bout leur brouet, est au contraire associé aux images de la mort et du Diable. - En Chine, le chaudron est d'abord un vase rituel (ting) où l'on prépare les offrandes et qui est associé à la notion de prospérité. Par extension de sens, le chaudron finit par rejoindre le domaine alchimique, dans un parallèlisme évident avec l'alembic de l'adepte occidental. Comme chez les Celtes, mais sans qu'il y ait apparemment aucun rapport, le chaudron est aussi instrument de divination (légende de Youang-ti), de même que d'immortalité.
Myth
La marmite du Père Suprême joue un rôle primordial dans la fête de l’Autre Monde. La littérature en offre plusieurs versions comparables. A la fête de Goibniou, le dieu du Monde Souterrain est le forgeron divin. Ceux qui mangent et boivent à sa table jamais ne vieillissent ni ne meurent. Il y a aussi le chaudron de Da Derga, qui bout en permanence pour les Irlandais. Le chaudron du Dagda, étant celui du Père Suprême, peut être considéré comme l’archétype de tous les autres.
Le chaudron du Dagda est une source d’abondance: “ Aucune assemblée ne partit jamais sans être rassasiée. ” Dans le récit de la Seconde Bataille de Mag Tuired, il est question d’une humiliation infligée au Dagda. Durant une trêve avec le Dagda, les Fomoires préparent pour lui un immense plat de porridge, sachant que c’était sa nourriture préférée. Leur intention était de le ridiculiser. Ils remplirent le chaudron avec quatre-vingts mesures de Lait frais, autant de farine et de graisse, ainsi que des chèvres, des moutons et des pourceaux. Ils firent ensuite bouillir cette mixture et la versèrent dans un trou creusé à même le sol. Ils ordonnèrent ensuite au Dagda de tout manger, sous peine de mort. Le dieu avala ce repas, racla les restes avec ses doigts, puis s’endormit. A son réveil, il vit une belle jeune fille mais ne put faire l’amour avec elle, tant son ventre était gonflé par le “ porridge ”.
Le chaudron de Gundestrup, récipient en argent de 36 cm de haut qui servait lors des fêtes rituelles, a été trouvé en cinq morceaux dans une tourbière du Jutland. Il existe également un chaudron de la Renaissance dans la littérature galloise, notamment dans l’histoire de Branwen, fille de Llyr. Les cadavres des guerriers morts sont placés dans un récipient sous lequel on allume du feu et, le lendemain matin, ils en ressortent aussi farouches qu’avant, à cette différence près qu’ils ne peuvent plus parler.
Le chaudron du récit est d’origine Irlandaise mais non pas le chaudron de la Renaissance bien que cette idée soit proche de la croyance Irlandaise qui consiste à ramener les morts à la vie en les plongeant dans un fossé rempli de lait, ou en le jetant dans un puits au-dessus duquel on psalmodiait des incantations.
GAULE Mythologie
Les comparaisons que l’on a pu faire entre le plus complet et le plus expressif des monuments religieux de la période indépendante, le chaudron de Gundestrup, et les plus anciens documents gallo-romains (le pilier des Nautes de Paris, la triade de Saintes, le pilier de Mavilly) ont permis de restituer un cycle mythologique gaulois. Le récit légendaire ainsi reconstitué met en scène une grande déesse-mère qui est le personnage principal et qui épouse successivement le dieu du ciel, Taranis, et le dieu de la terre, Esus (Masson : le mot Esus est si proche de Jesus !). Ce dernier apparaît, suivant les saisons, tantôt sous une forme humaine et sous le nom d’Esus, tantôt sous la forme d’un monstre hybride, moitié homme moitié cerf, Cernunnos. En tant qu’Esus, le dieu est celui de la végétation et l’époux printanier de la déesse-mère ; en tant que Cernunnos, il est le dieu des enfers, des morts et de la richesse. Il est devenu, à la fin de l’hiver, l’amant de la déesse-mère qui a quitté Taranis et ses chiens redoutables pour le rejoindre sous la terre. Encouragé et soutenu par la déesse-mère, le compagnon et protecteur d’Esus, le héros Smertrius, qui a été assimilé à l’Hercule romain, tue le molosse de Taranis, suivant un mythe qui rappelle le triomphe d’Héraclès sur le lion de Némée ou sur Cerbère. Pour se venger, le dieu du ciel envoie un autre chien contre la déesse-mère et la transforme, elle et ses deux acolytes, en trois grues. Celles-ci recouvrent la forme humaine grâce à Hercule-Smertrius qui sacrifie, pour assurer leur nouvelle métamorphose, les trois taureaux divins découverts par les Dioscures avec l’assistance d’Apollon. Smertrius aura également permis à Cernunnos, par le sacrifice d’un cerf, de revenir sous la forme humaine afin de retrouver la déesse-mère et de l’épouser.
Il s’agit là d’un cycle mythologique qui commandait les fêtes saisonnières, chacun des épisodes étant célébré à date fixe par des cérémonies religieuses. Quelques textes de la fin de l’Antiquité et du haut Moyen Âge renseignent sur les coutumes païennes des fêtes calendaires, notamment sur les déguisements en cerfs et en biches, ainsi que sur certains usages du folklore. Chacune de ces fêtes saisonnières correspondait à un épisode de la légende. Ainsi, la célébration de la descente de la déesse-mère et de ses compagnons aux enfers trouve son prolongement dans des usages locaux du réveillon de Noël, comme la “ nuit des Mères ” célébrée en Rhénanie au cours du haut Moyen Âge (la famille passait la nuit en réjouissances ; autour de la table de festin étaient ménagées trois places destinées aux mères pour qu’elles s’y asseyent et prennent part au festin). D’autre part, le sacrifice du cerf et le retour d’Esus sur la terre étaient célébrés par des mascarades et des danses, qui se sont d’ailleurs perpétuées jusqu’à nos jours dans les fêtes du carnaval : hommes et femmes se déguisaient en taureaux et en génisses, ou en biches et en cerfs, et se livraient à des danses plus ou moins lascives pendant des jours entiers. C’était pour célébrer la renaissance d’Esus. Il n’est pas jusqu’à l’hiérogamie d’Esus, succédant au sacrifice des taureaux et figurant sur le pilier des Nautes de Paris, qui ne trouve son correspondant inattendu dans les festivités, encore vivantes au début du XXe siècle, de la mi-carême parisienne, avec sa cavalcade, son bœuf gras et sa reine des reines.
Cette théorie nouvelle jette une vive lumière sur un grand nombre de figurations religieuses gauloises et gallo-romaines, et permet de retrouver la continuité du fonds celtique, car certaines représentations datant du premier âge du fer (Hallstatt) et du deuxième âge du fer (La Tène) se rapportent manifestement aux mêmes rites et aux mêmes usages : sacrifices de cerfs, représentés sur des situles hallstattiennes (seaux en bronze) d’Italie du Nord ; sacrifices de taureaux figurant sur des vases gravés de la zone hallstattienne ; rassemblements armés en l’honneur d’une grande déesse représentés sur le chariot de Strettweg (Carinthie) ; gravures du Val Camonica représentant Cernunnos. Tous ces éléments prouvent que les bases mêmes de la religion gauloise existaient dans le monde hallstattien et dans le monde de La Tène, bien avant l’époque gallo-romaine.
Enclume
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Chez les Bakita ou Banyoro (Nord-Est du Congo, en zone soudanaise), l’enclume est considérée comme une épouse du Forgeron. Elle est transportée à sa case et accueillie par sa première femme, avec le rituel réservé à l’intronisation d’une seconde épouse ; on l’asperge et on procède à des rites pour qu’elle ait beaucoup d’enfants. Elle s’apparente à la féminité, au principe passif, d’où sortiront les oeuvres du forgeron, le principe masculin. En grande Kabylie, l’enclume symbolise l’eau et elle est placée sur un tronçon de frêne ; le frêne représente la montagne, comme l’enclume représente l’eau. Battre l’enclume, c’est arroser la terre. Là encore, elle se révèle comme un principe passif à féconder. Le forgeron, comme la Foudre, sera le principe actif et fécondant.
Forgeron
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Des métiers liés à la transformation des métaux, celui de forgeron est le plus significatif quant à l’importance et à l’ambivalence des symboles qu’il implique. La forge comporte un aspect cosmogonique et créateur, un aspect asurique et infernal, enfin un aspect initiatique. Le premier forgeron est le Brahmanaspati védique qui forge ou plutôt soude le monde: son travail de forge est la constitution de l’être à partir du non-être. La fonte du métal (fondez l’univers et réformez-le équivalent du solve et coagula hermétique) est une notion taoïste essentielle : Le Ciel et la Terre sont la grande fournaise, la transformation est le grand fondeur, écrit Tchouang-Tseu. Chez les Montagnards du Sud-Vietnam, l’oeuvre de création est une oeuvre de forgeron : Bung prend un petit marteau et forge la terre ; il prend un marteau court et forge le ciel. Tian, la Terre, et Toum, le ciel, se marient... L’homme lui-même est parfois forgé, ou du moins ses os, ses articulations. Le forgeron primordial n’est pas le Créateur mais son assistant, son instrument, le fabricant de l’outil divin, ou l’organisateur du monde créé. Tvashri forge l’arme d’Indra, qui est la foudre ; de même Héphaïstos forge celle de Zeus ; Ptah, celle d’Horus ; les nains, le marteau de Thor ; l’engoulement, la hache de Könas. L’arme ou l’outil cosmogonique est le plus souvent la foudre, ou le tonnerre, symboles de l’activité céleste. En outre, le symbolisme de la forge est souvent lié à la parole ou au chant, ce qui nous introduit au rôle initiatique du métier, mais aussi à l’activité créatrice du Verbe. Toutefois la participation symbolique du forgeron à l’oeuvre cosmogonique comporte un danger grave qui est celui de la non-qualification, de la parole satanique, de l’activité défendue. En outre, le métal est extrait des entrailles de la terre ; la forge est en relation avec le feu souterrain ; les forgerons sont parfois des monstres, ou s’identifient aux gardiens des trésors cachés. Ils possèdent donc un aspect redoutable, proprement infernal ; leur activité s’apparente à la magie et à la sorcellerie. C’est pourquoi ils ont souvent été plus ou moins exclus de la société, et pourquoi en tout cas leur travail s’est généralement entouré de rites de purification, d’interdits sexuels, d’exorcismes.
Au contraire, en d’autres civilisations, le forgeron joue un rôle important: détenteur des secrets célestes, il obtient la pluie et guérit les maladies. Il est parfois l’égal du chef, ou du roi, le substitut de l’organisateur du monde. Ne dit-on pas de Gengis Khân qu’il était ancien forgeron ? Mais cet aspect du métier est lié à l’initiation. La forge, dit-on en Chine, entre en communication avec le Ciel ; la maîtrise du feu appelle la pluie, donc l’union de l’eau et du feu qui est le Grand Oeuvre alchimique. Si le poète taoïste Hi K’ang se livre au travail de la forge - et qui plus est sous un saule situé au centre de la cour de sa maison - ce n’est pas par distraction, mais sans doute pour obtenir, au pied de l’Axe du monde, la communication céleste. - Caïn fut peut-être le premier forgeron, Tubalcaïn l’est à coup sûr:
Genèse, 4, 20-22
20 Ada enfanta Jabal: il fut le père de ceux qui habitent sous des tentes et près des troupeaux.
21 Le nom de son frère était Jubal: il fut le père de tous ceux qui jouent de la harpe et du chalumeau.
22 Tsilla, de son côté, enfanta Tubal-Caïn, qui forgeait tous les instruments d'airain et de fer. La soeur de Tubal-Caïn était Naama.
Il est nommé l’ancêtre de tous les forgerons en cuivre et en fer. Son homologue chinois est Houang-ti, l’Empereur jaune, patron des forgerons, des alchimistes, des taoïstes. Son rival Tch’e-yeou est lui-même fondeur, mais fauteur de désordres. Les deux aspects du symbolisme se retrouvent ici, et avec eux les premières traces de confréries initiatiques: Tch’e-yeou forge des armes, instruments de troubles et de mort ; Houang-ti fond le chaudron de cuivre tripode qui lui vaut l’immortalité. D’autre part, la forge des épées est elle-même oeuvre d’initié: sa réussite - par la trempe et l’alliage - est une union de l’eau et du feu, du yin et du yang, reconstitution dans la perfection de l’unité primordiale. Son homologue exact est l’oeuvre alchimique: union de l’essence et du souffle, des trigrammes li et k’an, du mercure et du soufre, de la Terre et du Ciel. C’est bien effectivement le retour à l’état édénique, l’obtention de l’immortalité. Le forgeron Goibniu apparaît dans le grand récit mythique de la Seconde Bataille de Moytura. Aidé des dieux artisans, il forge les armes avec lesquelles les Irlandais remportent la victoire sur les Fomoire ou puissances inférieures et infernales. Il n’est nullement présenté sous un jour défavorable, mais il demeure d’importance secondaire dans le panthéon. César ne le cite pas dans la liste des cinq dieux principaux. Il est aussi le brasseur des dieux chargé de la fermentation de la bière.
Personnage énigmatique des cultures africaines, le forgeron est une figure centrale, campée au carrefour des problèmes que posent ces civilisations.
D’abord il est l’artisan qui fabrique l’outillage en fer dont cultivateur et chasseurs ont besoin: la vie laborieuse du pays dépend de son activité. - Puis il est le seul capable de sculpter les images des ancêtres et des génies qui seront les supports des cultes: il joue donc un rôle dans la vie religieuse.
Il est aussi dans la vie sociale le pacificateur ou le médiateur, non seulement entre les membres de la société, mais aussi entre le monde des morts et celui des vivants. Parfois associé du Démiurge, descendant du ciel les graines et les techniques, il devient le chef des sociétés initiatiques.
En raison de son caractère plus oumoins sacré, il détermine chez les autres des attitudes envers lui qui sont ambiguës ou ambivalentes. Il est tantôt méprisé et craint, tantôt respecté, à des rangs très variés dans les hiérarchies sociales ; il vit souvent à l’écart du village ou dans un quartier réservé, en compagnie de sa femme, la potière qui façonne les pots du soufflet.
L’art de travailler le fer est parfois considéré comme secret royale ou sacerdotal. On a vu des forgerons remplir de hautes politiques, notamment chez les Touareg où les chefs choisissaient des forgerons.
Dans la cosmogonie Dogon, le forgeron est un des huit génies (Nommo) ; il se brise les membres aux articulations, lorsqu’il descend brutalement sur terre avec une arche contenant des techniques, des graines ou semences, des ancêtres humains ou animaux. De là vient qu’il est souvent représenté Boiteux , comme l’Héphaïstos (Vulcain) des traditions grecques et romaines.
Dans l’ensemble, le forgeron apparaît comme un symbole du Démiurge. Mais, s’il est capable de forger le cosmos, il n’est pas Dieu. Doué d’un pouvoir surhumain, il peut l’exercer et contre la divinité et contre les hommes ; il est redoutable, à ce titre, comme un mage satanique. Sa puissance est essentiellement ambivalente ; elle peut être aussi maléfique que bénéfique. De là, la crainte révérencieuse qu’il inspire partout.
Foudre
Texte 1
Le foudre est une représentation de la foudre qu’on donne pour attribut à Jupiter (et à Indra), et qui consiste en une sorte de grand fuseau, au milieu duquel sortent plusieurs dards en zigzag. Au lieu d’un fuseau, c’est parfois un dard, un trident, ou tout autre forme d’instrument. Virgile décrit un dard enflammé lançant douze rayons, trois de grêle, trois de pluie, trois de feu, trois de vent: toutes les formes et la totalité de l’orage physique ou moral, que symbolise le ou la foudre. Les Cyclopes avaient façonné et poli en partie un de ces foudres que le Père des dieux (l’Ignipotent) lance si souvent de tous les points du ciel sur la terre... Ils y avaient ajouté trois rayons de grêles, trois de pluie, trois de feu rutilant et trois de rapide Auster; maintenant, ils mêlaient à leur ouvrage les éclairs terrifiants, le fracas, l’épouvante et la colère aux flammes dévorantes. La foudre manifeste les volontés et la toute puissance du dieu suprême. Dans cette notice, on ne distinguera pas deux symbolismes de la foudre et du foudre, celui-ci n’étant qu’une figuration de celle-là, feu céleste d’une violence irrésistible. Bipolaire, il symbolise de façon générale le pouvoir créateur et destructeur de la divinité, Civa et Vishnou dans l’hindouisme, Indra dans le védisme, qui réunit les deux valeurs, comme Zeus et Jupiter.
La foudre est de longue date considérée comme l’instrument et comme l’arme divins, notamment entre les mains de Zeus et d’Indra. La foudre est l’arme du Dieu du ciel. Dans toutes les mythologies, l’endroit où le dieu frappe la foudre est sacré, l’homme qu’il foudroie est consacré. Sorte de théophanie jetant l’interdit sur tout ce qu’elle atteint. En outre, les pierres de foudre d’origine néolithique, la hache de pierre de Parashu-Râma, le Marteau de Thor, sont les symboles de la foudre qui frappe et fend la terre. Au même symbolisme se rattachent les dieux Forgerons des T’ou-jen du Kouang-si du Tibet, des Dogon africains. Mais la hache ou le marteau de ces dieux ne brise pas seulement: ils façonnent et fertilisent. La foudre engendre et détruit à la fois, elle est vie et mort: c’est la signification du double tranchant de la hache, des deux extrémités du vajra (foudre) hindoue. La foudre est, d’une façon générale, le symbole de l’activité céleste, de l’action transformatrice du Ciel sur la Terre. Elle est d’ailleurs associée à la pluie, qui représente l’aspect nettement bénéfique de cette action.
Le Yi-king associe le tonnerre à la crainte, à la mesure et à l’équilibre qui en résultent. L’aspect de crainte destructrice est aussi celui de Rudra portant la foudre - et encore, si l’on veut, de Skanda, dont la foudre est l’attribut, et qui personnifie la guerre. Le tonnerre, dit Tchouang-tseu, sort des ruptures d’équilibre du yin et du yang. Par un choc en retour, de telles ruptures au niveau microcosmiques appellent le foudroiement spontané: ce fut le cas de Wou-yi, qui avait tiré sur le Ciel à coups de flèches. Les sociétés secrètes sanctionnent de la même façon certaines fautes. Il est dit en outre que l’orage empêcha Ts’in Che Houang-ti d’accomplir le sacrifice fong sur le T’ai chan: c’est la contestation formelle de sa vertu. Dans les trigrammes du Yi-king, tch’en, qui correspond au tonnerre, est l’ébranlement du monde et la nature: il est le signe du printemps. Dans une perspective du même ordre, le vajra hindou est, tant dans les textes classiques que dans le Tantrisme, identifié au phallus, producteur d’énergie créatrice. - En tant qu’instrument divin, le vajra correspond au Verbe, à l’intellect. Dans l’Inde comme au Tibet (où on le nomme dordje), il est la Méthode, opposée à la Sagesse ou à la Connaissance, que représente la clochette. La foudre du dieu védique Indra adopté par plusieurs divinités tibétaines. Symbolisant les principes masculins, la Méthode (par opposition à la clochette), il est confié au prêtre ou au magicien pour combattre les démons et les vices. Il est symbole de la puissance divine infinie, justicière et bénéfique. Indra est le Dieu porte-foudre:
Le libéral a pris l’arme de jet, le foudre:
il a tué le premier-né des dragons...
déjoué les artifices des maîtres d’artifices,
créant alors le soleil, le ciel, l’aurore,
tu n’as plus désormais rencontré de rival.
Le dragon se croyait l’égal du Dieu ; ce fut sa faute mortelle. Le dragon figure ici la sécheresse qu’Indra, libérant les eaux de son foudre, fait disparaître: il symbolise le principe de fécondité, source de sa royauté sur le monde. Le dragon est le feu desséchant ; la foudre le feu fertilisant.
Le vajra (foudre) est aussi diamant : l’éclair naît souvent, dans les légendes, d’un diamant ou d’une gemme, par exemple au Cambodge. Il est ainsi parfois, dans le Bouddhisme tantrique, l’image du monde adamantin ou de la connaissance, opposé au monde de la matrice ou des apparences, représenté par la clochette. Encore faut-il que le foudre sous l’aspect du double trident n’est pas particulier à l’Inde: on le trouve semblablement figuré dans le monde gréco-romain et le Proche-Orient, avec le sens évident du double pouvoir, créateur et destructeur. - Dans le domaine celtique la foudre est représentée doublement en Gaule: par le nom du dieu Taranis, tonnerre et par le maillet de Sucellus, bon frappeur, surnom fonctionnel du dieu du ciel. En Irlande, l’équivalent de ce maillet est la massue du Dagda, dieu bon, le dieu-druide par excellence, qui tue les gens par un bout et les ressuscite par l’autre. Il faut huit hommes ordinaires pour la porter et elle laisse une trace pouvant servir de frontière entre deux provinces. Elle symbolise de même le pouvoir créateur et destructeur de la divinité. - Selon les traditions amérindiennes: dans le Popol-Vuh, la foudre et l’éclair constituent la Parole de Dieu écrite, par opposition au tonnerre, Parole de Dieu parlée.
Selon un mythe Amuesha, rapporté par Lehmann-Nitsche, la foudre est le père du soleil (considéré comme femelle) et de la lune (considérée comme mâle). Dans ce mythe, caractéristique des enchaînements symboliques lunaires, la terre n’était alors peuplée que de jaguars et de grands lézards. Un lézard femelle, vierge, se promenant avec son frère, découvre de belles fleurs, qu’elle cache dans son sein. Aussitôt le ciel s’obscurcit, l’orage éclate, la foudre tombe. Quand la lumière revient, un arc-en-ciel, orné de ces mêmes fleurs, et le lézard femelle se trouve enceinte.
Le pouvoir générateur de la foudre est également attesté au Pérou par les coutumes entourant les pierres-bezoar. Pour la même raison, les concrétions du sable produites par la chute de la foudre étaient considérées comme des talismans d’amour. La foudre est liée à la divination : chez les Incas, les devins tenaient leur don du fait qu’ils avaient été frappés par la foudre. - En Afrique, la foudre est le fouet du démiurge Faro, dieu d’eau et organisateur du monde chez les Bambaras. Réciproquement, le fouet symbolise la foudre ou l’éclair. Pour les Dagara (Haute-Volta et Ghana), c’est le symbole du mâle pénétrant la femelle.
Mais, selon D. Zahan, la foudre, pour les Bambaras, est surtout une manifestation de l’esprit de Dieu, et finalement la matérialisation même de cet esprit; d’où l’association pierres de foudre-crâne.
Parmi les peuples altaïques, le tabou entourant les personnes foudroyées s’étend aux animaux: on ne mange pas la chair d’un animal frappé par la foudre. Parmi les Bouriates, les corps des animaux foudroyés sont exposés sur plate-forme en forêt, de la même façon que les corps des hommes. Les uns comme les autres appartiennent désormais au dieu du tonnerre qui viendra, dans la solitude, chercher leur âme. D’une façon générale, en Asie centrale, la foudre sacralise tout ce qu’elle touche. Les Bouriates enclosent d’une barrière la place où elle tombe, afin que les bêtes n’y aillent pas paître. Dans la vallée du Ienissei, on dit qu’il ne faut pas éteindre un incendie de forêt allumé par la foudre. Mais on offre surtout à la foudre, comme au tonnerre, des libations de lait et la croyance existe que le lait seul peut éteindre un incendie allumé par le ciel. Des coutumes analogues se retrouvent depuis le Caucase jusqu’en Mongolie. Elles sous-entendent l’idée d’un sacrifice du lait pour apaiser les dieux.
Les foudroyés vont au ciel, tandis que les autres hommes vont au monde du dessous, selon les conceptions de nombreux peuples altaïques. Pour les Ostiaks, d’après une information du XVIIIe siècle, ce privilège d’éternité ouranienne s’étend à tous ceux qui ont trépassé de mort violente. - Si la foudre symbolise l’intervention soudaine et brutale du ciel, son symbolisme, à cet égard, se distingue cependant de ceux de l’étoile et de la hache. La foudre est décharge violente d’énergie, l’étoile est énergie accumulée. L’étoile a la valeur d’une foudre fixée. La foudre est rapprochée de la hache, pierre à foudre. Mais la hache à main est symboliquement une foudre accumulée... La foudre serait une énergie explosive non accumulée, tandis que la hache représente au contraire l’énergie structurée... instrument de la création réfléchie du monde-alchimie dans laquelle est traditionnellement associé le coup de hache d’où naissent Pallas Athéné et la pluie d’or. La foudre, c’est la création qui surgit du néant à l’état encore chaotique ou qui s’anéantit dans un incendie d’Apocalypse.
Fourneau
Texte 1
Le symbolisme du four, du fourneau, dérive des rituels de la métallurgie, et plus généralement de ceux des arts du feu. La fonte, l'émaillage, la poterie, le Grand Oeuvre alchimique sont ou bien des mariages du yin et du yang, de l'eau et du feu, de la Terre et du Ciel ; ou bien des retours à la matrice, des régressions à l'état embryonnaire en vue d'une nouvelle naissance. Le fourneau est ce creuset où s'élabore l'union, le sein maternel, où se prépare la renaissance. Le nom de sein maternel était expressément donné au four des anciens émailleurs européens. On connaît des exemples chinois de sacrifice d'une femme, ou d'un couple, au Dieu du Fourneau, pour favoriser la fonte du métal.
Le fourneau des alchimistes chinois est en forme de sablier, de cônes opposés par le sommet, ce qui est la forme du mont Kouen-Loun, centre du monde, et aussi celle de la calebasse, image du cosmos. La substance y meurt pour renaître sous une forme sublimée. On trouve de la même façon, dans diverses légendes européennes, le thème de la régénérescence des vieillards ou de la guérison des malades par leur introduction dans un four. Il faut d'ailleurs parfois un miracle pour tirer les victimes de l'opération du mauvais pas où les a mises un forgeron imprudent. Le symbole n'en est pas moins constant.
On peut encore trouver une idée semblable dans le fourneau à encens de la Hong-houei, trouvé flottant sur une rivière, et revêtu des caractères Fant-ts'ing fouming (détruire l'obscurité, restaurer la lumière), où l'on brûle rituellement de la cire blanche, la restauration est ici, bien entendu, d'ordre initiatique. Le fourneau - ou le Mortier - flottant signifie la régénération du yang (LE CIEL) , tandis que l'eau (LE MAZELIN) - ou les grenouilles - s'échappant du fourneau (SORTANT DE LA GUEULE DU FOURNEAU) , telles qu'on les trouve en d'autres légendes, sont un débordement manifeste du yin (LA TERRE).
Texte 2
Le fourneau se présente surtout sous la forme d'un poêle ou d'un four, et possède de ce fait une signification symbolique multiforme. Ainsi, le poêle de l'Ancien Testament auquel le fer même ne peut résister, symbolise l'épreuve et le malheur. Mais, dans de nombreuses civilisations, il constitue le point de chaleur central de l'habitation, autour duquel les habitants de la maison se réunissent pendant les périodes froides de l'année, et sur lequel ils préparent leur nourriture. Il est l'endroit où se trouve le feu, c'est-à-dire l'énergie vitale, mais domestiquée et donc bien-faisante pour l'homme. D'autre part, sa concavité l'apparente, selon C.G. Jung, à un symbole maternel. Dans les contes (par exemple La Gardienne d'oies des frères Grimm), le fourneau répète tout ce qu'il est le seul à pouvoir entendre. Le four dans lequel Hansel et Gretel brûlent la sorcière doit se comprendre comme une image du bûcher sur lequel périssent habituellement les sorcières - de même que Jeanne d'Arc, jugée sorcière, hérétique et relapse - , afin que ne subsiste aucune trace de leur existence (on dispersait souvent leurs cendres dans les fleuves qui devaient les emporter). Seuls les serviteurs de Dieu peuvent résister au feu, comme le montre le Livre de Daniel dans l'Ancien Testament, où trois hommes, Sidrac, Misac et Abdénago, sont condamnés au bûcher par le roi Nabuchodonosor pour avoir refuser d'adorer la "statue d'or haute de 60 coudée" construite par ce roi: mais, par la grâce divine, le feu ne les atteint pas.
HACHE
Texte 1
Elle frappe et tranche, vive comme l’éclair, avec bruit, et parfois des étincelles. C’est sans doute ce qui l’associe dans toutes les cultures à la foudre, et donc à la pluie : ce qui conduit aux symboles de fertilité. Les exemples et développements de cette ligne symbolique fondamentale sont multiples.
Chez les Mayas comme dans le monde amérindien moderne, chez les Celtes comme dans la Chine des T’ang, la hache de pierre est appelée pierre de foudre : on dit communément qu’elle est tombée du ciel. Et réciproquement : la foudre, disent les Dogons et Bambaras du Mali est une hache que le dieu des eaux et de la fécondité lance du ciel sur la terre. C’est pourquoi les haches de pierre son recueillies dans les sanctuaires réservés à ce dieu, et utilisées dans des rituels saisonniers, ou pour combattre la sécheresse. On les dépose également dans les semences, pour que la force fécondante dont ces pierres sont chargées active la germination.
Ayant le pouvoir de faire venir la pluie, elle a aussi celui de la faire cesser, si celle-ci devient excessive : c’est, toujours en Afrique noire, ce qu’affirment les Azandé. Dans bien des légendes du Cambodge et des montagnards sudvietnamiens, la hache, étant l’arme du tonnerre, est emblème de force. Elle entrouvre et pénètre la Terre : c’est dire qu’elle figure son union avec le Ciel, sa fécondation. Elle fend l’écorce de l’arbre : c’est un symbole de pénétration spirituelle (jusqu’au cœur du mystère), ainsi qu’un instrument de la délivrance.
Si elle peut être symbole de colère, de destruction, comme c’est le cas dans l’iconographie civaïte, ce rôle peut cependant demeurer positif, quand la destruction s’applique à des tendances néfastes.
Par une sorte d’antiphrase fréquente dans les développements de la symbolique, ce qui sépare peut aussi unir : c’est ce qui paraît ressortir d’une très ancienne et importante coutume chinoise qui associe la hache aux cérémonies de mariage. Les jeunes gens n’ont pu s’unir qu’à condition d’appartenir à des familles différentes, suivant le principe de l’exogamie ; car plus encore qu’à fonder une famille, le mariage sert à rapprocher deux familles différentes. Ce rapprochement, dans les temps anciens, s’obtenait à l’aide de rites diplomatiques, d’où la nécessité d’employer un héraut, sorte d’entremetteur. La hache était l’emblème de ce héraut ; par elle, il détachait les rameaux de deux troncs et en faisait des fagots. Le thème des fagots liés revient fréquemment dans les chants de mariage.
L’ambivalence fonctionnelle devient totalement matérialisée avec la hache à double tranchant, qui est à la fois destructrice et protectrice. Son symbolisme qui rejoint la dualité mort-vie, ou dulaité des énergies contraires et complémentaires, rapproche cette hache bipenne du caducée, du vajra, du marteau de Thor ; et ce sont aussi les deux natures du Christ réunies dans la même personne.
Ce qui sépare est aussi ce qui trie, ce qui fait que, commentant les attributs symboliques des anges, le Pseudo-Denys l’Aréopagite écrit : les lances et les haches expriment la faculté qu’ils ont de discerner les contraires, et la sagacité, la vivacitée et la puissance de ce discernement.
Séparation, discernement, c’est aussi un pouvoir de différenciation, expressément exprimé dans la mythologie grecque : Athéna sort du cerveau de Zeus, ouvert d’un coup de hache. Pour ce psychologue, c’est le signe de l’intervention du milieu social sur la conscience individuatrice, réflexive, intervention extérieure nécessaire à la création individuelle.
Première arme-outils de l’homme, la hache est un centre d’intégration, l’expression d’une permanence, une foudre accumulée. (Cette interprétation selon laquelle la hache préhistorique serait un centre de l’univers vécu, un axe, rappelle qu’en anglais le mot hache se dit ax ; en latin escia)
Enfin la hache plantée au sommet d’une pyramide ou d’une pierre cubique à pointe, comme de nombreux documents maçoniques du XVIIe siècle en présentent des modèles, a été interprétée très diversement. Dans les perspectives décrites plus haut, elle se comprendrait très bien comme l’ouverture du centre, du coffret, du secret, du ciel, c’est-à-dire comme l’acte suprême de l’initiation, de la prise de conscience, qui se confond avec l’illumination. Par son tranchant, la hache de pierre a fait jaillir l’étincelle.
Texte 2
La hache est depuis l’époque néolithique l’un des outils que l’homme utilise le plus au combat comme au travail. Il est souvent difficile de la distinguer du marteau (ou masse d’armes) sur les images anciennes (par exemple sur les peintures rupestres), où elle apparaît comme l’arme qu’utilisent les dieux du ciel et du tonnerre pour combattre des forces ennemies. Comme la lame de la hache scintille souvent lorsqu’on en porte un coup, les dieux de l’orage ont souvent été associés à l’éclair et à la destruction des êtres démoniques (par exemple des géants). En Afrique, il n’est pas rare que le statut de chef de tribu et que le pouvoir en général soient symbolisés par une hache richement décorée, sans utlisation pratique apparente. Lors des sacrifices rituels des différentes civilisations de l’ère du bronze et du fer, on se servait d’une hache pour tuer les animaux de grande taille ; de là, elle est logiquement devenue le symbole du sacrifice d’être vivants ainsi que de la justice – comme par exemple chez les licteurs de la Rome antique. – A l’époque chrétienne, la hache devint le symbole ou l’attribut de Saint joseph (or on trouve un ermitage Saint joseph à Messein) et de Saint Boniface qui abattit à Geismar le chên consacré au dieu du Tonnerre Donar. Une hache posée au pied d’un arbre est par ailleurs un symbole du jugement dernier. – Il existe dans les pays d’origine germanique une coutume très ancienne qui consiste à jeter une hache pour marquer des frontières ou l’emplacement de terrains à construire ; cette coutume est rapprochée en Autriche de diverses légendes qui tournent autour de la figure de saint Wolfgang et de sa hache (wolfgangihackl). – Les martyrs exécutés à la hache comme Baranbé, Mathieu, Matthias ou Thomas Beckett, sont souvent représentés avec cet objet. – On rencontre également parfois le bipène (la hache double).
Marteau
Texte 1
Le maillet et le marteau sont, à certains égards, une image du mal, de la force brutale. Mais la contrepartie symbolique de cette interprétation est leur assimiliation à l’activité céleste, à la fabrication de la Foudre .
Le maillet est l’arme de Thor, dieu nordique de l’orage ; il a été forgé par le nain Sindri ; il est aussi l’outil de Héphaïstos (Vulcain), dieu boiteux de la forge. Etant assimilé au vajra (foudre), il est à la fois créateur et destructeur, instrument de vie et de mort. Symbole d’Héphaïstos et de l’initiation cabirique (métallurgie), le marteau représente l’activité formatrice ou démiurgique. Dans le cas où il frappe le ciseau, le maillet est la méthode, la volonté spirituelle actionnant la faculté connaissante, qui découpe en idées et en concepts et stimule la connaissance distinctive. Dans certaines sociétés, le marteau rituellement forgé est efficace contre le mal, contre les adversaires, contre les voleurs. Son rôle est de protection active et magique. Dans l’iconographie hindoue - au moins lorsqu’il est attribué a Ghantâkarma - il est aussi destructeur du mal.
Dans la mythologie japonaise, le maillet est l’instrument magique, avec lequel le dieu du bonheur et de la richesse, Daïkoku, fait surgir de l’or.
Le maillet du dieu gaulois Sucellus (bon frappeur probablement) ne peut être considéré que comme un substitut ou une forme continentale de la massue du Dagda irlandais. C’est par suite d’une incompréhension toute tardive, et surtout moderne, que l’on a fait de cette divinité le dieu des tonneliers, auquel cas le maillet et le dieu lui-même sont dépourvus de tout symbolisme et de toute efficacité. Mais, en fait, ce maillet, comme le massue, représente en mode celtique la puissance créatrice et ordonnatrice du dieu.
Il faut rapprocher du maillet de Sucellus et de la massue du Dagda le mell benniget (maillet bénit) breton, lourd marteau de pierre, ou boule de pierre. Au XIXe siècle encore, on le posait sur le front des agonisants pour leur faciliter le passage, l’envol de l’âme. C’est une tradition romaine que le Doyen du Sacré Collège, d’un coup de marteau en métal précieux ou en ivoire, frappe le front du Pape qui vient d’expirer, avant de proclamer sa mort.
En Europe du Nord, de nombreux maillets figurent sur les pierres à inscriptions runiques, dans les gravures rupestres, sur les stèles funéraires ; il tendent, semble-t-il à assurer le repos du défunt contre les assauts de ses ennemis. Dans les mariages, on porte des maillets pour éloigner du couple les puissances maléfiques et promettre à l’épouse la fécondité. Il se rattache ici à la symbolique solaire de la foudre.
On a découvert en Lituanie des vestiges d’un culte voué à un marteau de fer d’une taille extraordinaire. Lorsque Jérôme de Prague demanda aux prêtres de ce culte ce qu’il signifiait, ils répondirent: Jadis, on ne vit plus le Soleil durant plusieurs mois ; un roi très puissant l’avait capturé et emprisonné dans la forteresse la plus inexpugnable. Mais les Signes du Zodiaque vinrent au secours du Soleil ; ils brisèrent la tour avec un très gros marteau, ils libérèrent ainsi le Soleil et le rendirent aux hommes ; cet instrument mérite donc la vénération, par lequel la lumière fut rendue aux mortels. Le marteau symbolise dans ce mythe le tonnerre, grondant au milieu d’épaisses couches de nuages, avant que l’orage et la pluie dégagent le ciel et que le soleil reparaisse. Il symboliserait plutôt le tonnerre grondant que l’éclair fulgurant. D’après une autre légende lituanienne, les marteaux de fer sont les instruments avec lesquels les dieux favorables aux humains brisent au printemps les épaisseurs de neige et de glace. Ce sont les mêmes images d’épaisseur de nuages au ciel, de glace et de neige sur terre et sur mer, qui se présentent ici pour indiquer la puissance divine que doit avoir le marteau, destiné à les briser et à les dissiper.
Selon la symbolique maçonnique : le maillet est le symbole de l’intelligence qui agit et persévère ; elle dirige la pensée et anime la méditation de celui qui, dans le silence de sa conscience, cherche la vérité. Vu sous cet angle, il est inséparable du Ciseau qui représente le discernement, sans l’intervention duquel l’effort serait vain sinon dangereux. Ou bien encore, le maillet figure la volonté qui exécute: il est l’insigne du commandement, que brandit la main droite, côté actif, se rapportant à l’énergie agissante et à la détermination morale dont découle la réalisation pratique. C’est le symbole de l’autorité du Maître au cours de tenues maçonniques.
Oie
Texte 1
Lorsqu’en Chine, dans la littérature ou la peinture, il est fait allusion aux oies, c’est toujours aux oies sauvages ; il en est de même des canards. La primauté symbolique donnée aux animaux sauvages sur les animaux domestiques remonte aux époques archaïques. Ainsi, l’oie devenue de nos jours le symbole de la fidélité conjugale était, au commencement, un signal, un message pour faire comprendre à une jeune fille choisie par un jeune homme qu’elle devait, devant le présent d’une oie qui lui était fait, mettre un terme aux résistances de la pudeur sexuelle, à l’exemple de ces animaux au début du printemps.
Dans le Che-King ou Livre des Odes, recueil de chansons populaires et de chants religieux, dont les plus anciens semblent remonter au début du VIIe siècle avant notre ère, l’oie sauvage est souvent prise comme thème.
Voici un poème de Lu-Kuei-meng, de la dynastie des Tang, dans lequel le poète s’émeut des embûches qui se dressent sur le parcours des oies :
Oie sauvage
Longue est la route du Nord au Midi.
Des milliers d’arcs sont tendus sur son trajet.
A travers la fumée et la brume,
Combien de nous atteindront Hen-Yang ?
La migration d’une région à une autre est, comme le passage d’un foyer à un autre, pleine de surprises et d’embûches.
En littérature, lorsque les Chinois citent les oies sauvages pleurant, ils font allusion aux réfugiés, aux hommes obligés de quitter leur province.
Lorsque les Pharaons furent identifiés au soleil, leur âme fut représentée sous la forme d’une oie, car l’oie est le soleil sorti de l’œuf primordial.
En Egypte, les oies sauvages étaient aussi, comme en Chine, considérées comme des messagères entre le ciel et la terre. L’avènement d’un nouveau roi était annoncé, entre autres cérémonies, par un lâcher de quatre oies sauvages aux quatre coins de l’horizon : Hâte-toi, disait-on, vers le Sud et dis aux dieux du Sud que le pharaon un tel a pris la Double Couronne. On répétait la formule pour chacun des points cardinaux.
En Afrique du Nord, c’est une coutume encore observée de sacrifier une oie, en tant qu’animal solaire, en la période critique du changement d’année.
A Rome même, les oies sacrées, que l’on élevait autour du temple de la déesse Junon, avaient comme une mission d’avertisseuses ; elles étaient censées pressentir le danger et donner l’alarme. Elles se distinguèrent notamment, en 390 avant J.-C., en poussant des cris lorsque les Gaulois tentèrent, une nuit, de prendre d’assaut le Capitole.
Dans le rituel du sacrifice du cheval et de l’ascension chamanique dans l’Altaï, rapporté par Radlov, l’oie sert de monture au Chaman pour poursuivre l’âme du cheval. C’est souvent une oie, et non un cheval, qui sert de monture au Chaman altaïque, pour son retour des Enfers, après sa visite au Roi des Morts.
En Russie, en Asie Centrale et en Sibérie, le terme d’oie est utilisé métaphoriquement pour désigner la femme désirée.
Dans la tradition celtique continentale et insulaire, l’oie est un équivalent du cygne, dont la lexicographie ne la distingue pas nettement. Considérée comme une messagère de l’Autre Monde, elle fait l’objet, chez les Bretons, d’un interdit alimentaire, en même temps que le lièvre et la poule. César, qui rapporte le fait dans le De Bello Gallico ajoute que ces animaux étaient élevés pour le plaisir (voluptatis causa), mais il n’a pas compris pourquoi.
Le jeu de l’oie, si familier dans les souvenirs d’enfance, a fait l’objet d’une interprétation ésotérique, qui le considère comme un labyrinthe et un recueil des principaux hiéroglyphes du Grand Œuvre. Les Contes de ma mère l’oie ont été aussi interprétés comme des récits hermétiques.
Texte 2
L’oie apparaît souvent comme une sorte de petit cygne ; elle est associée, la plupart du temps, au monde féminin et domestique. Les oies grises et les oies des moissons étaient attrapées, dans l’Antiquité, à l’aide de cordes. Les Egyptiens commencèrent très tôt à en faire l’élevage. Elle ne tarda pas à être utilisée en Grèce comme objet de sacrifices et elle était également appréciée pour son duvet et sa viande bon marché, cependant que les Romains la gavaient et que son foie constituait un mets très recherché. Sa chair était censée accroître le désir et on prêtait à sa bile des vertus aphrodisiaques. Cet animal était associé à Vénus (Aphrodite) et à Mars (probablement en raison de l’épisode des oies du Capitole), à amour (Eros) et au dieu phallique de la Fécondité, Priape.
- Dans l’Egypte ancienne, l’oie était l’emblème de l’âme du pharaon et servait de messagère entre le pouvoir temporel et les différents dieux. En Inde, selon certaines versions mythiques, la grande oie Hamsa couvait l’œuf cosmique à partir duquel se manifestait le monde, aussitôt que cet œuf apparaisait à la surface des Eaux primordiales. L’oie était alors la figuration du souffle principiel qui infusait la vie dans la substance matérielle encore à l’état de germe. – Les chamans des tribus sibériennes étaient fascinés par le vol des oies sauvages : lorsqu’ils étaient en transe, ils avaient l’impression de s’envoler avec ces oiseaux et imitaient leur cri (ce même cri a sans doute aussi contribué à l’image de la chasse sauvage dans les airs). – L’oie domestique, qui enrichissait autrefois les repas de fête hivernaux des bourgeois et des paysans, a fait l’objet de diverses légendes – en particulier celle de saint Martin qui refusa par modestie de se faire sacrer évêque et alla se cacher au milieu des oies ; leur cris ne tardèrent pas cependant à trahir sa présence. Lorsque les hommes mangent l’oie de la Saint-Martin, ils commémorent, au moins pour partie, cet épisode en sacrifiant symboliquement les oies qui avaient trahi le saint. La volubilité de l’oie en a fait le symbole des vieilles personnes bavardes. Dans le Bestiaire médiéval d’Unterkircher, les oies domestiques sont associées à la vigilance tandis que les oies sauvages, au plumage gris, correspondent aux personnes pieuses qui se tiennent à l’écart de l’agitation du monde et portent la robe grise de la pénitence : Les oies domestiques, en revanche, peuvent être blanches ou de diverses couleurs et elles ressemblent aux habitants des villes vêtus de toutes les couleurs. Elles poussent leur cri perçant dans les rues des villages comme le font les hommes qui aiment à se retrouver pour se consacrer au bavardage et à la médisance. – L’oie intervient souvent dans les contes et les locutions populaires, cependant que les enfants jouent encore de nos jours au jeu de l’oie qui semble être le résidu d’un ancien jeu initiatique lui-même relié au thème du labyrinthe.
Masson 2007 : L’oie dont l’importance a été signalée dans l’étude du Val de la Natagne fait référence à la constellation de Persée qui est en effet à proximité de celle du Bélier.
ROUE
Texte 1
La roue tient de la perfection suddérée par le cercle, mais avec une certaine valence d’imperfection, car elle se rapporte au monde du devenir, de la création continue, donc de la contingence et du périsable. Elle symbolise les cycles, les recommencements, les renouvellements. Le monde est comme une roue dans une roue, une sphère dans une sphère, selon la pensée de Nicolas de Cuse.
La roue est un symbole privilégié, comme l’aile, du déplacement, de l’affranchissement des conditions de lieu, de l’état spirituel qui leur est corrélatif.
C’est un symbole solaire dans la plupart des traditions : roues embrasées dévalant des hauteurs du Solstice d’été, processions lumineuses se déroulant sur les montagnes au Solstice d’hiver, roues portées sur des chars à l’occasion des fêtes, roues sculptées sur les portes, roue de l’existence, etc. De très nombreuses croyance, formules, pratiques associent la roue à la structure des mythes solaires.
Dans l’inde, par exemple, les Sept attellent le char à la roue unique : un coursier unique au septuple nom meut la roue au triple moyeu, la roue immortelle que rien n’arrête, sur laquelle reposent tous les êtres. Symbole cosmique en même temps que solaire chez les Celtes comme chez les Indiens. Mag Ruith est le mage des roues magus rotarum ; c’est à l’aide de roues qu’il prononce ses augures druidiques. Il est aussi seigneur, maître des roues, petit-fils du roi universel. C’est l’équivalent du çakravarti, celui qui meut la roue. Le détenteur de la roue, en Chine, a en son pouvoir l’empire céleste.
Mais comment expliquer cette constance du symbole dans la plupart des cultures ?
Le symbolisme très répandu de la roue tient à la fois à sa disposition rayonnante et à son mouvement.
Le rayonnement de la roue fait qu’elle apparaît comme un symbole solaire. Elle est liée à Apollon, ainsi qu’à la foudre et à la production du feu. Le chakra est un attribut de Vishnu, lequel est un âditya, un soleil. Toutefois, ce chakra est un disque plutôt qu’une roue.